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Date
11 juin 2010
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Le totem haïda érigé dans le parc olympique


Il a trôné fièrement sur le parvis du Musée Olympique entouré des huit majestueuses colonnes en marbre de Thassos. Il était venu du Canada l’automne dernier et son créateur, le sculpteur haïda Jim Hart, avait mis la dernière touche finale à quelques heures du vernissage de l’exposition Vancouver 2010. Développement durable et traditions vivantes.

Ce mat totémique, emblème des XXIes Jeux Olympiques d’hiver à Vancouver et du programme éducatif et culturel mis sur pied à cette occasion, ne finira pas dans un dépôt. Il a désormais trouvé sa place non loin de la fontaine et du sentier qui serpente depuis le quai jusqu’au parvis.


En bois de cèdre rouge, le totem avait quitté l’île d’Haïda Qwaii en Colombie britannique pour être acheminé à Vancouver, puis en Suisse par la voie des airs. Terminé le 14 octobre 2009, il a été érigé lors d’une cérémonie rituelle en présence de l’artiste et de membres de sa communauté. L’œuvre fait référence à l’eau, à la terre et à l’air et nous connecte au monde des esprits. Elle exprime le désir de Jim Hart de faire connaître la culture haïda aux «gens de l’extérieur» et peut être considéré comme un symbole de bienvenue, une magnifique invitation au dialogue et au partage.

Figurent sur sa face sculptée, un aigle, symbole très respecté chez les Haïdas car il est capable de monter plus haut, d’atteindre d’autres sommets, un épaulard, roi des mers, inspirant respect mêlé de crainte, un ours brun dont le ventre est symbolisé par une ouverture évoquant le retour possible dans le ventre maternel, la recherche de sécurité et, à la base, un saumon, représentant le cycle vie et rappelant que ce poisson a longtemps été la ressource essentielle des Premières Nations.

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