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PyeongChang 2018

Laura Dahlmeier prête pour réaliser un festival en biathlon à PyeongChang 2018

Laura Dahlmeier s’annonce comme l'une des grandes stars des Jeux Olympiques de PyeongChang 2018. Rien ne lui résiste, et elle réalise un exploit exceptionnel lors des Championnats du monde IBU en février 2017 à Hochfilzen où elle est la première biathlète de l’histoire à remporter cinq médailles d’or. Elle s'adjuge également le classement général de la Coupe du monde IBU 2016-2017. Elle est la n°1 mondiale.

Si elle explique en mars 2017 à PyeongChang qu'il est "toujours important de revenir à un endroit où vous avez eu de bonnes sensations", Laura Dahlmeier vient tout juste de faire le nécessaire dans la perspective des Jeux d'hiver 2018. La Coupe du monde IBU se pose dans le stade de biathlon d'Alpensia pour sa 7e étape de la saison 2016-2017. Les 2 et 4 mars, Laura Dahlmeier est impériale sur la neige sud-coréenne : victoire à 10 sur 10 dans le sprint, puis à 20 sur 20 dans la poursuite qu'elle remporte avec plus d'une minute d'avance. Pas la moindre cible manquée sur le pas de tir qui décidera des podiums olympiques. Une semaine plus tard, la jeune championne allemande remporte sa 10e victoire de l'hiver dans la poursuite de Kontiolahti (Finlande) pour s'assurer définitivement le gros globe de cristal (agrémenté des petits globes de l'épreuve individuelle et de la poursuite) succédant pour son pays à Magdalena Neuner qui s'était arrêtée sur son 3e triomphe au classement général en 2012. C'est pour elle la conclusion d'une saison historique.

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Onze médailles mondiales à la suite !

Sur le podium du départ groupé, dernière course des Championnats du monde disputés à Hochfilzen (Autriche) le 19 février 2017, Laura Dahlmeier écarte les doigts de sa main droite pour former le chiffre "5". Comme les cinq médailles d’or qu’elle a remportées dans ces Mondiaux, un exploit exceptionnel puisqu’elle est la première biathlète à atteindre ce total sur une édition de la compétition planétaire. Relais mixte, poursuite, relais féminin, épreuve individuelle, départ groupé : seul le titre du sprint lui a échappé, lorsqu’elle a remporté la médaille d’argent derrière la Tchèque Gabriela Koukalová.

Mais Laura Dahlmeier n’aurait pas eu assez de ses deux mains pour décrire sa série de médailles aux Championnats du monde : l’année précédente à Oslo-Holmenkollen, elle était aussi montée sur cinq podiums d’affilée, remportant au passage le premier titre de sa carrière dans la poursuite.

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"Je ne réalise pas encore. C’est comme un rêve qui devient réalité. J’essaye juste de donner le meilleur à chaque course. Et oui, je l’ai fait. Ce furent de grands Championnats du monde. C’est énorme de gagner cinq médailles d’or et une en argent. C’est aussi ma onzième médaille mondiale d’affilée. Mais je vous assure que je ne m’attendais pas à ça", fait remarquer à chaud la reine des Mondiaux 2017.

Déjà au top à l’adolescence 

Née à Garmisch-Partenkirchen le 22 août 1993, dotée d’un petit gabarit (1,62 m pour 52 kg) et d’une résistance exceptionnelle à l’effort, Laura Dahlmeier tient déjà en mains un fusil de biathlon à l’âge de sept ans. Mais elle dispute aussi à l’époque ses premières compétitions en ski alpin. Au bout de deux ans, elle choisit finalement son sport. À l’adolescence, Laura Dahlmeier enregistre ses premiers succès significatifs. Elle attire l’attention lors du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne de Liberec (République tchèque) 2011, en remportant les trois courses au programme (le 10 km individuel, le 6 km sprint et le relais mixte). C’est aussi l’année où elle termine son Abitur (équivalent du Baccalauréat) et où elle intègre le Club fédéral des douanes, "ce qui m’a permis depuis ce jour de me concentrer à 100 % au biathlon."

Laura Dahlmeier débute sur la Coupe du monde IBU à 19 ans, lors de la saison 2012-2013. Ce même hiver, elle remporte trois médailles d’or lors des Championnats du monde juniors disputés à Obertillach (épreuve individuelle, sprint, relais). Elle est sélectionnée dans l’équipe d’Allemagne pour disputer les Jeux d’hiver 2014 à Sotchi. "Une expérience brillante", dira-t-elle de cette première apparition sur la grande scène olympique, où son meilleur résultat est une treizième  place à l’arrivée de l’épreuve individuelle.

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Sur les traces de Magdalena Neuner

Laura Dahlmeier, qui trouve son équilibre dans le trekking et l’escalade en montagne, ("Mon hobby, qui m’aide à rester normale et m’apporte la concentration pour un exercice comme le tir") va très vite marcher sur les traces de Magdalena Neuner, la dernière grande biathlète allemande, double championne olympique et douze fois médaillée d’or mondiale, qui a pris sa retraite sportive à 25 ans en 2012. Le 5 février 2015 à Nové Město na Moravě (République Tchèque), la championne de Garmisch remporte sa première victoire en Coupe du monde : le sprint. Elle monte en puissance et s’impose dans toutes les disciplines, mais c’est à 23 ans, lors de l’hiver 2016-2017 qu’elle prend son véritable envol pour devenir l’incontestable numéro 1 mondiale.

En relais, Laura Dahlmeier est toujours placée en position de finisseuse. Que ses partenaires la lancent en tête de l’épreuve ou non, le résultat reste le même : le quatuor féminin allemand est tout simplement resté invaincu durant toute la saison 2016-2017. Sa puissance sur les skis, sa précision fusil en mains et le calme qu’elle sait afficher en confrontation directe sur le pas de tir, font merveille. Si elle rate une cible au dernier tir, elle est aussi capable de rattraper et de dépasser ses adversaires dans le tour final !

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Elle sait aussi se réserver pour garder des forces, comme lors de l’étape de Coupe du monde à domicile d’Oberhof début janvier 2017 où elle choisit de ne pas s’aligner.  Cela ne l’empêche pas de gagner partout, de s’adjuger avant le terme de la saison le petit globe de l’épreuve individuelle où elle n’a pas été battue de l’hiver.

En route pour PyeongChang 

Laura Dahlmeier ne dispute pas la première étape de la Coupe du monde 2017-2018 à Östersund à cause d'un refroidissement. Le temps qu'elle retrouve son rythme, en commençant par une victoire en relais à Hochfllzen, toujours en position de finisseuse, et la voilà sur toutes les marches du podium, du 14 au 16 décembre, lors de l'étape du Grand-Bornand (France), avant l'entrée dans l'année olympique : 2e du sprint, gagnante de la poursuite, 3e de la Mass Start. 
 
Une montée en puissance qui mène tout droit au stade olympique de biathlon d'Alpensia à partir du 10 février,  où elle s’annonce comme une des stars des Jeux d’hiver 2018. Elle aura ses chances dans chacune des six épreuves, et si elle affiche en République de Corée la même forme qu’en 2017, rien ne lui résistera. 

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