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Le champion olympique Gary Hall Junior montre comment avoir du succès même si l'on souffre de diabète de type 1

Gary Hall Jr
Qu'il ait remporté cinq médailles d'or ou qu'il ait frappé un requin, Gary Hall Junior a été l'un des nageurs américains les plus en vue lors de trois éditions des Jeux Olympiques. Qu'il soit monté sur la plus haute marche du podium tout en gérant un diabète de type 1 rend son parcours d'autant plus remarquable. Il fait désormais partie du programme des expériences en ligne avec des olympiens et paralympiens proposé sur Airbnb. Son expérience consiste en un appel Zoom de 60 minutes en tête-à-tête, au cours duquel il offre des conseils et des astuces dans un séance intitulée "Concourir avec un diabète de type 1 et finir médaillé d'or".


Gary Hall Junior sourit en partageant un souvenir quelque 20 ans après avoir remporté l'or olympique du 50 m nage libre masculin. 

"Aux Jeux de Sydney 2000, j'étais en assez bonne santé pour gagner une médaille d'or individuelle aux Jeux Olympiques... mais pas assez pour pouvoir souscrire une assurance maladie", confie-t-il en secouant la tête. 

Derrière l'humour se cache son refus de prendre un 'non' pour une réponse et sa volonté de faire des recherches sur une situation médicale qui semblait devoir mettre fin à sa carrière.  

Gary Hall Jr IOC

La première expérience olympique de Gary Hall Jr est survenue quatre ans plus tôt. Il était déjà double champion du monde lorsqu'il s'est rendu à Atlanta en 1996, terminant les Jeux avec quatre médailles – des médailles d'or en relais dans le 4 x 100 m nage libre et le 4 x 100 m quatre nages, et des médailles d'argent individuelles dans le 50 m et le 100 m nage libre. Avec ses entrées dignes de stars du showbiz et son approche facile, le jeune homme qui avait alors 21 ans était l'une des personnalités les plus reconnaissables de la natation américaine lorsqu'il a tourné son attention vers les Jeux de Sydney. 

Les préparatifs se déroulaient sans heurts – il y a même eu une autre médaille d'or aux Championnats du monde en 1998 - lorsqu'en mars 1999, le monde de Gary Hall Jr s'effondre. Luttant pour comprendre pourquoi il se sentait constamment fatigué et assoiffé en permanence, le nageur s'est rendu chez son médecin, lequel lui a diagnostiqué un diabète de type 1.

"J'avais passé ma vie à me consacrer à mon corps, à la performance, à m'occuper de ma santé, à bien manger et à faire de l'exercice", indique Gary Hall Jr. "Le diagnostic est venu de nulle part, il n'y avait pas d'antécédents familiaux." Et de poursuivre : "J'étais sous le choc. Je n'avais aucune idée de ce que cela signifiait. Je présentais tous les symptômes classiques – soif continuelle, miction fréquente, perte de poids, irritabilité, fatigue, tremblements des mains, vision floue. Cela a fini par me rattraper et je me suis effondré."

Informé par son médecin que sa carrière de nageur était terminée – 'Vous devez penser à la fonction rénale, à ne pas vous faire amputer' – Gary  Hall Jr s'est mis en quête de réponses à sa multitude de questions. 


Ses recherches l'ont finalement mené à une endocrinologue respectée, le Dr Anne Peters, et à un nouveau regard.  

"J'attribue au Dr Peters le mérite de m'avoir donné les moyens d'agir", déclare-t-il. Et d'ajouter : "Ce n'était pas un message du genre 'Hé, tu peux le faire'. Ce qu'elle a dit après notre première consultation, c'est : 'Cela n'a jamais été fait auparavant. Mais essayons'. Je n'avais pas besoin d'un discours édifiant du style de ceux qu'on avait dans les vestiaires, j'avais besoin que quelqu'un me donne la permission d'essayer. J'ai dû réapprendre à m'entraîner. Énormément de changements ont dû être apportés pour tenir compte de cette nouvelle situation. J'ai pu le faire tant et si bien qu'en un an et demi, j'étais en compétition à Sydney."

