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Comme décrit dans le rapport officiel, « Le parcours doit être entièrement effectué par patrouilles complètes, les skieurs étant équipés en tenue de campagne avec armes et bagages ». Six formations (Finlande, France, Italie, Pologne, Tchécoslovaquie, Suisse) sont au départ à partir de la patinoire/stade olympique pour une boucle qui les ramène au même endroit. Les patrouilles s’élancent toutes les trois minutes.
Première partante, la patouille de Finlande arrive première au terme des 30km. Mais la formation suisse, emmenée par le lieutenant Denis Vaucher, avec Alfred Aufdenblatten, Alfons Julen et son frère Anton Julen, qui s’est élancée la dernière, 15 minutes plus tard que la Finlande, est la deuxième à revenir dans le stade, moins de 10 minutes après l’équipe scandinave. Son temps de 4h00:06 lui accorde un avantage de plus de 6 minutes sur la Finlande, 19 minutes sur la France, et 22 minutes sur la Tchécoslovaquie, alors que l’Italie et la Pologne ont abandonné.
Denis Vaucher, Aufdenblatten, et les frères Julen, en plaçant huit balles, peuvent bien être ensuite moins forts au tir que les Finlandais qui rentrent onze balles, le classement ne bougera pas. Les Français, eux, n’atteignent que deux fois la cible. Le classement final voit la Suisse triompher en 3h56:06 devant la Finlande (4h00:19) et la France (4h20:18).
Le quatuor suisse restera le seul champion olympique de la discipline. Celle-ci est encore présente en 1928 à Saint-Moritz, en 1936 à Garmisch et en 1948 de nouveau Saint-Moritz, mais en tant que sport de démonstration et sans résultats officiels. Il faudra attendre les Jeux d’hiver de 1960 à Squaw Valley pour les débuts du biathlon olympique, avec une épreuve individuelle sur 20km. Mais c’est une autre histoire…