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Date
19 sept. 2007
Tags
Actualités Olympiques
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Le style Karelin


Si l'homme fête ses 40 ans aujourd'hui, ses exploits sportifs, eux, sont déjà mythiques. Pour Alexandr Karelin, la lutte est comme un poème : "Le texte est le même pour tout le monde, mais chacun le perçoit différemment et en donne une interprétation tout à fait personnelle." Son interprétation à lui se caractérise par un corps d'hercule, des prises imparables, une totale domination pendant 13 ans, trois médailles d'or olympiques d'affilée suivies d'une d'argent en lutte gréco-romaine.

Taillé pour la lutte
Tout homme d'exception a une histoire d'exception. Celle de Karelin débute à Novosibirsk en 1967. Bébé, il pèse près de 7 kilos ! Un poids hors norme qui préfigure celui qu'il fera peser sur ses futurs adversaires. Il découvre la lutte à l'âge de 14 ans. Peu à peu, par un âpre entraînement, il fait de son corps une forteresse inébranlable bientôt capable de déstabiliser les lutteurs les plus expérimentés. Lorsqu'en 1987 il est sélectionné dans l'équipe nationale d'Union soviétique, le podium des Jeux Olympiques lui tend les bras : un an plus tard, il rafle l'or à Séoul, pour sa première participation aux Jeux. En finale, alors qu'il est mené au score, il retourne la situation, en même temps que son adversaire, pour s'imposer. Rebelote en 1992 aux Jeux de Barcelone où sa puissance le mène à nouveau vers la victoire, de même en 1996 à Atlanta. En 2000 à Sydney, c'est un Américain, Rulon Gardner, qui finit par vaincre le colosse de Sibérie en finale.

Parallèlement à son impressionnant parcours olympique, Alexandr Karelin remporte neuf médailles d'or en championnats du monde entre les années 1989 et 1999. Sa défaite aux Jeux de Sydney, qui lui permet tout de même de repartir d'Australie avec l'argent, est la seule anicroche dans une succession ininterrompue de victoires en compétition internationale depuis 1987.

Culminant à plus de 1,90 m et pesant dans les 130 kilos, Karelin concourt dans la catégorie des super-lourds. La lutte gréco-romaine, à l'inverse de la lutte libre, exige des lutteurs qu'ils n'attaquent qu'avec leurs bras et le haut de leur corps et ne portent aucune prise au-dessous de la ceinture. La capacité de soulever ses adversaires pour les précipiter au sol s'avère donc très importante. L'impressionnante force de Karelin lui permet d'arracher de terre même les plus gros gabarits et de prendre rapidement l'avantage dans les rencontres. La robustesse du géant des steppes lui est également utile hors des tapis de lutte, comme lorsqu'il porte un réfrigérateur jusqu'à son appartement au huitième étage.

Couronnement olympique
Karelin a trouvé dans la lutte le moyen de faire fructifier ses prédispositions. En retour, il a apporté à cette discipline un style et une aura de champion. En 2001, il reçoit l'Ordre olympique des mains de Juan Antonio Samaranch, alors président du Comité International Olympique. Le lutteur entre ainsi au panthéon des athlètes émérites en même temps que le judoka David Douillet, l'haltérophile Naim Suleymanoglu ou encore la sprinteuse Cathy Freeman.

Profil
KARELIN Aleksandr

Aleksandr
KARELIN
Lutte
(Russie)



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