skip to content
Date
30 juil. 1932
Tags
Los Angeles 1932 , Actu CIO

Le plus grand spectacle terrestre

Sous un soleil radieux, quelque 100 000 spectateurs remplis d’espoir ont pris place dans le stade olympique rénové pour la cérémonie d’ouverture, et tous ceux qui sont présents sont impressionnés par la taille et la qualité de l’arène.


Quelque 1 300 sportifs amateurs représentant 37 pays se sont rassemblés à Los Angeles pour ce qui sera, aux yeux de beaucoup d’observateurs, les Jeux Olympiques les plus specta-culaires jusque-là.

L’interprétation de l’hymne américain par l’orchestre officiel des Jeux déchaîne les specta-teurs, qui vont manifester encore plus leur enthousiasme lorsque débute pour de bon le dé-filé des nations, chaque pays effectuant son traditionnel tour de stade, drapeaux et ban-nières à la main.

« Alors que le long cordon de sportifs, remarquables dans leurs uniformes, s’étire au sortir du tunnel, dans un flot apparemment sans fin, les spectateurs prennent conscience de la véritable signification de la scène, écrit le rapport officiel. Les enthousiastes comme les sceptiques réalisent soudain que sous leurs yeux défilent, en chair et en os, les plus grands athlètes du monde, venus à Los Angeles célébrer les Jeux de la Xe Olympiade. »
Lorsque le défilé s’achève, Charles Curtis, vice-président des États-Unis, hérite de l’honneur d’allumer la flamme olympique, un feu symbolique qui a été ajouté au rituel lors des Jeux Olympiques de 1928 à Amsterdam, qui brûlera jusqu’à l’issue de la cérémonie de clôture, 16 jours plus tard.

Alors que la cérémonie approche de son point culminant, le lieutenant George C. Calnan, membre de l’équipe olympique américaine, est appelé à prononcer le serment olympique. Un lourd silence s’abat sur le stade au moment où il lève la main droite vers le ciel, un geste répété par chaque sportif présent dans le stade.

Il prononce alors la déclaration solennelle suivante : « Nous jurons que nous nous présentons aux jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d’y participer dans un esprit chevaleresque, pour l’honneur de nos pays et pour la gloire du sport. »

back to top