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UN Women/Ryan Brown
Date
18 mars 2016
Tags
Actu CIO , Femmes dans le sport

Le CIO à l’ONU pour la contribution du sport à l’amélioration de la condition féminine


En marge de la soixantième réunion de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW60) à New York, le CIO a organisé jeudi 17 mars, en collaboration avec ONU Femmes et le gouvernement du Brésil, un évènement intitulé "La contribution du sport pour parvenir à l’égalité des sexes et pour mettre fin aux violences à l'encontre des femmes et des jeunes filles dans le cadre de l’Agenda 2030 des Nations Unies".
Sur la scène, face au public, se tenaient Nicole Hoevertsz, membre du CIO, Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice générale d’ONU Femmes, S.E.M  Antonio de Aguiar Patriota, représentant permanent du Brésil auprès de l’ONU et président de la 60e session de la Commission de la condition de la femme,  Heather Cameron, fondatrice et directrice générale de l’organisation non-gouvernementale "Boxgirls" qui utilise la boxe féminine comme catalyseur de changement social, Khalida Popal, l’ancienne capitaine de l’équipe féminine de football d’Afghanistan, et Maria Arago, directrice événementielle du club de football de Valence (Espagne), partenaire du programme ONU Femmes, dans une conférence-débat animée par la double championne olympique en natation, Donna de Varona. 

Nicole Hovertsz, qui mène la délégation du CIO à la 60e session de la Commission de la condition de la femme, a tout d’abord pris la parole pour souligner que le thème de cet évènement reflétait : "le besoin pressant pour toutes les parties prenantes de travailler ensemble afin de trouver les solutions appropriées pour mettre fin à toutes les formes de discrimination à l'encontre des femmes, et spécialement le problème endémique de la violence et de toutes les formes d’abus". À cet égard, elle a déclaré : "Éradiquer la violence contre les femmes et les jeunes filles nécessite d’éradiquer les comportements discriminatoires, la loi du silence… "

UN WOMEN/RYAN BROWN

En notant que le sport n’était pas à l’abri des comportements violents à l'encontre des femmes, pas plus que la vie à la maison, au travail, dans l’éducation, Nicole Hoevertsz a expliqué : "Le sport est un grand vecteur d’égalité. La race, les revenus, la classe sociale, la religion et autres facteurs qui peuvent devenir des outils de discrimination n’ont pas leur place sur le terrain de jeu". Avant de détailler : "Le sport apporte la confiance et la capacité à prendre des décisions. Il encourage l’autodiscipline et offre un sentiment d’accomplissement. Il encourage les femmes à prendre le contrôle de leurs vies et de leurs corps. Il offre aux adolescentes le respect de soi et la possibilité de se lever pour leurs droits. Il offre une plateforme pour apprendre aux garçons et aux jeunes hommes à respecter les femmes". 

Le sport apporte la confiance et la capacité à prendre des décisions. Il encourage les femmes à prendre le contrôle de leurs vies et de leurs corps. Nicole Hoevertsz Aruba

"Le sport peut nous aider à tendre vers l’égalité des sexes dans les sociétés, car il utilise son pouvoir pour unir les communautés, engager les jeunes, mobiliser les groupes les plus vulnérables, et créer des intérêts communs. Pour toutes ces raisons, la reconnaissance par les Nations Unies de l’importance du sport en tant que vecteur d’un mode de vie sain et de l’intégration éducative et sociale est une étape capitale pour le CIO et tout le mouvement sportif". 

Nicole Hoevertsz a enfin insisté sur l'approche imminentedes Jeux de Rio, en espérant que ces derniers laisseront un héritage durable pour les femmes et les jeunes filles, non seulement au Brésil mais dans le monde entier. "Unissons nos efforts pour miser davantage sur la jeunesse, afin de créer la transformation sociale qui contribuera grandement à créer un monde meilleur". 

L’Ambassadeur brésilien Antonio de Aguiar Patriota a pour sa part évoqué l’évolution des femmes brésiliennes aux Jeux Olympiques et a insisté sur l’héritage qu’a laissé la Coupe du monde de football en 2014; notamment le combat mené s'agissant du tourisme et de l’exploitation sexuelle. Il a souligné les efforts de son gouvernement pour promouvoir les femmes et les athlètes en particulier. Il a parlé d’engager les hommes dans son combat et de changer les mentalités pour assurer un héritage des Jeux. 

Heather Cameron, qui parcourt le monde avec son association "BoxGirls" , laquelle œuvre  pour l’éducation et les droits des femmes, mène des projets pour aider les filles réfugiées en Allemagne, construit des écoles de filles dans les bidonvilles du Cap en Afrique du Sud, a insisté sur l’importance de bien éduquer les différentes communautés. 

L’émouvante histoire de Khalida Popal 

Kahlida Popal a ému toute l’assistance en racontant son histoire, celle d’une jeune fille qui voulait jouer au football en Afghanistan, son combat incessant et le douloureux choix de l’exil qu’elle a dû faire en fin de compte. "En 2004, quand j’ai commencé le football, j’étais la première femme en Afghanistan à pratiquer ce sport. Dans mon pays, dominé par les hommes qui prennent toutes les décisions, c’est si difficile pour une femme de défendre ses droits et de faire entendre sa voix. Il n’existe pas de culture du sport en Afghanistan, particulièrement pour les femmes. Nous avons commencé à jouer pour nous amuser, ma mère était mon instructrice, elle m’a toujours encouragée pour que je mène une vie saine". 

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Phumzile Mlambo-Ngcuka : "Le sport est magique !" 

La directrice générale de l’ONU Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka a apporté sa conclusion.  « Ici, nous avons vraiment parlé de choses qui renforcent les femmes. Il s’agit d’actions positives, de résilience,  et c’est la raison pour laquelle le sport est si important. Le travail que nous accomplissons pour les femmes et les filles porte essentiellement sur ce contre quoi elles se battent. Le sport donne l’opportunité aux filles et aux femmes de se mettre en lumière de la façon la plus positive. Il démontre leur force et leur capacité à devenir des gagnantes. Mais le sport est également important dans notre société car il nous apporte les compétences que l’on pourra utiliser dans le travail et la vie », a-t-elle dit.

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« Le sport nous a donné l’occasion de nouer des partenariats excitants » a-t-elle ajouté. « A cette table, il y a nos partenaires : le Brésil, en tant que pays, l’est pour nous et pour le CIO, et ensemble, nous avons l’intention d’impacter les filles et les garçons de la communauté de Rio à travers le sport, et d’aborder tous les problèmes, de l’autonomisation des femmes à l’estime de soi, et bien sûr à tous les aspects du jeu. Ce sera l’héritage que nous laisserons pour ces gens et ces communautés.

« Le sport est magique, et l’ONU Femmes veut faire partie de cette magie ».

Lisez l’entier du discours de Phumzile Mlambo-Ngcuka ici.

C’est désormais une tradition pour le CIO et l’ONU Femmes d’organiser un évènement conjoint en marge de la Commission sur la Condition de la Femme au mois de mars. L’année dernière, l’évènement s’est tenu durant la période où les Etats Membres étaient en pourparlers pour déterminer le programme de développement pour l’après-2015. Cela a ainsi offert une occasion unique au CIO d’élargir le rôle du sport qui est désormais inscrit comme un vecteur important pour le développement individuel et social dans le monde entier.

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