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Chiappini 2013 Getty Images
Date
20 juil. 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Water polo

La poloïste locale Izabella Chiappini savoure sa première expérience olympique


Iza Chiappini a eu un premier contact avec le water-polo alors qu’elle était encore dans le ventre de sa mère. 19 ans plus tard, elle a été désignée deuxième joueuse du monde et savoure aujourd’hui la perspective de ses débuts olympiques dans son Brésil natal.

Avant même sa naissance, les fées du water-polo se sont penchées sur le berceau d’Iza Chiappini, promise à un destin dans les bassins. Fille aînée de deux poloïstes argentins, sa mère a même disputé une compétition sans savoir qu’elle était enceinte.

Et avec son père pour entraîneur, la Brésilienne de 20 ans est sur le point d’effectuer ses débuts olympiques à Rio 2016, alors qu’elle appartient déjà au gratin mondial.

Chiappini
© Getty Images

« Je n’ai malheureusement pas participé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse et je ne connais pas l’esprit olympique, c’est donc difficile à imaginer, dit Iza. Je suis néanmoins très excitée et je pense que ce sera comme des Jeux panaméricains, ma plus grande expérience jusqu’à présent, mais en version XXL, avec une cérémonie d’ouverture gigantesque et superbe, et de nombreux athlètes du monde entier. »

« Mon père était joueur, il est aujourd’hui entraîneur. Ma mère pratiquait aussi le water-polo. Je suis donc en contact et je vis avec le water-polo depuis que je suis bébé, explique-t-elle. Et même avant, puisque ma mère a participé à une compétition sans savoir qu’elle était enceinte. Ma relation avec le water-polo a donc commencé avant ma naissance ! »

Malgré ses chromosomes sportifs, Iza a bien failli abandonner le water-polo et se tourner vers d’autres sports au bout d’un an d’entraînement, lorsqu’elle avait 12 ans. « J’ai dit à mes parents que je ne voulais pas continuer, que ça ne me plaisait plus, que je jouais parce qu’ils m’obligeaient à le faire et que j’étais la seule fille de mon âge dans les bassins. J’ai donc décidé d’arrêter durant un an. »

La jeune athlète de São Paulo confie qu’elle s’est essayée à d’autres sports, notamment le judo, la natation et même le handball à cause de ses ressemblances avec le water-polo. Mais elle a repris contact avec la discipline à l’occasion d’une compétition au Brésil et a eu envie de replonger. Aujourd’hui, elle espère que Rio 2016 favorisera l’émergence d’une nouvelle génération de poloïstes. « À 14 ans, j’ai assisté au Championnat panaméricain junior de water-polo, se souvient-elle. Je m’y suis à nouveau intéressé et je suis retournée faire mes classes, définitivement. »

Iza se rappelle qu’enfant, elle avait écrit sur la porte de l’armoire de sa chambre qu’elle voulait être la meilleure joueuse du monde. Et après avoir appris à gérer les difficultés et la pression de l’entraînement avec son père, elle a eu sa récompense sous la forme d’une ascension rapide. « J’espère qu’un jour, ce que je réalise en water-polo servira au développement du sport au Brésil et permettra peut-être d’attirer davantage d’enfants au water-polo. Ce serait vraiment génial. »

À 15 ans à peine, elle était déjà remplaçante dans l’équipe féminine qui a obtenu la médaille de bronze aux Jeux panaméricains de Guadalajara 2011 au Mexique, et titulaire dans celle qui a obtenu le même classement aux Jeux panaméricains de Toronto 2015 où elle a marqué 22 buts.

En janvier dernier, elle a terminé deuxième lors de la remise des récompenses aux Meilleurs joueurs mondiaux de l’année en water-polo, juste derrière la gardienne de but américaine Ashleigh Johnson.

« Je n’aurais jamais imaginé que ça arriverait aussi vite, dit-elle. Ce prix est le fruit d’heures d’entraînement, de conseils de mes parents, de bagarres avec mon père lorsqu’il m’entraînait. Ça n’a donc pas été facile d’arriver là. Au début, je n’arrivais pas à dissocier le père et l’entraîneur, et je prenais sur moi. Aujourd’hui, j’arrive mieux à faire la part des choses mais ça n’empêche pas mes parents de râler et de me secouer quand je ne joue pas bien ! »

À son avis, terminer à la cinquième ou sixième place à Rio 2016 constituerait un bon résultat pour l’équipe brésilienne, même si le podium reste possible.

Dans le même temps, elle a un autre objectif en tête : côtoyer Rafael Nadal, la star de tennis. « J’adorerais rencontrer Nadal et être prise en photo avec lui, dit-elle. Ma mère est folle de lui. Elle n’arrête pas de me dire : "Si jamais tu le rencontres, prends une photo pour moi !" »

Mais le moment décisif pour Iza, ce sera la cérémonie d’ouverture, lorsqu’elle pénétrera dans le stade Maracanã avec ses coéquipières, devant le pays tout entier. « Ce sera différent, je pense, de tout ce que j’ai vécu avec le water-polo, souligne-t-elle. Plus ça se rapproche, et plus je deviens nerveuse et impatiente d’y participer. Rien que d’y penser, j’ai du mal à respirer. Je m’imagine déjà avec mes partenaires en train de verser des larmes de joie lorsque nous défilerons avec la délégation brésilienne à la cérémonie d’ouverture. Et j’espère que je pourrai faire le maximum lors du tournoi de water-polo pour aider le Brésil à obtenir un bon classement. »
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