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OIS / IOS
Date
10 oct. 2018
Tags
Actualités Olympiques, JOJ, Buenos Aires 2018
Buenos Aires 2018

L’accélérateur de performance, la grande attraction du village olympique de la jeunesse

L’accélérateur de performance est la grande attraction du village olympique de la jeunesse : les athlètes peuvent y subir une batterie de tests pour découvrir comment ils peuvent franchir un palier.



Parmi toutes les tentes du village olympique de la jeunesse de Buenos Aires 2018, il y en a une qui suscite un intérêt particulier chez les athlètes et leurs entraîneurs : l’accélérateur de performance.

La structure, en forme d’igloo, est le fruit du premier partenariat entre l’Université de Lausanne, l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP) à Paris et le Comité International Olympique (CIO).

Les chercheurs testent le corps des athlètes de diverses manières afin de produire une analyse physique détaillée et d’évaluer comment ils pourraient améliorer leurs performances.

Deux types de tests sont pratiqués. Le premier est le "bodylat" ou amplitude de mouvement, dans lequel des experts lausannois en ostéopathie mesurent la mobilité globale du corps. En 20 minutes, le test de bodylat met en évidence les points faibles du physique de l’athlète - si les articulations sont trop raides ou si un muscle a une mobilité réduite.

Ensuite, les experts de l’INSEP évaluent les athlètes à l’aide de trois exercices : overhead squat (flexion des jambes avec charge au-dessus de la tête), step et pompes.

Après les tests, les athlètes sont orientés vers des exercices conçus pour corriger leurs faiblesses.

« Ils ont mesuré la mobilité de mes membres sous différents angles, puis ils m’ont fait faire quelques exercices pour tester mes mouvements », déclare la marcheuse italienne Simona Bertini après sa visite. « Ils ont testé mon équilibre et ma force, puis ils m’ont montré où j’étais plus (ou moins) flexible. Ils ont mis en évidence mes points faibles, là où je peux le moins m’étirer, où il m’est plus difficile de faire certains mouvements particuliers, et les angles que je ne pouvais pas bien atteindre. Ils m’ont indiqué quelques exercices à faire à la maison qui peuvent être utiles pour améliorer ces mouvements difficiles et les points faibles, comme la mobilité de mes adducteurs et de mon dos. Je dois les améliorer. »

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Une autre italienne, Dalia Kaddari, sprinteuse sur 200 m, est également entrée dans la tente : « Maintenant, je sais que je dois améliorer la position de mes pieds », dit-elle, « car les tests ont montré qu’ils étaient trop faibles. Je dois faire beaucoup d’exercices avec un élastique, en m’attachant les genoux ou les chevilles. Si j’améliore le fonctionnement de mes chevilles, c’est toute ma course qui en bénéficiera. »

Le cycliste luxembourgeois Arthur Kluckers s’est lui aussi rendu sur le stand. « Je dois améliorer la souplesse de mes épaules et la force de mes hanches », a-t-il souligné, « car sur le vélo, on est allongé sur le guidon pendant des heures et des heures. »

« Garder cette position pendant si longtemps peut être pénible pour nos épaules », a complété son coéquipier Nicolas Kess. « Les tests ont cependant révélé que mes épaules n’étaient pas en si mauvais état. Mais c’est bon de savoir que grâce à ces exercices, je peux travailler sur certaines parties de mon corps pour être plus affûté et améliorer mes performances sur le vélo et ailleurs. »

Thibault de Rivaz, de l’Université de Lausanne, coordinateur du projet, a indiqué qu’ils avaient constaté « que les petits pays étaient particulièrement intéressés par nos tests et nos exercices. Certains d’entre eux n’ont pas les moyens de se payer des préparateurs ou des entraîneurs spécialisés capables de déceler les problèmes éventuels et ils ne savent pas comment appréhender ces questions. »

La nageuse islandaise Karen Arngeirsdottir s’est déclarée, quant à elle, ravie de l’expérience : « Ils m’ont dit que je disposais d’une grande marge d’amélioration. J’ai découvert que je devais travailler au niveau des hanches, car je n’ai pas un très bon équilibre. Je dois aussi renforcer mon cœur. Ma compétition s’est bien passée, mais j’aurais pu faire mieux [elle a terminé dernière de sa série du 100 m brasse, mardi au Natatorium]. Qui sait, peut-être qu’après avoir réalisé ces exercices, je pourrai gagner l’or aux prochains Jeux Olympiques ? »

Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018

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