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Le Big Air aux Jeux Olympiques : un festival aérien !

S’élancer d’une longue rampe dont l’inclinaison atteint 40°, décoller le plus haut et le plus loin possible pour dessiner d’incroyables figures dans les airs, éblouir le public et les juges en innovant, et en repoussant les limites toujours plus loin… le Big Air en snowboard fait son entrée au programme olympique à PyeongChang 2018 !

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Qu'est-ce que le Big Air en snowboard ?

Là où en slopestyle, les « freestylers » s'élancent sur un parcours fait de divers modules, et lancent leurs « tricks » les plus fous sur trois tremplins disséminés dans la pente, ils ne sautent qu'une fois (disposant de trois tentatives) dans cette discipline, à partir d'une gigantesque rampe de lancement. Ils vont par conséquent beaucoup plus haut et beaucoup plus loin, ce qui leur permet de multiplier les rotations et de varier les figures à l'infini.

Six juges notent la hauteur, la difficulté, le style des figures et la qualité de la réception. A chacune de ses trois tentatives, il n'est pas rare qu'un concurrent reproduise à l'identique la figure qu'il a choisi d'exécuter. Sur un saut, la meilleure et la moins bonne note sont retirées. Une moyenne est ainsi atteinte. Le résultat final est la somme des deux meilleurs totaux.

Une « rampe » de Big Air peut être construite partout, et notamment en ville, en milieu urbain, pour des compétitions spectaculaires. Elle est constituée d'une piste d'élan, qui s'achève par un monticule de neige (la « table »), surmonté d'un tremplin (le « kick »). Le concurrent prend la vitesse qu'il estime nécessaire sur la piste d'élan, déclenche son saut à l'extrémité du « kick », et dispose d'une pente pour atterrir en douceur.

Les compétitions internationales de Big Air snowboard apparaissent dans les années 1990, notamment aux X-Games d'hiver. La discipline débute aux Championnats du monde FIS en 2003 à Kreischbeg (Autriche), pour une épreuve seulement masculine. Les femmes disputent leur première compétition aux Mondiaux en 2015, au même endroit. La première Coupe du monde de Big Air a lieu durant la saison 2010-2011.

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Le CIO inscrit le Big Air au programme olympique

Le 8 juin 2015, la commission exécutive du CIO arrête le programme définitif des Jeux de PyeongChang 2018 en incluant quatre nouvelles épreuves : le double mixte en curling, l'épreuve par équipes mixtes en ski alpin, celle du départ groupé en patinage de vitesse, et le Big Air en snowboard. Dans ce dernier cas, et en accord avec la Fédération Internationale de Ski (FIS), le CIO décide de retirer le slalom parallèle en snowboard (H/F) afin de permettre l'entrée du Big Air au programme. Ces changements traduisent l'évolution permanente du programme olympique d'hiver et s'appuient sur le succès des récentes éditions des Jeux. Ils s'inscrivent également dans le droit fil des réformes engagées dans le cadre de l'Agenda olympique 2020, lesquelles entendent assouplir le programme des Jeux Olympiques.

« Nous voulons montrer tous les aspects du snowboard, pour tous les publics du monde,
c'est donc parfait », réagit par exemple le Suédois Niklas Mattson. « C'est vraiment cool, c'est une étape majeure pour le snowboard féminin, on ne fait qu'un seul « trick » à l'inverse du slopestyle,  et je pense que cela va faire monter le niveau très haut ! », ajoute l'Autrichienne Anna Gasser.

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Gasser et McMorris prennent date à PyeongChang

Première femme à poser un « cab double cork 900 », Anna Gasser s'est imposée lors de la compétition pré-olympique disputée à Alpensia le 26 novembre 2016 sur la plus grande rampe au monde, puisqu'elle s'élève à 49 m. Cela a permis d'assister à des performances incroyables lors des compétitions masculine et féminine !

« La rampe était vraiment chouette, tout s'est très bien déroulé. La vitesse était raisonnable et la neige était vraiment de bonne qualité. J'espère que je pourrais effectuer une performance aussi bonne lors des Jeux de PyeongChang », a dit Anna Gasser, devenue par la suite championne du monde le 17 mars à Sierra Nevada en récoltant le note maximale de 100 à son 3e run !

Chez les hommes, le Canadien Mark McMorris (médaillé de bronze en slopestyle à Sotchi 2014) l'a emporté à Alpensia en exécutant à la perfection un « frontside triple cork 1440 », c'est-à-dire un saut constitué de quatre rotations tête en bas ponctuées de trois vrilles désaxées. « Mentalement, c'était quelque chose de difficile à surmonter, et terminer à la première place est la cerise sur le gâteau... Il me tarde d'être aux Jeux de PyeongChang, car ce site m'a bien traité », a-t-il déclaré.

Les passerelles entre le slopestyle et le Big Air sont nombreuses. Beaucoup d'athlètes brillent à l'identique dans les deux disciplines. Ainsi, aux Jeux, les délégations n'augmenteront pas, et les freestylers du snowboard pourront tenter leurs chances dans les deux compétitions. Les Américains champions olympiques 2014 de slopestyle, Sage Kotsenburg chez les hommes et Jamie Anderson chez les dames, qui excellent aussi en Big Air, et encore le Norvégien Ståle Sandbech, dauphin de Kotsenburg à Sotchi et champion du monde 2017 dans cette discipline, pourraient bien être de ceux-là !

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