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Date
04 mars 2009
Tags
Actualités Olympiques ,

Lancement sur www.olympic.org de la série de nouvelles sur le Congrès olympique


Le Congrès virtuel étant à présent terminé, www.olympic.org lance aujourd’hui sa série de nouvelles sur le Congrès olympique. À partir de maintenant et jusqu’à fin septembre, une nouvelle liée au Congrès olympique sera diffusée chaque semaine sur la page d’accueil du site Internet du CIO. La première partie de cette série consiste en des articles sur chacun des précédents Congrès. Dès juin, un des thèmes ou sous-thèmes du Congrès sera mis en valeur chaque semaine avec une courte vidéo illustrant les activités déjà menées dans ce domaine. La nouvelle d’aujourd’hui revient sur les premiers Congrès et sur la manière dont Coubertin les définissait.

Le passé nous enseigne l’avenir
Après son inauguration à Paris en 1894, le Congrès olympique, tout comme les Jeux Olympiques, a durant de nombreuses années fait date dans l’histoire olympique moderne. Il est devenu la plateforme d’échanges pour les trois piliers du Mouvement olympique : le CIO, les CNO et les FI. Plus de quarante années ont séparé la tenue du 9e Congrès à Berlin de l’édition suivante en Bulgarie en 1973, mais les Congrès olympiques ont toujours eu un impact important sur la manière dont fonctionne le Mouvement olympique. Ils ont ponctué l’histoire de l’Olympisme.

Les huit Congrès de Coubertin
Huit des 12 Congrès olympiques qui ont eu lieu à ce jour ont été planifiés et tenus par Pierre de Coubertin et leur contenu était étroitement lié à l’idée philosophique qu’il avait de l’Olympisme moderne, à savoir une unité harmonieuse du corps et de l’esprit. Les Congrès olympiques étaient conçus comme une orientation et une justification intellectuelles et Coubertin les utilisait pour unir le sport moderne, la science et l’art. Ils montraient que, pour Coubertin, l’idéal olympique était plus qu’une question de sport.

Des orateurs de haut niveau
Les Congrès se sont tenus à intervalles irréguliers jusqu’en 1930 avec des thèmes relatifs à la santé et à l’éducation. Les premières années étaient notables en raison des personnalités importantes recrutées comme orateurs parmi le large cercle de connaissances de Coubertin. En 1897, l’explorateur français Gabriel Bonvalot ainsi que le père Didon, célèbre prêtre dominicain et écrivain, prirent tous deux la parole au Havre. En 1905, l’écrivain Marcel Prévost prononça un discours d’ouverture et, pour la conférence spéciale lors du Congrès de Lausanne en 1913, Coubertin bénéficia non seulement du soutien du célèbre historien italien G. Ferrero, mais aussi d’une contribution de l’ancien président américain Theodore Roosevelt. L’autobiographie sportive de Roosevelt avait d’ailleurs été rédigée exclusivement pour cette occasion.

Des sites impressionnants
Les sites où se sont tenus les Congrès étaient aussi soigneusement sélectionnés par Coubertin. Ce dernier choisissait délibérément des villes intellectuelles pour impressionner les cercles d’érudits qui n’avaient aucun lien avec le sport. Les Congrès de 1894 et 1914 furent organisés à la Sorbonne et, en 1906, la conférence consultative fut ouverte à la Comédie Française. En 1905, les congressistes se réunirent dans le bâtiment de l’Académie des Sciences de Bruxelles et, en 1913, dans la salle du Sénat de l’Université de Lausanne.

Un programme de divertissement attrayant
Enfin, comme il se doit pour des noms et lieux si illustres, Coubertin s’est toujours assuré qu’un programme de divertissement attrayant complétait l’ordre du jour chargé des Congrès. En 1905, pour impressionner à la fois les participants et les habitants du Havre (dont le président français qui y avait sa résidence d’été), l’ouverture du Congrès fut marquée par une démonstration sportive nocturne au square Gambetta, illuminé par des lanternes chinoises, le tout pour un coût dépassant les 1 000 francs pour Coubertin. Et à Berlin en 1930, lors du premier Congrès de l’après-Coubertin, le président allemand von Hindenburg organisa une réception pour tous les délégués.
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