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Le Vortex, un village olympique au service de l'éducation

OIS/IOC
Date
15 janv. 2020
Tags
Actualités Olympiques, Lausanne 2020, JOJ
A côté des compétitions auxquelles ils prennent part, les athlètes bénéficient d'ateliers et d'activités pour apprendre à gérer leur future carrière de sportif entre médias, santé et dopage.


En arrivant devant l'entrée du Vortex, le bâtiment de huit étages impressionne autant que ses façades bariolées. Des drapeaux des différentes nations de ces Jeux olympiques de la Jeunesse égaient de toutes leurs couleurs la pâle lumière hivernale. C'est ici, au centre du campus universitaire de l'UNIL, que vibre le cœur de Lausanne 2020. C'est ici que la majorité des 1872 premiers athlètes présents – certains sont logés à Saint-Moritz et une seconde vague d'athlètes arrivera en fin de semaine – ont pris leurs quartiers le temps de disputer leurs épreuves. 

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A l'intérieur du complexe cylindrique de 1800 lits, appelé dans un futur proche à accueillir des étudiants de l'Université,  la vie olympique bat son plein. Entre les athlètes, les membres du staff, les bénévoles ou encore les visiteurs, c'est une véritable fourmilière qui ne perturbe toutefois pas la quiétude des sportifs qui profitent des nombreux aménagements qui leur sont réservés. Au milieu de la pelouse, on y retrouve notamment le Yodli Café, une tente transparente où seuls les athlètes peuvent accéder. Dans ce lieu, ils peuvent prendre un verre – toujours sans alcool, ils sont mineurs –, tester un jeu de réalité virtuelle, s'amuser à des exercices d'équilibre, suivre les compétitions de ces JOJ en direct sur un écran géant ou profiter d'échanger avec des sportifs de renom qui viennent lors de cinq soirées partager leurs expériences.

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Mi-compétition, mi-éducation

Dans l'enceinte, tout est fait pour que les jeunes athlètes vivent une véritable expérience. "Les Jeux olympiques de la Jeunesse sont 50% de compétition et 50% d'éducation", explique Olivier Mutter, responsable du programme éducatif de Lausanne 2020. "Les piliers culturel et éducatifs sont très importants et il est nécessaire de les préparer à leur futur vie d'athlètes." Pour ce faire, plusieurs ateliers entrant dans le programme "Athlete365" ont été créés.

Le premier nommé "Awareness" (savoir) a pour but de sensibiliser les jeunes athlètes sur les enjeux d'une carrière sportive. Dans une grande salle conviviale, propice aux échanges et où se trouvent également un babyfoot ou un jeu d'air-hockey, les sportifs en herbe peuvent s'informer sur l'éthique sportive ou encore le dopage. L'AMA (Agence mondiale antidopage) y possède notamment un stand. C'est là aussi que se trouve le plateau d'Olympic Channel qui diffuse chaque soir un rendez-vous avec des jeunes athlètes pour leur apprendre à gérer les médias et les caméras.

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Gérer les réseaux sociaux

Il suffit d'ouvrir la porte en bois qui jouxte la salle "Awareness" pour entrer au "Media Lab" qui permet aux athlètes de créer et produire leur propre contenu vidéo. Ici, 35 appareils photos et caméras sont à leur disposition. Les bénévoles présents les aident à créer du contenu attractif pour leurs réseaux sociaux. "On reçoit environ 70 athlètes par jour. Ils sont très intéressés par les nouvelles technologies", mentionne un collaborateur. Chaque semaine, la plus belle story est d'ailleurs récompensée pour stimuler la créativité des apprentis sportifs. Celui ou celle qui réalise la plus belle vidéo rentre au pays avec une caméra de premier ordre.

Le complexe comprend aussi un centre médical. Des médecins, un chiropracteur, des physios et même un dentiste se partagent une large pièce où se trouve également une petite salle de gymnastique. Les athlètes peuvent venir consulter comme bon leur semble et également poser toutes les questions qu'ils souhaitent, puisque le lieu est avant tout une zone d'éducation.

Santé, prévention et information

L'activité principale du Vortex se concentre au "Health of Performance" (Santé pour la Performance). "Dans ce lieu, nous voulons faire passer deux messages. Le premier a pour but de faire connaître aux athlètes leurs points forts et faibles physiques afin de progresser et éviter les blessures. Le second concerne la prévention  et l'information", reprend Olivier Mutter.

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Diverses activités offrent ainsi aux athlètes d'évoluer dans un cadre ludique. Divers tests de mobilité articulaire, de mouvement et d'équilibre, et même un jeu de saut à ski virtuel, vont ainsi permettre aux jeunes sportifs d'obtenir des recommandations d'entraînements personnalisés. "Grâce à ce système, qui met en exergue les déséquilibre du corps, les jeunes athlètes vont apprendre à travailler correctement", enseigne Stéphane Maeder, spécialiste du mouvement du sport. "Ils doivent notamment comprendre que la limite n'est pas physique mais technique. Pour progresser, il faut avant tout privilégier la qualité et donc, la technique et la liberté de mouvement, à la haute quantité et aux grosses charges."

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Face aux commotions cérébrales et aux harcèlements

Au centre "Health of Performance", toute une partie est également consacrée à la prévention. Des petits clips vidéos amusants présentent divers sujets: de la nutrition au stress en passant par la fatigue ou les blessures. Parmi les thématiques, deux sont mises en valeurs. La première, le harcèlement, à travers une série d'extraits de films et un petit questionnaire. "Le but est que les jeunes athlètes reconnaissent tout harcèlement dans sa forme globale et particulièrement la violence psychologique. Nous devons leur donner les outils pour qu'ils comprennent ce qui est normal ou non", mentionne Stéphane Tercier, chirurgien pédiatrique et responsable de consultation AdoSport au CHUV. 

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La seconde thématique se concentre sur les commotions cérébrales, de plus en plus nombreuses dans le sport. Un jeu de réalité virtuelle, accompagnant le snowboardeur Pat Burgener dans un halfpipe, illustre le chapitre. "Nous utilisons nos ambassadeurs pour transmettre un message médical aux jeunes qui sont plus enclin à écouter une personnalité qu'ils connaissent qu'un médecin."

Quel que soit l'activité ou l'atelier, le but est "d'apprendre en jouant", analyse Olivier Mutter. "Notre objectif est que les athlètes repartent de Lausanne avec deux ou trois notions supplémentaires afin de pouvoir gérer leur carrière de sportif, surtout vis-à-vis de leur santé et de la gestion des médias." 

Ces jeunes talents ont tout en main pour briller dans le futur, ils ne le restent plus qu'à s'entraîner et appliquer les précieux conseils pour viser les étoiles et rêver de médailles olympiques.

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