skip to content
Date
31 juil. 1976
Tags
Montréal 1976

Le parcours fulgurant de Leonard le styliste - Boxe

La carrière professionnelle stellaire du boxeur Sugar Ray Leonard a profité d’une rampe de lancement idéale avec le tournoi des Jeux de Montréal en 1976.


On peut affirmer que la compétition a été la plus belle de toute l’histoire des Jeux Olympiques. Elle a notamment été marquée par les Américains Leon et Michael Spinks, le géant cubain Teofilo Stevenson et Leonard lui-même. Tous sont repartis avec la médaille d’or autour du cou.

Leonard était sans doute le meilleur styliste du lot et il allait par la suite marquer de son emprise les annales de la boxe, remportant le titre mondial dans cinq catégories de poids différentes et amassant plus de 100 millions de dollars sur le ring.

Originaire de Caroline du Nord, Leonard grandit dans le Maryland où il enfile ses premiers gants à l’âge de 13 ans dans un club local. Il fait preuve d’entrée d’un talent prodigieux.

Il tente de combattre aux Jeux de Munich, mais il n’a que 17 ans et n’arrive pas à décrocher sa qualification. Cela ne l’empêche pas, cependant, de gagner peu après une multitude de titres nationaux et de Golden Gloves sur le circuit amateur américain.

Il intègre donc sans problème l’équipe américaine pour les Jeux de 1976 et, au fur et à mesure que la compétition avance, il se fait remarquer par son style dans l’arène Maurice Richard de Montréal.

Il fait impression dès ses premiers combats avec une avalanche de victoires que les juges lui accordent par 5 à 0, à une époque où les casques et le système de pointage des « coups ayant touché » n’avaient pas encore cours aux Jeux.

En demi-finale, il inflige une nouvelle lourde défaite par 5-0 à son adversaire, le Polonais Kazimierz Szczerba, l'un des rares boxeurs à avoir battu Leonard auparavant lors de sa carrière amateur.

Cela dit, il y a une chose qu’il ne faut jamais faire en boxe olympique : sous-estimer les Cubains.

L’un d’entre eux, aux traits anguleux, se nomme Andres Aldama et il a fait son chemin dans l’autre moitié du tableau, alignant les KO ravageurs. En demi-finale, il a ainsi expédié son adversaire bulgare au tapis dès la première reprise.

Lorsqu’arrive la finale, on ne parle que du jeu de jambes rapide et des poings étonnamment agiles de Leonard, et ce dernier ne déçoit pas.

Il fait presque passer le brutal Aldama pour un agneau, ses poings fendant l’air comme l’éclair pour réduire à néant le défi du Cubain.

Une fois encore, les juges lui accordent une marge victorieuse décisive (5-0) et il obtient donc la médaille d'or, alors que les États-Unis décrochent près de la moitié des titres.

Quatre ans plus tard, il disputera –et perdra-  au même endroit l’un des plus beaux combats de sa carrière, le fameux « Brawl in Montréal » (la bagarre de Montréal), contre le Panaméen Roberto « Mains de pierre » Durán.

back to top