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Le relais de la flamme olympique : « un symbole de paix, d’amitié, de tolérance et d’espoir »

Vidar Eilertsen a participé à son premier relais de la flamme olympique en 1994, lorsque sa Norvège natale a accueilli les Jeux d’hiver à Lillehammer.  Au cours des deux décennies suivantes, il a contribué au bon déroulement de 10 autres relais et il prépare actuellement le relais de la flamme de PyeongChang 2018.

C’est son emploi au sein du service postal norvégien qui a permis à Vidar Eilertsen, aujourd’hui âgé de 60 ans, de prendre part à son premier relais de la flamme olympique. La poste norvégienne était en effet le principal partenaire et organisateur du relais de la flamme des Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer 1994. Affecté au transport, à la sécurité et à la logistique du relais, Vidar a pu mesurer la puissance du symbole qu’est la flamme olympique. « L’organisation de ce relais nous a demandé énormément de travail – parcourir la Norvège pendant 75 jours en plein hiver n’est pas une mince affaire – mais nous avions une équipe et un réseau fantastiques », se souvient-il.

Cela vous fait prendre conscience que cette flamme incarne parfaitement le message olympique de paix, d’amitié, de tolérance et d’espoir. Vidar Eilertsen

« Cela vous fait prendre conscience que cette flamme incarne parfaitement le message olympique de paix, d’amitié, de tolérance et d’espoir. Dès que les gens voient la flamme, ils sentent que les Jeux ont véritablement démarré et la nation tout entière est en fête. Le relais de la flamme peut vraiment unir un pays et faire comprendre à la population que c’est l’ensemble du pays qui accueille les Jeux, pas seulement la ville hôte. »

Après le relais de 1994, Vidar Eilertsen est devenu une figure emblématique de l’organisation des relais de la flamme olympique, que ce soit en travaillant avec les sponsors ou au sein du comité local d’organisation. Et pour la prochaine édition des Jeux Olympiques d’hiver, PyeongChang 2018, il collaborera directement avec le CIO.

Avec 11 relais à son actif, Vidar a évidemment engrangé un nombre incalculable de souvenirs, mais celui qui lui est le plus cher remonte au relais de la flamme de Vancouver 2010. « C’était la 76e journée du relais et nous étions à Edmonton, dans l’Alberta. Le Canada respecte la liberté d’expression et la liberté de manifester et le relais s’était déjà accompagné de quelques protestations en cours de route, certaines personnes appelant au boycott des événements organisés sur des terres volées aux autochtones. C’est un point de vue tout à fait légitime, bien sûr, mais ce que j’ai trouvé génial à Vancouver 2010, justement, c’est que le conseil et les comités comptaient des représentants des quatre Premières Nations (c’est-à-dire les tribus et communautés amérindiennes) des régions de Vancouver et de Whistler. Les rapports étaient donc excellents entre le comité organisateur et ces communautés autochtones. »

« Alors que le relais de la flamme approchait d’Edmonton, nous avons appris que certaines personnes souhaitaient manifester à un point précis de notre itinéraire qui, même s’il s’agissait d’une rue ordinaire, représentait selon elles un ancien site sacré où étaient enterrés des membres des Premières Nations.

« On m’a demandé de discuter avec ces personnes pour tenter de trouver un accord, car le relais est un symbole de paix et celle-ci ne devrait en aucun cas être menacée. J’ai donc rencontré leur chef, un membre des Premières Nations, quelques heures avant le passage du relais. Nous avons beaucoup parlé, ce fut un réel échange d’informations, dans un profond respect. Je lui ai expliqué quel était le véritable message de la flamme olympique. Dans tout le Canada, nous avons apporté la flamme olympique à 1 036 communautés, dont 120 communautés autochtones isolées, loin de tout, pour lesquelles nous espérions que la flamme olympique serait une source d’inspiration. Finalement, ce qui devait être une manifestation contre les Jeux et le relais de la flamme s’est transformé en compréhension mutuelle.

« Les membres des communautés autochtones portent souvent une plume d’aigle qui représente leur histoire et leur culture, et il m’a offert une plume pour symboliser notre amitié et notre bonne entente. J’ai été très touché. Cela montre bien que les Jeux Olympiques, c’est bien plus que deux semaines de sport. »

IOC

Contribuer à l’organisation des relais de la flamme a permis à Vidar Eilertsen de voyager à travers le monde et de découvrir une multitude de cultures. Lorsqu’on lui demande quel relais il a préféré, parmi les 11 auxquels il a participé, il répond qu’il est impossible de n’en choisir qu’un : « Chaque pays est différent et tous ont un charme incroyable, explique-t-il. Imaginez que vous ayez quatre enfants et que l’on vous demande lequel vous aimez le plus, vous direz que vous les aimez tous de la même façon. Chaque relais de la flamme possède un aspect qui en fait d’une certaine manière le meilleur relais, c’est ce que je trouve extraordinaire. »

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