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Le sabre, seule arme présente aux Jeux sans interruption depuis 1896

L'escrime fait partie des neuf sports olympiques en compétition lors des premiers Jeux de l'ère moderne à Athènes en 1896, avec une épreuve au fleuret et une autre au sabre. Cette dernière arme est la seule à avoir assuré sa présence dans toutes les éditions des Jeux jusqu'à ceux de Rio en 2016. Elle a en revanche été la dernière à se féminiser, en 2004 à Athènes.

Quel est le point commun entre le Grec Ioannis Georgiadis et le Hongrois Áron Szilágyi ? Ils sont tous deux sabreurs, et 120 ans les séparent. Ils sont les champions olympiques de leur arme, l'un à Athènes en 1896 et l'autre à Londres en 2012 et à Rio en 2016, Szilagyi ayant fêté son deuxième titre dans le même temps que la Russe Yana Egorian, médaillée d'or chez les dames sur la piste aux étoiles de la mégapole brésilienne. 

Pourquoi le sabre ? Parce qu'il s'agit de la seule épreuve en escrime présente aux Jeux sans interruption, jusqu'aux prochains à Tokyo en 2020. Cette arme diffère du fleuret et de l'épée car elle permet de toucher son rival avec autre chose que la pointe de la lame. On dit que c'est une arme "d'estoc, de taille et de contre-taille". Les coups sont portés par le tranchant, le plat ou le dos de la lame. L’aire de touche est constituée par toute la partie haute du corps, le tronc, les bras et la tête. Elle a historiquement été la dernière à adopter les équipements électriques qui permettent de matérialiser la touche par allumage d'une lumière colorée, en 1988, bien après le fleuret et l'épée. 

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Permanence 
Le sabre compte donc 28 apparitions sur la scène olympique (avant la 29e à Tokyo en 2020), et se poste juste devant l'épée et le fleuret avec 27 apparitions. L'épreuve par équipes de sabre est elle aussi la plus disputée sur la scène olympique, 24 fois depuis les premiers Jeux disputés à Londres. Parmi les grands moments du sabre aux Jeux Olympiques, il y a l'édition 1920 à Anvers
où l'Italien Nedo Nadi réalise l'exploit unique de remporter cinq médailles d'or dans toutes les armes ! Mais c'est au sabre qu'il donne sa pleine mesure, remportant 11 victoires pour zéro défaite dans la poule finale du tournoi individuel, pour triompher devant son frère Aldo ! Les Nadi gagnent ensemble le tournoi par équipes sans concéder la moindre défaite (7 victoires). Un grand moment d'émotion a aussi lieu à Athènes en 2004 dans une finale par équipes particulièrement disputée entre la France et l'Italie. Damien Touya, qui s'est blessé à la main en demi-finale, parvient à entrer sur la piste pour porter les dernières touches gagnantes. Avec son frère Gaël et Julien Pillet, ils triomphent finalement 45-42. 

IOC/Christopher Furlong
Les maîtres sabreurs hongrois 
Sur un plan individuel, seuls cinq champions ont gagné plus d'une fois la médaille d'or : Le Hongrois Jenő Fuchs en 1908 et 1912, son compatriote Rudolf Kárpáti en 1956 et 1960, le Soviétique Viktor Krovopuskov en 1976 et 1980, le Français Jean-François Lamour en 1984 et 1988 et Áron Szilágyi en 2012 et 2016. Le Hongrois Aladár Gerevich, titré en individuel en 1948 à Londres, est le plus décoré des sabreurs, avec 10 médailles en tout, dont sept en or remportées par équipes de 1932 à 1960. La Hongrie est de manière générale le pays roi du sabre aux Jeux, les spécialistes magyars ayant notamment remporté 11 médailles d'or sur 12 possibles dans cette arme entre 1908 et 1964 ! Et la tradition est plus forte que jamais, puisque Áron Szilágyi, le double tenant du titre, est l'élève du maître d'armes Gyorgi Gerevich, le fils d'Aladár Gerevich. 

IOC/Takamitsu Kishimoto
Mariel Zagunis inaugure le palmarès féminin 
Pour les dames, l'histoire est différente. Si les escrimeuses sont présentes aux Jeux dès ceux de Paris 1924 avec l'épreuve de fleuret, si l'épée féminine apparait à Atlanta en 1996, c'est finalement aux Jeux d'Athènes en 2004 qu'est sacrée la première championne olympique au sabre : l'Américaine Mariel Zagunis, alors âgée de 19 ans. Elle devient par la même occasion la première médaillée d'or de son pays en escrime, en un siècle !  Mariel Zagunis ne va pas s'arrêter en si bon chemin, en conservant son titre à Beijing en 2008, puis en remportant deux médailles de bronze par équipes, dans les deux seuls tournois collectifs féminins disputés dans cette arme à ce jour, à Beijing en 2008 et à Rio en 2016, où ce sont respectivement l'Ukraine puis la Russie qui triomphent. 
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