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Date
11 déc. 2007
Tags
Actualités Olympiques

La prise de carres façon Eriksen


Stein Eriksen voit le jour il y a 80 ans, le 11 décembre 1927 en Norvège, pays où le ski est roi. Outre de spectaculaires succès, le Norvégien apportera au ski alpin sa classe et une technique propre qui feront de lui une figure emblématique dans son sport. Eriksen fait partie des athlètes qui font du sport un art où performance et grâce se confondent.
 
Vitesse et élégance 
Fin des années 1940, Eriksen déboule sur le circuit international : les skis sont en bois et les souliers en cuir, rien à voir avec l'équipement en matériaux composites et sophistiqués d'aujourd'hui; les poteaux sont rigides et obligent les skieurs à contourner l'obstacle, rien à voir avec les piquets articulés que les slalomeurs actuels percutent de plein fouet. À l'attaque d'une porte, le Norvégien réalise une contre-rotation des épaules qui s'éloigne du mouvement traditionnel pour s'approcher plus près des obstacles et ainsi gagner en temps et en fluidité. Rester harmonieux et élégant n'est pas de moindre importance pour Eriksen qui n'imagine pas la performance sans le style : "La grâce sur les skis devrait être le but ultime de ce sport."
 
Géant ! 
Le baptême olympique du séduisant skieur a lieu à Saint-Moritz en 1948, les premiers Jeux d'hiver de l'après-guerre. Parmi les as du ski alpin de l'époque, les Français Henri Oreiller et James Couttet ou le Suisse Karl Molitor, Eriksen concourt dans trois épreuves : le slalom, la descente et le combiné alpin avec, comme meilleur classement, une 29e place dans le slalom. Un an plus tard, aux Championnats du monde à Aspen sur terres américaines, il s'adjuge le bronze en slalom.
 
C'est dans son pays, à Oslo, qu'il retrouve les Jeux Olympiques d'hiver en 1952 pour lesquels il hisse le drapeau aux cinq anneaux à la cérémonie d'ouverture des épreuves de ski alpin à Norefjell. Le programme comprend pour la première fois une épreuve de slalom géant qui se déroule en une seule manche. Eriksen, qui se joue de la gravité, dévale la piste à plus de 40 km/h pour terminer premier, 479 mètres plus bas et devant les 82 autres engagés qui terminent la course. Quatre jours plus tard, Stein s'élance dans le slalom et obtient la médaille d'argent à l'issue des deux manches derrière l'Autrichien Othmar Schneider et devant un autre Norvégien, Guttorm Berge. Grâce à ses prouesses, Eriksen apporte à la Norvège les premières médailles olympiques d'or et d'argent de son histoire en ski alpin.
 
Eriksen parachève son palmarès en devenant triple médaillé d'or aux Championnats du monde de ski alpin à Are en Suède en 1954. Il retrouvera les Jeux Olympiques d'hiver lorsqu'ils retourneront en Norvège à Lillehammer en 1994 : à 66 ans, Stein Eriksen est choisi pour faire entrer le drapeau olympique dans le stade aux côtés de sept autres athlètes norvégiens de renom.
 
Une source d'inspiration 
Après sa carrière d'athlète, il part enseigner sa technique aux États-Unis où il godille les skis toujours impeccablement serrés, de la Californie au Colorado, pour finalement se fixer en Utah dans la région de Salt Lake City, ville qui accueillera les Jeux d'hiver de 2002.
 
Véritable champion et adepte du ski dans sa forme acrobatique, le Norvégien n'a pas que la vitesse en tête : "Je voulais donner l'impression de skier sans effort, pour inspirer les gens. Je voulais qu'ils disent : 'Un jour, j'aimerais pouvoir skier comme ça'." Pas d'inquiétude Eriksen, c'est réussi !
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