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Date
29 juil. 1980
Tags
Moscou 1980

Le sacré coup de marteau de Sedykh

Yuri Sedykh dominait à tel point le lancer du marteau à la fin des années 1970 et 1980 qu’il était le seul athlète de cette discipline à être facilement reconnu par la majorité du public.


Yuri excellait dans le lancer du marteau et si l’Union soviétique n’avait pas boycotté les Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984, le Russe d’origine ukrainienne aurait rejoint le cercle des multiples grands champions.

C’est en tant que champion en titre que Yuri participa aux Jeux Olympiques de son pays. ll avait remporté l’or à Montréal quatre ans auparavant face aux grandes nations, à l’âge de 21 ans tout juste.

Avec les Jeux de Moscou, le moment était venu pour la Russie de s’octroyer les honneurs.

Yuri et son coéquipier Sergei Litvinov s’affrontèrent dans des compétitions acharnées durant toute leur carrière.

Litvinov, âgé de trois ans de plus que Yuri, avait toujours été le plus grand rival de l’Ukrainien et c’est ce qu’il démontra dans l’arène du stade de Moscou.

Les deux Russes et leur coéquipier Juri Tamm se qualifièrent aisément pour la finale, le lanceur allemand, Karl-Heinz Riehm, qui était la seule réelle menace pour eux, n’ayant pu participer à la compétition suite au boycott de son pays. Le public était prêt à assister à une confrontation d’envergure mondiale.

Le spectacle de la compétition fut toutefois de courte durée.

Dans la première série Yuri exécuta son redoutable lancer à trois rotations effectuant une telle accélération de mouvement à l’intérieur du cercle qu’il propulsa le marteau à un jet de 81,80m, établissant un nouveau record mondial.

Sergei Litvinov donna son maximum au premier essai et réalisa un lancer de 80.64m. Mais n’ayant pu montrer l’acharnement et la rapidité nécessaires, son désespoir fut tel qu’il commit cinq fautes d’affilée.

Deux ans plus tard, à Los Angeles, Yuri établit un autre record mondial de 86,74m, resté intact depuis. En 1988, il s’empara de la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Séoul, son rival Sergei Litvinov s’étant, cette fois, attribué les honneurs.

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