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Date
27 mai 2003
Tags
Actu CIO

La Revue Olympique fait parler d'elle


La Revue Olympique nouvelle formule fait apparemment les gros titres des journaux dans le monde, à commencer par la Grande-Bretagne où un extrait du magazine a fait la une de l'édition d'aujourd'hui du Guardian, avant que l'histoire ne soit reprise à la radio et à la télévision.

À l'origine de tout cela : une discussion entre le quadruple champion olympique de natation Alexander Popov et le président du CIO, Jacques Rogge, portant sur le niveau des concurrents aux Jeux Olympiques. Dans cette interview sortant de l'ordinaire, Popov pose la question suivante au président : " À Sydney, les sportifs de certains pays ont bénéficié d'invitations sans avoir le niveau olympique. Cela se reproduira-t-il à Athènes ? "

Réponse on ne peut plus claire du président : " Nous tenons à éviter ce qui s'est produit à Sydney en natation. Le public a adoré, pas moi. Respectons les sportifs. Les Jeux sont à la fois le rendez-vous de l'excellence - avec les meilleurs athlètes du monde - et celui de l'universalité. Si vous ne qualifiez que les meilleurs, alors le risque serait d'exclure de fait la moitié des pays participants. Il faut donc préserver une certaine universalité. Pour cela, le niveau des moins forts doit être amélioré, nous allons y contribuer à travers la Solidarité Olympique. "

Ce sont en effet quelque USD 13 700 000 qui sont consacrés, à travers la Solidarité Olympique, à des bourses d'entraînement pour athlètes d'une durée de deux ans. Grâce à ces bourses, les athlètes ont la possibilité de se rendre dans des centres d'entraînement de haut niveau, où ils bénéficient de l'enseignement d'entraîneurs spécialisés. La Solidarité Olympique s'efforce d'offrir aux athlètes le meilleur environnement possible afin que ces derniers soient à même de développer leurs talents et de se qualifier, selon leurs propres mérites, pour les Jeux Olympiques. Certains frais de participation à des compétitions officielles comptant pour la qualification olympique sont également pris en charge.

Et le président Rogge d'ajouter dans sa réponse : " Par le passé, nous avons commis l'erreur de sélectionner des athlètes au tout dernier moment. Un pays disait : 'Nous n'avons pas de qualifiés, pourrions-nous bénéficier d'une wild card ?' Mais leurs athlètes n'étaient pas suffisamment entraînés. Leur niveau était trop faible. À présent, nous demandons aux pays susceptibles de ne pas avoir de qualifiés de diriger les candidats vers les centres d'entraînement dans le pays ou à l'étranger, deux ans à l'avance. En les soutenant fortement, nous pouvons en deux ans élever leur niveau de sorte que ces situations ne se reproduisent plus. "

Le programme de bourses proposé par la Solidarité Olympique entend atteindre trois objectifs : premièrement, faire en sorte que chaque Comité National Olympique envoie des athlètes dûment qualifiés aux Jeux sans devoir recourir à des invitations; deuxièmement, garantir l'universalité des Jeux Olympiques; et, troisièmement, favoriser l'égalité afin que les athlètes des pays en développement aient les mêmes possibilités d'entraînement que ceux des pays développés.

Ce programme de bourses olympiques est en place depuis les Jeux de Barcelone. Pour les Jeux de Sydney, 632 bourses ont été octroyées, qui ont permis à 472 athlètes, représentant 111 Comités Nationaux Olympiques, de se qualifier.

À noter également que les invitations existent toujours; mais les athlètes qui les reçoivent doivent avoir un niveau technique minimal, tel que défini par les Fédérations Internationales compétentes.

A propos de la Solidarité Olympique

A propos de la nouvelle Revue Olympique
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