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Date
11 août 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Rugby , Japon

Le Petit Poucet japonais veut poursuivre son conte de fées en rugby à sept

Le parcours exaltant du Japon jusqu’aux demi-finales du premier tournoi de rugby olympique hommes, où il affronte l’ogre fidjien le 11 août, a captivé la planète, enchanté les fans au Japon et même surpris les joueurs nippons eux-mêmes, à en croire Lomano Lemeki leur meilleur marqueur d’essais.

Non contents d’avoir créé la surprise face à la Nouvelle-Zélande, grande puissance du rugby à sept, 14-12 en phase de poules le 9 août, les Japonais, classés dixièmes sur les 12 équipes en lice à Rio, ont par la suite écarté le Kenya, habitué des world series. Puis, en quart de finale, ils ont soufflé la victoire à la France grâce à un essai de dernière minute.

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Né à Auckland en Nouvelle-Zélande, Lemeki ne comprend toujours pas cette réussite inattendue. « Je suis incapable de l’expliquer, dit-il. Nous nous contentons de nous entraîner dur et d’essayer tant bien que mal d’en tirer profit sur le terrain. Nous n’avons aucune pression. Ce sont les grosses équipes qui la subissent, ce sont elles qui sont censées gagner les médailles, pas nous. »

« Honnêtement, je pensais qu’on viendrait ici, qu’on gagnerait quelques matches et qu’on donnerait tout. Nous avons eu de la chance de disputer les quarts, sans parler des demi-finales. Je ne sais donc pas ce qui s’est passé, ajoute-t-il. Aller aux Jeux Olympiques, c’est déjà un exploit en soi, alors éliminer la Nouvelle-Zélande en cours de route, c’est plutôt spécial. »

Interrogé sur ce qui a fait la différence à Rio en matière d’approche, le joueur de 27 ans explique que le fait de venir les mains dans les poches ou presque avait été un plus.

« On a pris les matches comme ils venaient et ça s’est très bien passé, dit-il. Notre approche, c’est que si nous perdons, nous perdons, si nous gagnons, nous gagnons. Beaucoup de garçons ne joueront plus au rugby à sept après ce tournoi, donc je suppose que l’essentiel, c’est un peu de se faire plaisir avec ses partenaires. »

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Lemeki confie que la perspective d’affronter les puissants Fidjiens dans le dernier carré ne les impressionne pas. S’ils passaient contre les joueurs de l’île du Pacifique, ils se retrouveraient alors en finale contre la Grande-Bretagne ou l’Afrique du Sud, ce qui, selon lui, est désormais une éventualité tout à fait plausible.

« Vu la manière dont ça s’est déroulé jusqu’à présent, je pense que nous conservons toutes nos chances. Il suffirait que quelques décisions aillent de notre côté, quelques cartons jaunes peut-être pour que le podium se profile, dit-il. Nous n’avons aucune pression. Ce sont les grosses équipes qui la subissent, celles qui sont censées gagner les médailles, pas nous. »

Lemeki a révélé qu’on leur avait demandé, à lui et à ses partenaires, d’éteindre leurs téléphones portables devant l’afflux massif de messages de soutien en provenance du Japon. Il indique aussi que leur réussite avait fait monter leur cote de popularité au village olympique.

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Mais elle a également fait monter leur cote sur la scène du rugby international. Le Japon organisera la prochaine Coupe du Monde de rugby en 2019 et les Jeux Olympiques à Tokyo, l’année suivante. Comme le dit Lote Tuquri, le coéquipier de Lemeki : « Nous ne sommes pas là simplement pour faire de la figuration. Nous sommes venus pour mener la vie dure à tous les géants. »

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