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Date
25 mai 2000
Tags
Actu CIO , Communiqué de presse

LE CIO ACCELERE LA PROCEDURE DE VALIDATION DU TEST DE DEPISTAGE DE L'EPO


Rio de Janeiro, le 25 mai 2000 - Le processus d’examen scientifique et juridique mis en place

Rio de Janeiro, le 25 mai 2000 – La commission médicale du CIO a confirmé aujourd’hui à Rio de Janeiro que le Comité International Olympique (CIO) était prêt à accepter, vérifier les qualités et effectuer tout test de détection de l’EPO ayant été suffisamment validé par un protocole accepté au niveau international.

Le Dr Jacques Rogge, vice-président de la commission médicale du CIO a déclaré, “Le CIO souhaite un test EPO, mais, comme nous l’avons toujours dit , ce test doit être scientifiquement et légalement validé. Le CIO fera tout ce qu’il peut pour accélérer le processus de validation.

“Le CIO a pris toutes les mesures pour appliquer un test EPO aux Jeux Olympiques à Sydney dès que celui-ci sera validé par la communauté scientifique internationale.”

La commission exécutive, au cours de sa réunion à Séville en juin 1999, a confirmé la volonté du CIO de procéder à tout contrôle sanguin aux Jeux Olympiques ayant été légalement et scientifiquement démontré comme efficace pour tous les athlètes, quelles que soient les conditions. A la suite de quoi, la Charte Olympique a été amendée pour en permettre l’utilisation.

Au cours de sa réunion en février 2000 à Sydney, la commission exécutive a donné autorité à la commission médicale du CIO pour accélérer l’approbation de tout test nouvellement validé. Depuis, la commission médicale a nommé un groupe d’experts auquel elle a demandé de rassembler et de vérifier les données scientifiques. Elle a également obtenu l’accord de la commission juridique du CIO pour que celle-ci se prépare à examiner les aspects juridiques de ce test.

Avant que le test puisse être accepté par le CIO pour son approbation définitive, il doit être approuvé par la communauté scientifique. Cette phase de validation scientifique suivra un protocole accepté au niveau international pour l’approbation des résultats de recherche scientifique et consistera en quatre étapes.

Premièrement, la méthode de détection devra être publiée dans une publication internationale reconnue accompagnée d’une étude interne à la revue par des spécialistes chargés du compte rendu avant publication.

Deuxièmement, le groupe d’experts sera mis à disposition par le CIO pour étudier les résultats décrits dans l’article publié et les informations obtenues à partir de l’examen des spécialistes de la publication scientifique, afin que les athlètes aient bien l’assurance de la validité scientifique du test.

Troisièmement, la recommandation sera transmise à la commission juridique du CIO pour examen et avis consultatif. Le rôle de la commission juridique du CIO sera de déterminer si la méthode de détection protège les droits des athlètes et qu’elle peut être défendue contre d’éventuelles actions en justice. La commission juridique du CIO est prête à procéder à cet examen dès qu’on le lui demandera.

Quatrièmement, les résultats de la méthode de détection obtenus par le laboratoire initial devront être reproduits dans un autre laboratoire par une équipe différente suivant le protocole originel. Les résultats de cette étude de confirmation seront également soumis à un examen par des spécialistes et publiés selon le même procédé. Cette étape peut être effectuée en même temps que les autres.

Les cas de dopage mettant en cause non seulement la santé et l’éthique de l’athlète mais aussi sa réputation et ses droits, le CIO doit pouvoir lui assurer que toutes les incidences scientifiques et légales ont été pleinement prises en considération.

A l’heure actuelle, le CIO finance à hauteur de 2 millions dollars quatre projets de recherche, en tout ou partie, ayant pour objet de nouvelles méthodes de détection de l’EPO.


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