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2016 Getty Images
Date
15 août 2016
Tags
Solidarité Olympique , Rio 2016 , Actu CIO

La Solidarité, un concept gagnant à Rio

De nombreuses performances réalisées dans le cadre de Rio 2016 prouvent que des moyens financiers limités ou un contexte difficile ne sont pas nécessairement des barrières insurmontables pour un athlète talentueux.

Plusieurs sportifs ont ainsi eu l’occasion de développer leurs capacités grâce aux bourses délivrées par la Solidarité Olympique. Ce programme aide les athlètes qui n’auraient autrement pas accès aux équipements ou ressources nécessaires, à atteindre malgré tout le sommet de leur discipline.

Sur la première semaine des Jeux Olympiques, les bénéficiaires des bourses de la Solidarité Olympique totalisent dix médailles d’or (28 au total). Le nageur kazakh Dmitriy Balandin fait partie des 1 500 sportifs qui ont reçu un soutien financier du programme de la Solidarité dans le cadre de Rio 2016. Le jeune homme de 21 ans est à l’origine de l’une des plus grosses sensations de la semaine en remportant le 200m brasse. Il a ainsi offert à son Comité National Olympique (CNO) sa première médaille en natation. 

« C’est un immense honneur et certainement le plus beau cadeau que je pouvais faire à mon pays, confirme l’intéressé. C’est un moment historique car le Kazakhstan n’avait jamais obtenu de médaille en natation. Je suis très fier et heureux d’être le premier. »

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Également bénéficiaire du programme de la Solidarité Olympique, Majlinda Kelmendi est, quant à elle, la lauréate de la première médaille olympique du Kosovo. La jeune femme a en effet décroché l’or dans l’épreuve de judo des moins de 52kg. Son pays a rejoint le Comité International Olympique (CIO) après les Jeux Olympiques de Londres 2012, durant lesquels Kelmendi avait représenté l’Albanie.

« C’est la première fois que le Kosovo participe aux Jeux Olympiques. Cette médaille d’or est énorme, s’est exclamée la championne. Je viens de prouver au monde que même après une guerre, même après avoir survécu à une guerre, rien n’est impossible si on le veut vraiment. Si vous voulez devenir champion olympique, c’est possible, même si vous venez d’un petit pays pauvre. » 

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D’autres titulaires du programme de la Solidarité Olympique sont montés sur les podiums de Rio, à l’image de Lukas Krpalek, médaille d’or des moins de 100kg en judo pour la République tchèque, ou de l’épéiste hongroise Emese Szasz, qui s’est elle aussi couverte d’or. Les frères croates Martin et Valent Sinkovic, vainqueurs du deux de couple masculin, ont également reçu l’aide du programme de la Solidarité Olympique.

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Le concept de la Solidarité Olympique a été lancé dans les années 1960 dans le but de soutenir les Comités Nationaux Olympiques des pays indépendants depuis peu. En 1981, la commission de la Solidarité Olympique a vu le jour pour encourager le développement du sport et prêter assistance aux Comités Nationaux Olympiques, en particulier aux plus nécessiteux.

« Grâce à l’augmentation des fonds disponibles, la Solidarité Olympique a élargi le champ de ses activités en intégrant de nouveaux éléments sur chaque cycle de quatre ans », explique le cheik Ahmad Al-Fahad Al-Sabah, président de la commission de la Solidarité Olympique. « Aujourd’hui, la Solidarité Olympique offre de nombreuses opportunités de financement aux CNO qui souhaitent renforcer leurs activités. »

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L’équipe olympique des réfugiés figure évidemment en bonne place parmi les innovations du CIO pour Rio 2016. Cette équipe unique en son genre, qui rassemble dix athlètes ayant été contraints de quitter leur patrie, reçoit le soutien de la Solidarité Olympique. 

L’Olympic Athletes’ Hub a invité les titulaires des différentes bourses à raconter leur histoire personnelle en utilisant le mot-dièse #OlympicSolidarityScholarship.

Les précédents bénéficiaires de la Solidarité Olympique soulignent que ce programme leur a permis de réaliser un rêve à côté duquel ils seraient peut-être passés. 

« Sans la bourse olympique, je ne serais pas en mesure d’évoluer à ce niveau », confirme Natalya Coyle, qui a pris part au pentathlon moderne sous les couleurs de l’Irlande à Londres 2012 et qui sera de nouveau au rendez-vous durant la deuxième semaine de Rio 2016. « C’est une discipline qui coûte cher. Mais grâce à l’aide que j’ai reçue, j’ai pu participer à toutes les Coupes du monde. Sans cet argent, je serais restée chez moi. »  

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