skip to content
© Getty Images

Le « Team Event » en ski alpin, nouvelle épreuve olympique spectaculaire !

Parmi les nouvelles compétitions qui auront lieu à PyeongChang 2018 (avec le double mixte en curling, le Big Air en snowboard et le départ groupé en patinage de vitesse), la compétition par équipes nationales en ski alpin promet d’offrir un spectacle magnifique et inédit au Jeux pour ce sport traditionnellement individuel !

Le 8 juin 2015 à Lausanne, la Commission exécutive du CIO a arrêté le programme définitif des Jeux d’hiver de PyeongChang 2018. Plusieurs nouvelles épreuves ont été ajoutées, et parmi elles, la compétition par équipes nationales de ski alpin (ou « National Team Event »). Comme le double mixte en curling, le Big Air en snowboard ou les courses de patinage de vitesse en départ groupé, elle s’inscrit dans le droit fil des réformes engagées dans le cadre de l'Agenda olympique 2020.

La compétition par équipes nationales est une épreuve particulièrement spectaculaire et parfaitement mixte. Là où tous les skieurs diront que leur sport est avant tout une « discipline individuelle », ils changent ici de décor, ils travaillent, se motivent et gagnent en équipe, le résultat étant la somme de leurs efforts conjugués.

IOC/Simon Bruty

Pour constituer le tableau éliminatoire du « Team Event » qui ne peut pas comporter plus de seize équipes, on utilise le classement FIS des nations. La compétition démarre avec les huitièmes de finale. La nation classée n°1 affronte celle qui occupe le 16e rang, la n°2 est opposées à la 15e, la n°3 à la 14e et ainsi de suite. Les huitièmes sont suivis par les quarts de finale, les demi-finales, le match pour la médaille de bronze et la grande finale.

20 à 25 secondes à fond dans un slalom parallèle

La compétition elle-même est organisée en slalom parallèle. Deux parcours identiques, le bleu et le rouge, piquetés de portes de slalom géant (deux piquets reliés par un fanion) espacées d’environ 10 m, pour une descente nerveuse n’excédant pas 25 secondes. Les équipes nationales sont constituées de six coureurs, quatre titulaires et deux remplaçants. Trois filles, trois garçons. Un match entre deux équipes se déroule comme suit : fille contre fille, garçon contre garçon, puis fille contre fille et garçon contre garçon pour terminer.

IOC/Simon Bruty

Chaque victoire en bas du parcours apporte un point. Si les deux concurrents qui s’affrontent sortent ou chutent, c’est celui qui est allé le plus loin qui est déclaré vainqueur. En cas d’égalité au terme des quatre affrontements (soit deux victoires partout), c’est l’addition des temps qui donne l’équipe gagnante : la formation la plus rapide au cumul éliminant son adversaire. D’un point de vue technique, il n’est pas rare de voir les concurrents littéralement boxer les portes, poings en avant, et parfois, d’arracher les fanions et de les emmener avec eux ! Par ailleurs, le « start » revêt une certaine importance. Dans le portillon de départ, les deux adversaires disposent de poignées pour se propulser en avant au moment du feu vert. La façon dont ils pourront prendre l’avantage en jaillissant sur la première porte peut s’avérer déterminante.

La France à PyeongChang en tenante du titre mondial

La FIS a organisé la première compétition par équipes nationales lors des championnats du monde de Bormio (Italie) en 2005. Depuis lors, l’Autriche s’est imposée trois fois, la France deux fois, et l’Allemagne une fois. A un an des débuts olympiques de la compétition, c’est l’équipe de France composée de Adeline Baud, Alexis Pinturault, Tessa Worley et Mathieu Faivre qui l’a emporté en finale le 14 février 2017 lors des Mondiaux de Saint-Moritz, au temps (2 victoires partout, avec une avance cumulée de 8/100e) face à la Slovaquie (Petra Vhlova, Andreas Zampa, Veronica Velez Zuzulova, Matej Falat), alors que la Suède a battu la Suisse dans la petite finale.

« On enchaîne beaucoup, c’est épuisant physiquement et mentalement » a observé Alexis Pinturault, « C’est un véritable travail d’équipe pour se re-motiver à chaque run. Je suis encore plus content de pouvoir partager cette victoire. Ce sont des sensations différentes. C’est ce qui nous manque un peu dans ce sport individuel, c’est que finalement, on est toujours dans notre coin, on savoure dans notre coin, mais on est un peu comme des sots dans notre coin… ».

© Getty Images

Pour Tessa Worley, « ça a été un gros défi toute la journée. Nous avons eu un match très serré contre la Suède en demi-finale, et à nouveau face à la Slovaquie en finale, nous étions si proches ! Le matin, on ne savait pas quelles seraient nos chances, alors enlever l’or, c’est génial. Nous sommes si heureux ! ». Ainsi, si Pinturault s’est montré décisif en demi face au Suédois Andre Myrher, et si Mathieu Faivre a remporté la course synonyme de victoire finale face à Matej Falat, aucun des deux n’a mis son succès en avant, préférant souligner l’oeuvre collective, et rien d’autre. Une vraie épreuve mixte en ski alpin, une vraie compétition d’équipe, un spectacle passionnant, des courses qui s’enchainent à haute vitesse, le spectacle promet d’être total à PyeongChang 2018 !

back to top En