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Le relais de la flamme olympique de Tokyo 2020 réveille de beaux souvenirs des Jeux Olympiques d'hiver de Nagano 1998

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Alors que le relais de la flamme olympique de Tokyo 2020 arrive dans la préfecture de Nagano, site des Jeux Olympiques d'hiver de 1998, revenons sur l'héritage de ces Jeux dont la ville et ses habitants bénéficient encore aujourd'hui.

Les Jeux Olympiques d'hiver de Nagano se sont déroulés du 7 au 22 février 1998. Ils donnèrent à la préfecture japonaise de Nagano l’occasion de se présenter en tant que destination de choix pour les sports d’hiver et de promouvoir le volontariat au Japon.

Les Jeux furent organisés de manière à réduire au minimum leur impact sur l’environnement. C’est ainsi que des sites existants furent utilisés dans la mesure du possible et que des efforts furent déployés afin de protéger la faune, en introduisant par exemple des réglementations locales relatives à la protection des espèces sauvages.

Les Jeux permirent également de moderniser les stations de ski et l'infrastructure de transport de Nagano. Offrant d’épaisses couches de neige poudreuse et des pistes de ski de haut niveau, les stations de ski de la région de Nagano continuèrent à se développer et à s’agrandir au cours des deux décennies qui suivirent les Jeux pour faire face à la demande de visiteurs de plus en plus nombreux.

Onze des quatorze sites de compétition utilisés pour les Jeux sont encore exploités aujourd’hui et profitent aux athlètes japonais, ainsi qu’à l’ensemble de la population locale. Pour ce qui est des 1 032 appartements du village olympique, ils sont maintenant tous occupés, après avoir été transformés tant en logements privés qu’en résidences pour personnes âgées.

La perception des Jeux Olympiques d’hiver de Nagano 1998 reste aujourd’hui encore très positive au sein de la population locale. Un récent sondage a révélé que 89 % des habitants de Nagano pensent que l’organisation des Jeux a été bénéfique, point de vue entretenu au fil du temps par des manifestations annuelles, telles que le festival des lanternes de la ville et le marathon annuel commémorant les Jeux Olympiques de Nagano.

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Tremplin pour la scène japonaise des sports d’hiver

Les Jeux Olympiques d’hiver de Nagano 1998 générèrent des revenus d’un montant de 47 milliards de yens (JPY), ce qui donna au Japon les moyens financiers de développer son secteur des sports d’hiver.

L’Association de Nagano pour la promotion du Mouvement olympique (NAPOM) fut constituée immédiatement après les Jeux, afin d’atteindre son objectif en s’appuyant sur l’héritage laissé par les Jeux. Au cours de ses 12 ans d’existence, l’Association apporta un soutien financier à 228 manifestations sportives nationales et internationales organisées dans la préfecture de Nagano, ainsi qu’à 75 manifestations internationales mises sur pied dans tout le Japon.

En tant qu’organisation privée à but non lucratif, la NAPOM mit également à disposition un montant de 1,32 milliard de yens (JPY) tirés des Jeux, afin de financer le développement et l’entraînement de jeunes athlètes de sports d’hiver, et de veiller à ce qu’ils puissent profiter des installations de niveau international mises à leur disposition à Nagano. Certains de ces jeunes sportifs figurèrent ensuite parmi les athlètes représentant le Japon lors des Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver 2010.

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Engagement local durable

Âgés de 16 à 83 ans, plus de 32 000 volontaires participèrent au bon déroulement des Jeux et apportèrent leur aide de manières très diverses, par exemple en ouvrant les portes de leur maison dans le cadre d’un programme spécial de logement chez l’habitant. Rassemblés en groupes possédant chacun sa propre chaîne de commandement, ces bénévoles contribuèrent à transformer l’image du volontariat au Japon.

Bon nombre de ces groupes ont ensuite continué à exploiter l’expérience et les connaissances acquises lors des Jeux de Nagano 1998, à l’instar du groupe M-tomo, composé de 200 volontaires qui ont depuis participé à l’organisation de compétitions dans la M-Wave qui avait accueilli les épreuves de patinage de vitesse lors des Jeux.

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Les volontaires jouèrent également un rôle déterminant dans le succès remporté par le camp des Snowlets, rassemblement international de la jeunesse approuvé par le CIO. Ayant pour thème la “solidarité mondiale”, ce camp avait pour objectif de promouvoir les sports d’hiver et le Mouvement olympique, ainsi que de diffuser un message en faveur de la paix dans le monde. Cette rencontre permit de réunir 217 jeunes âgés de 15 à 20 ans, originaires de 51 Comités Nationaux Olympiques (CNO).

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Mesures de protection de l’environnement

Les travaux entrepris pour l’amélioration des installations de sports d’hiver et des voies de transport allèrent de pair avec les efforts déployés en matière de protection de l’environnement, telle la création d’un corps spécial chargé d’étudier les facteurs environnementaux liés au choix des sites. Afin de réduire l’impact sur l’environnement, toutes les épreuves de ski alpin furent organisées sur des sites existants et certaines épreuves furent déplacées d’un site à l’autre par souci pour l’environnement. Des études furent également menées pour mesurer l’incidence des travaux de construction des liaisons routières, de manière à garantir la protection de la flore et des habitats naturels, ainsi que la pureté de l’eau et l’intégrité des paysages.

Près de 70 000 arbres indigènes furent également plantés sur les divers sites, dans le cadre du programme olympique commémoratif de plantation d’arbres, cela afin de compenser l’abattage de 11 000 arbres entrepris pour libérer l’espace nécessaire aux nouveaux sites de compétition. Par ailleurs, la découverte d’autours des palombes, nichant dans la zone prévue pour les épreuves de biathlon, entraîna le transfert de ces compétitions vers un site existant et mena à l’introduction de réglementations en matière de protection de la faune locale. Ces actions permirent aussi d’accroître la sensibilisation de la population aux préoccupations environnementales.

Amélioration des infrastructures

L’amélioration des liaisons routières et ferroviaires dans la ville et ses environs, en vue des Jeux Olympiques d’hiver, rendit les stations de ski de la région plus accessibles et intéressantes pour les visiteurs.

L’extension jusqu’à Nagano de la ligne de train à grande vitesse Shinkansen Hokuriku permit de réduire de plus de moitié le temps de trajet entre la ville et Tokyo. De plus, deux des principales gares de la ville de Nagano furent agrandies. Plus de vingt ans après les Jeux, ce développement des axes de transport continue de profiter à l’ensemble de la région.

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