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Date
16 août 2008
Tags
Beijing 2008

Le quatre sans barreur britannique poursuit dans le sillage de Redgrave

Rameurs - le quatre sans barreur

Tous les rameurs britanniques vivent dans l’ombre de Steve Redgrave, l’un des olympiens les plus révérés de l’ère moderne.

Redgrave remporta des médailles d’or à cinq éditions des Jeux consécutives, sa carrière glorieuse au plus haut niveau s’achevant avec la victoire du quatre sans barreur à Sydney en 2000.

Après son départ à la retraite, Matthew Pinsent, autre géant britannique de l’aviron, et son équipe conservèrent le titre du quatre sans barreur par une remarquable performance à Athènes quatre ans plus tard.

Le poids de l’histoire pesait donc lourdement sur les épaules des quatre rameurs venus tripler la mise à Beijing en 2008.

Du quartet victorieux de 2004, seul demeurait Steve Williams. Il était accompagné d’Andy Hodge, Peter Reed et Tom James.

Le succès des bateaux de Redgrave avait pu compter sur une cadence de métronome ultra élevée, mais dans le parc d’aviron et de canoë de Shunyi, les Britanniques ne durent cette fois leur médaille d’or qu’à un ultime assaut en forme d’appel d’air désespéré en deuxième partie de la finale.

La saison de l’équipe avait été décevante, Hodge et James s’étaient blessés à plusieurs reprises si bien qu’à Beijing, c’était la première fois que les quatre équipiers prenaient part ensemble à une compétition.

La progression à travers éliminatoires et demi-finales fut sereine, sous l’œil avisé de l’entraîneur Jurgen Grobler, et le quatre se réserva une place parmi les six bateaux pour l’or.

En embuscade, ils pouvaient non seulement redouter les Australiens, qu’ils avaient largement battus en demi-finale, mais aussi les Slovènes.

Personne cependant ne s’attendait que le quatre australien prendrait un départ si fulgurant. Il surgit en tête à mi-parcours avec près d’une longueur d’avance. Et soudain parurent s’évanouir les espoirs d’un triple succès des Britanniques.

Mais un accès de vitesse stupéfiant leur permit de se refaire et, à 200 m de l’arrivée déjà, il fut évident que ce regain d’élan spectaculaire allait leur permettre d’accomplir leur mission.
L’Australie sa fatigua et la Grande-Bretagne prit la tête dans les dernières encablures de la course que, grande gagnante, elle acheva avec plus d’une seconde d’avance.

Épuisés, les quatre rameurs eurent toutes les peines du monde à expliquer où ils avaient puisé l’énergie indispensable au sprint des derniers 250 mètres. Et Redgrave, analyste de la course pour la télévision, ne se montra pas moins fier que les centaines de bruyants supporters, alignés sur le parcours, venus assister à ce triplé britannique en or.

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