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Mahama camp, Rwanda IOC / Shaban Masengesho
Date
09 juin 2016
Tags
Actu CIO , Développement par le sport , Rwanda

Le CIO et le HCR unissent leurs forces pour mieux protéger les adolescents et les jeunes adultes réfugiés au Rwanda


En déplacement au Rwanda pour une mission humanitaire de trois jours, Jacques Rogge, président d'honneur du Comité International Olympique (CIO) et envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, pour les jeunes réfugiés et le sport, s'est engagé à renforcer le soutien apporté aux projets sportifs lancés en faveur des jeunes dans les camps de réfugiés.

À l'issue d'une journée de réunions dans la capitale avec les autorités chargées de coordonner la réponse à la crise des réfugiés et après une visite au Mémorial de Kigali érigé en hommage aux victimes du génocide de 1994, Jacques Rogge s'est rendu hier dans le camp de Mahama. Il y a rencontré de jeunes réfugiés et leur famille et a eu l'occasion de voir plusieurs garçons et filles participer à diverses activités sportives : haltérophilie, basketball, karaté et volleyball.

IOC / Shaban Masengesho

L'envoyé spécial était accompagné de la ministre rwandaise chargée des Réfugiés et de la Gestion des catastrophes, Seraphine Mukantabana, du représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Saber Azam, du président du Comité National Olympique (CNO) du Rwanda, Robert Bayigamba, ainsi que de la jeune nageuse et olympienne Pamela Girimbabazi.

L'ancien président du CIO a profité de sa visite pour annoncer que le CIO et le HCR allaient unir leurs forces et mettre sur pied un programme d'activités sportives afin de mieux protéger les adolescents et les jeunes adultes vivant à Mahama ainsi que dans cinq autres camps de réfugiés au Rwanda (Gihembe, Kigeme, Kiziba, Mugombwa et Nyabiheke).

"Le sport a un pouvoir incroyable; le sport peut être bien plus qu'une simple activité de loisirs", a confié Jacques Rogge. "Le sport peut parfois se concevoir comme un outil au service de la société. En conférant une autonomie accrue aux jeunes et en renforçant le tissu communautaire, il peut aider à protéger les adolescents et les jeunes adultes réfugiés contre les abus, l'exploitation, l'abandon et la violence."

IOC / Shaban Masengesho

Grâce à une dotation du CIO s'élevant à près de 400 000 dollars américains, le projet, qui couvrira une période de trois ans à compter de 2017, aura pour objectif de remettre en état des terrains de sport, proposer de nouvelles activités sportives, sensibiliser les jeunes réfugiés, leurs parents, et plus largement les communautés, aux bienfaits du sport, et transformer les jeunes en instructeurs sportifs pour garantir sa durabilité. Il conférera une autonomie accrue aux adolescents et aux jeunes adultes en renforçant leurs compétences de vie à travers la participation à des activités sportives structurées et en encourageant, grâce au sport, les interactions positives et la coexistence pacifique entre les réfugiés et les communautés hôtes. Cette initiative bénéficie du soutien du CNO rwandais, qui mettra à disposition son expertise technique sur le plan sportif, ainsi que des organisations non gouvernementales Plan International et Save the Children, qui seront pour leur part chargées de l'exécution du projet sur le terrain du fait de leurs compétences en matière de protection de l'enfance.

"Non seulement le sport contribue au bien-être des jeunes réfugiés et apaise les tensions inhérentes  à la vie dans les camps, mais il favorise également la protection et le développement personnel des jeunes", a déclaré le représentant du HCR, Saber Azam. "Je tiens à remercier le CIO pour son généreux soutien qui permettra à notre organisation de multiplier et de renforcer les programmes sportifs et d'améliorer la protection des enfants et des adolescents au sein de toutes les communautés de réfugiés au Rwanda."

La ministre rwandaise chargée des Réfugiés et de la Gestion des catastrophes, Seraphine Mukantabana, a également pris la parole, apportant le soutien sans faille de son gouvernement et rappelant le droit de chaque enfant à jouer et de chaque être humain à faire du sport.

IOC / Shaban Masengesho

Le 9 juin, l'envoyé spécial conclura sa mission au Rwanda par une visite dans le camp de Gihembe, où vivent plus de 14 000 réfugiés qui ont fui la République démocratique du Congo. Ce camp bénéficiera lui aussi de l'aide du CIO. Jacques Rogge se rendra également dans une école située à proximité où il assistera à une rencontre de volleyball entre une équipe d'écoliers rwandais et de réfugiés.

Ces 20 dernières années, le CIO et le HCR ont utilisé le sport pour soutenir le rétablissement et le développement des jeunes réfugiés dans de nombreux camps et installations à travers le monde. Suite à l'adoption de l'Agenda olympique 2020, la feuille de route stratégique pour l'avenir du Mouvement olympique, et au vu de la crise actuelle des réfugiés à l'échelle mondiale, le CIO a débloqué un fonds d'urgence spécial de deux millions de dollars américains pour mettre sur pied des projets d'aide par le sport en collaboration avec les Comités Nationaux Olympiques du monde entier.

Avec le concours des CNO et du HCR, le CIO s'est en outre lancé dans un processus d'identification des athlètes subissant des déplacements forcés afin de les aider, grâce aux programmes de la Solidarité Olympique, à participer aux Jeux Olympiques de Rio 2016. Comme  annoncé vendredi dernier, dix athlètes concourront au sein de l'équipe olympique des réfugiés – la première du genre – lors des prochains Jeux.

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Le CIO ne doute pas que cette initiative apportera de l'espoir aux athlètes réfugiés qui souhaitent reprendre l'entraînement et prendre part aux Jeux. Pensée comme un symbole d'espoir pour tous les réfugiés du monde, cette initiative permettra également de contribuer à sensibiliser les populations à l'ampleur de cette crise.

Pour en savoir plus sur l'équipe olympique des réfugiés, cliquez ici.

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