"Lorsque j'ai été diagnostiqué en mars 1999, personne n'avait participé aux Jeux Olympiques avec un diabète de type 1, je suis devenu le premier athlète à le faire, tous sports confondus. Ensuite, je suis devenu le premier athlète à remporter une médaille avec un diabète de type 1. L'équipe qui me soutenait m'a vraiment donné des ailes. La façon dont nous avons géré mon diabète pour obtenir ce succès a changé ce qui est maintenant enseigné en école de médecine. Il n'y avait pas de documentation, et très, très peu de ressources disponibles sur la manière de gérer le diabète dans le sport. Il y en a beaucoup plus aujourd'hui, mais ce n'est toujours pas suffisant."

Chez les personnes atteintes de cette maladie qui a changé leur vie, il n'est guère de meilleur défenseur, ou de défenseur plus passionnés déterminé à ne pas laisser cette maladie le freiner ou le définir.  

Gary Hall Getty Images

Au cours de son expérience en ligne, Gary Hall Jr nous parle de ses stratégies d'adaptation et des moyens de vivre bien avec le diabète. Tout en soulignant qu'il n'est pas un professionnel de la santé, il indique les outils et les technologies qui peuvent transformer des vies, et donne des conseils et des astuces pour l'entraînement et la compétition.

"C'est un message d'espoir", précise-t-il. "Les nouvelles technologies et thérapies qui émergent sont très encourageantes."

Et de poursuivre : "Il y a de nombreuses personnes atteintes et bon nombre d'entre elles sont perdues. Certaines pensent que c'est la fin de leur carrière sportive."

"Grâce à mon travail de sensibilisation, j'ai deux casquettes. L'une s'adresse aux patients nouvellement diagnostiqués et à leurs familles, en disant : 'Ce n'est pas si grave. Vous avez de très bons outils à votre disposition et si vous êtes déterminés à gérer cela, vous pouvez faire ce que vous voulez. L'autre consiste à faire la lumière sur la gravité de la maladie. Le diabète est la principale cause de cécité, d'amputation des membres inférieurs, d'insuffisance rénale. Ces complications sont réelles. Après un diagnostic, vous êtes sous le choc. Les familles ont besoin d'être rassurées, d'avoir quelqu'un pour leur dire qu'elles peuvent aller bien." 

Gary Hall Jr Getty Images

Gary Hall Jr vit actuellement à Los Angeles et élève deux enfants – une fille de 14 ans et un fils de 12 ans. Le jour de son expérience en ligne, il venait de rentrer d'une expédition de pêche au harpon, ce qui lui a donné l'occasion d'évoquer la fois où, en 2006, il a dû malmener un requin qui menaçait sa sœur.

"Je suis heureux de parler de l'attaque du requin dans le cadre de l'expérience en ligne", ajoute-t-il en riant. "Et de mes aventures aux Jeux Olympiques. Il y a tellement d'athlètes qui souffrent de diabète de type 1 que cela m'a semblé être une bonne occasion de les aider. J'en souffre et j'ai pu participer à des compétitions au plus haut niveau mondial. Si je peux le faire, alors c'est aussi normal pour un footballeur de huit ans ou pour un athlète lors d'une rencontre d'État dans un lycée."  

Inscrivez-vous à "Concourir avec un diabète de type 1 et finir médaillé d'or" ici.

"Concourir avec un diabète de type 1 et finir médaillé d'or" est la séance que propose Gary Hall Jr dans le cadre des expériences en ligne avec des olympiens et des paralympiens en partenariat avec Airbnb. Ce programme permet en effet aux athlètes de gagner un revenu supplémentaire en partageant leur passion et leur vécu avec le public partout dans le monde. 

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