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Le plaisir de concourir à domicile pour Joséphine Pagnier dans la compétition de saut à ski

La sauteuse à ski française Joséphine Pagnier sait bien qu’elle n’aura pas d’excuses si elle ne fait pas de son mieux lors de l’épreuve féminine qui a lieu dimanche.

Non seulement l'espoir de 17 ans est actuellement en pleine forme, mais elle affrontera également ses rivales sur un site qu'elle connaît par cœur et un tremplin préparé par son père.

"J'adore ce tremplin, c'est presque chez moi", remarque Joséphine à propos du site de Prémanon dans le Jura français, au stade nordique Jason Lamy-Chappuis des Tuffes.

Joséphine Pagnier a grandi à 45 minutes de route où son père était responsable du tremplin de Chaux-Neuve, situé à moins de 2 kilomètres de chez elle. Elle vole sur ses skis depuis qu'elle est assez grande pour les chausser.

"Je ne me souviens pas vraiment de la première fois où j'ai sauté, j'adorais déjà ça quand j'étais plus jeune. Ma maman était un peu inquiète mais elle m'a toujours soutenue et elle a cru en moi. Et puis, elle n'avait pas vraiment le choix, mon père et moi adorons le saut à ski.", raconte-t-elle.

La progression de Pagnier a été rapide. Fin 2016, âgée de 14 ans, elle remporte une importante compétition junior en Allemagne. Deux ans plus tard, le 15 décembre 2018, elle débute en Coupe du monde, disputant sa première compétition sur la scène planétaire à l'endroit même où elle tentera de remporter l'or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse.


"C’est un très bon souvenir pour moi, j’ai obtenu mon premier point en Coupe du monde", avec une trentième place sur le tremplin HS90 de Prémanon.

Désormais habituée du circuit mondial, Joséphine Pagnier a également enregistré deux victoires l'hiver dernier sur la Alpen Cup, la série junior de la Fédération Internationale de Ski (FIS).

Elle ne s'attend pas non plus à ce que tout aille dans son sens à Lausanne 2020, puisque la championne du monde junior russe Anna Shpyneva se dresse notamment sur son chemin. "C'est une grande adversaire, elle est vraiment douée. Nous ne sommes pas amies mais nous nous respectons."

Anna Shpyneva OIS

L'Américaine Annika Belshaw autre concurrente ayant déjà évolué au niveau de la Coupe du monde, espère également tirer son épingle du jeu, notamment après avoir surmonté un défi particulier.

"Je ne suis plus nerveuse, je suis confiante en moi maintenant", explique-t-elle. "J'ai travaillé là-dessus avec mon psychologue sportif, qui m'a aidé à visualiser le succès. Et je travaille sur une manière de préparer mes sauts. Je vais l'utiliser ici."

Erik, son frère cadet d'un peu moins de deux ans, l'a suivie sur les tremplins durant quasiment toute son existence. "J'étais assez bien préparé quand j'ai sauté pour la première fois", révèle Erik, qui participe également à l'épreuve individuelle hommes dimanche.

Annika Belshaw OIS


"Ma sœur m'avait bien tout expliqué. J'étais nerveux mais surtout enthousiaste. Elle m’a  peut-être un peu chambré."

À seulement 15 ans, Erik a déjà participé à trois épreuves sur le circuit FIS cette saison et il vise un résultat dans la moitié supérieure du classement de sa compétition à Lausanne 2020.

Les épreuves s'achèvent avec la compétition nordique par équipes mixtes le 20 janvier. Elle se dispute par équipes de six athlètes : un sauteur et une sauteuse à ski, un skieur et une skieuse de fond, un et une athlète de combiné nordique et se conclut par un relais 4 x 3,3 km à ski.

 

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