skip to content
IOC
Buenos Aires 2018

Le beau geste sportif de Robert Howard, l'Iran au sommet

Tandis que les jeunes athlètes iraniens ont porté leur pays au sommet des compétitions de lutte des JOJ de Buenos Aires 2018 avec quatre médailles dont deux titres en gréco-romaine, l'Américain Robert Howard a attiré l'attention avec un geste d'une sportivité exemplaire. 


Ce dimanche 14 octobre, au moment où Robert Howard remporte la plus grande victoire de sa carrière en style libre, dans la catégorie des 55 kg, il apporte aux États-Unis leur deuxième titre en lutte aux JOJ de Buenos Aires. Son équipe rejoint ainsi l'Iran, la Russie et le Japon avec deux médailles pour chacun de ces pays. Ce qui reflète bien l'ampleur du partage des différents podiums durant trois jours de compétitions passionnantes qui ont permis à des athlètes de 27 nations de se classer parmi les trois meilleurs de leurs catégories respectives.

Si aucun pays n'a pu asseoir sa domination dans les quinze catégories en lutte gréco-romaine, lutte libre et lutte libre féminine, on se souviendra du beau geste de Robert Howard, qui a magnifié l'esprit du tournoi. L'athlète de 16 ans qui combat souliers dorés aux pieds dispute sa finale face à l'Argentin Hernán Almendra. Il anéantit les espoirs de tout un peuple (l'Argentine n'a jamais gagné de médaille d'or olympique en lutte) en s'imposant sur supériorité technique. Robert Howard choisit alors de prendre le bras de son adversaire et de le lever face au public pour une célébration commune.

IOC


"Je sais qu'il voulait vraiment gagner. C'est terrible de l'en avoir empêché", déclare ensuite Robert Howard. "J'ai essayé de rendre les choses sympas pour lui à la fin. Mais franchement, ça craint d'être celui qui gâche la fête." Howard lève le bras d’Almendra pendant que les supporters locaux entonnent des hymnes de football. "Je leur ai juste donné ce qu'ils désiraient, leur champion ! Je l'ai fait pleurer, je ne sais pas s'il s'agissait de larmes de joie ou de larmes de tristesse, mais c'est un moment que je n'oublierai jamais et je ne pense pas qu'il l'oubliera non plus de sitôt".

Quand le lutteur américain a rejoint un club du New Jersey il y a quatre ans, un entraîneur lui a expliqué qu'il devait faire en sorte d'être n°1 dans tout ce qu'il faisait dans la vie. Ces conseils ont contribué à transformer ce garçon timide en gagnant. "Ils m'ont juste appris l'excellence et à devenir un champion. Si tu le veux, va le chercher. Ça ne viendra pas tout seul à toi". Et d'ajouter : "Si je veux sortir avec une fille, je lui demande. Je ne vais pas m'asseoir et attendre qu'elle vienne vers moi. Si je veux un 20 pour cet examen, je vais étudier à fond. L’état d’esprit consistant à être un gagnant sur le tapis de lutte, mais également partout dans la vie, fait définitivement partie du jeu."

Avoir gagné ne suffit pas à sa coéquipière Emily Shilson, qui a du mal à sourire après avoir remporté le titre des 43 kg chez les femmes. Elle est déçue d'avoir permis à son adversaire indienne Simran Simran de marquer des points. "J'aurais juste souhaité que le combat se déroule un peu différemment. J'aurais aimé l'empêcher de marquer des points. Ça n'a tout simplement pas été aussi bon que je l'aurais voulu, et je veux continuer à chercher la perfection. Je veux juste être la meilleure possible. Je veux rester la meilleure au monde. "

IOC

L’Iran s’est imposé comme l’équipe la plus forte sur le tapis du pavillon Asie, avec deux médailles d'or en gréco-romaine (Amirreza Mohammadreza Dehbozorgi dans la catégorie des 45 kg et Mohammad Ghorbanali Nosrati chez les 92 kg) et deux d'argent en lutte libre masculine. Les deux titres remportés par le Japon sont allés à Wataru Sasaki en lutte gréco-romaine 51 kg et à Nonoka Ozaki en style libre féminin 57 kg. Le Japon a également remporté deux médailles de bronze. Quant à la Russie, elle a décroché l'or grâce à Akhmedkhan Tembotov et Sergei Kozyrev, tous deux en lutte libre hommes, chez les 80 et 110 kg respectivement.

IOC

Chez les femmes, les autres titres sont allés à la Suédoise Emma Jonna Malmgren (49 kg), à la Chinoise Xinru Zhou (65 kg) et à la Cubaine Milaimys Marin Potrille (73 kg). En lutte gréco-romaine, la Géorgie (Giorgi Chkkhivadze, 60 kg) et la Moldavie (Alexandrin Gutu, 71 kg) ont également fêté un titre. Enfin, en lutte libre hommes, l'Ouzbek Umidjon Jalolov s'est imposé dans la catégorie des 48 kg. 

back to top En