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La Mongolie et l’équipe multi-CNO entrent dans l’histoire en patinage de vitesse


Deux nouvelles pages de l’histoire du sport se sont écrites à la Halle olympique d’Hamar (Bateau viking) : des patineurs de vitesse ont participé à un sprint par équipes mixtes multi-CNO pour la première fois aux Jeux Olympiques, toutes catégories confondues. Et la Mongolie a remporté sa toute première médaille aux Jeux d’hiver.

Dans cette épreuve toute fraîche, 13 équipes composées de deux garçons et de deux filles provenant de différents Comités Nationaux Olympiques (CNO) se sont affrontées dans une course de 1,6 km. C’est « l’équipe mixte no 6 » qui l’a emporté en 1 min 57 s 85, un groupe comportant la Mongole Sumiya Buyantogtokh, l’Italienne Noemi Bonazza, le Chinois Shen Hanyang et le Sud-Coréen Chung Jae Woong, déjà médaillé de bronze au 500 m masculin.

Membre de l’équipe victorieuse, Buyantogtokh est ainsi devenue la première athlète mongole à décrocher une médaille depuis la création des Jeux Olympiques d’hiver. « J’avais beaucoup d’appréhension avant la course. Maintenant, je n’arrive pas à croire que j’ai gagné l’or, dit-elle. J’étais très stressée. La pression était énorme, mais je suis très fière. »

« C’était merveilleux de collaborer avec d’autres pays et de discuter avec eux. »

Photo : L’équipe mixte no 6 (de g. à dr.) : le Chinois Shen Hanyang, le Sud-Coréen Chung Jae Woong, la Mongole Sumiya Buyantogtokh et l’Italienne Noemi Bonazza. Photo : Jon Buckle (YIS/CIO)

Quand il a compris que l’équipe no 6 l’avait emporté, Shen a laissé éclater sa joie : « Je ne sais pas trop ce que je ressens, mais ça fait du bien. [Les athlètes de différents pays] ont très bien coopéré et travaillé ensemble. »

L’Italienne Bonazza, qui avait déjà décroché le bronze au 1 500 m féminin, était ravie de leur prestation à tous alors qu’ils ne s’étaient entraînés ensemble que deux fois. « On est tous très contents. En tout cas, moi je le suis. On a bien patiné ensemble et je trouve que notre équipe était excellente. »

« Dans cette discipline et en sport en général, peu importe que vous soyez Italien, Chinois ou autre. L’important, c’est de travailler avec des personnes qui partagent votre passion. »

L’Italienne a aimé faire partie d’une équipe mixte multi-CNO : « C’était très sympa parce que j’ai pu aller au contact d’athlètes asiatiques et d’autres pays. Au début, c’était un peu dur à cause de la barrière de la langue. C’est bizarre, mais c’est sympa aussi, parce qu’on a couru ensemble et c’est toute l’équipe qui a gagné l’or, pas une seule personne. »

L’Américain Austin Kleba, qui est resté au pied du podium au 500 m masculin, a fini deuxième en 1 min 58 s 80 aux côtés de la Polonaise Karolina Gasecka, de la Néerlandaise Elisa Dul et du Kazakh Anvar Mukhamadeyev.

« Ce format est excellent, dit-il. Ça change et ça permet de rassembler tout le monde. Notre entraîneur était tchèque et ne parlait pas très bien anglais, mais on a quand même réussi à communiquer avec lui. »

« C’était intéressant de travailler avec des athlètes d’autres pays. Ils s’échauffent différemment et leur technique sur la piste est différente. »

Et Dul, sa coéquipière dans l’équipe mixte no 9, d’ajouter : « J’ai beaucoup aimé collaborer avec des athlètes venus d’ailleurs. Vous apprenez à vous connaître et vous apprenez de nouvelles choses. »

Le Norvégien Allan Dahl Johansson, détenteur du bronze en 1 min 58 s 87 avec l’aide de la Roumaine Mihaela Hogas, de l’Italienne Chiara Cristelli et de l’Allemand Ole Jeske, a déclaré que l’épreuve « était différente, mais amusante. Il ne faut surtout pas qu’ils l’abandonnent. »

Ecrit par Emma Lupano (YIS/CIO) avec Emily Bayci, jeune reporter du CIO

Emma Lupano est reporter au Service d’information des JOJ (Youth Information Service, YIS) de Lillehammer. Basée à Milan, Emma a couvert les cinq dernières éditions des Jeux Olympiques ainsi que les JOJ d’Innsbruck 2012 et Nanjing 2014. Spécialiste de la Chine, elle travaille depuis quatre ans à Beijing comme journaliste free-lance.

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