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Date
12 févr. 1972
Tags
Sapporo 1972 , Actu CIO , , Patinage de vitesse , Pays-Bas

La revanche de Christina Baas-Kaiser

L’aventure olympique de Christina Baas-Kaiser est l’histoire classique du triomphe sur l’adversité. Lorsqu’arrive Sapporo, la patineuse néerlandaise a déjà été écartée non pas une, mais deux fois de la sélection olympique. En 1963, on lui a dit qu’elle était trop âgée, alors qu’elle n’avait que 24 ans et qu'elle avait signé les meilleurs chronos de la saison. Sa mise à l’écart lui vaudra plus tard des excuses en bonne et due forme de la part des responsables de l’équipe nationale néerlandaise.


Elle est quand même retenue pour les Jeux de 1968 à Grenoble, où elle gagne la médaille de bronze sur 1 500 m et 3 000 m et continue sur sa lancée, la trentaine passée, terminant notamment quatre fois vice-championne du monde entre 1969 et 1972. Aussi, personne ne comprend qu’elle ne soit pas une nouvelle fois retenue dans la sélection olympique en partance pour le Japon. Son âge semble à nouveau poser problème (elle aura 33 ans au moment des Jeux), mais cette fois, la décision va être infirmée. Alors que Trijnie Rep peine à trouver sa meilleure forme, les sélectionneurs appellent Stien Baas-Kaiser à la rescousse en dernière minute.

Elle répond présent avec style et détermination. Elle signe tout d’abord une performance de choix sur 1 500 m en décrochant l’argent, après avoir comblé un retard de plus d’une seconde pour venir mourir à deux dixièmes de l’or.

C’est cependant le 3 000 m qui va lui apporter ses plus belles satisfactions. La talentueuse patineuse soviétique Nina Statkevich établit le premier chrono de référence en 5’01’’79, une marque qui reste néanmoins à une quinzaine de secondes du record du monde de Christina Baas-Kaiser. L’Américaine Dianne Holum abaisse ensuite le meilleur temps à 4’58’’67 jusqu’à l’entrée sur la glace de Stien Baas-Kaiser qui va mettre un point final superbe à sa carrière.

Elle pulvérise tout simplement le temps de l’Américaine, bouclant la distance en 4’52’’14 pour s’imposer avec plus de six secondes d’avance. Il s’agit de la plus grande marge victorieuse de l’histoire. Christina Baas-Kaiser finit donc par devenir championne olympique et quitte la scène tout en haut de l’affiche.


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