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Date
08 mars 2015
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Actu CIO

La lutte féminine célèbre la parité aux Jeux de Rio

L’Américaine Helen Maroulis, la Suédoise Sofia Mattsson et la Japonaise Saori Yoshida se réjouissent du programme de la lutte libre féminine à Rio en 2016, qui passe de quatre à six catégories de poids pour arriver à parité avec la lutte libre masculine. 


« La lutte féminine a été introduite à Athènes en 2004 », rappelle l’espoir américaine Helen Maroulis,  23 ans, médaillée d’argent aux championnats du monde 2012, de bronze en 2014 et vainqueur des Jeux Panaméricains 2011 dans la catégorie -55kg « Cela a été incroyablement bénéfique, puisque cela concerne 50% de la population. Quand la lutte a débuté aux Jeux, il n’y avait que quatre catégories, alors que nous concourions dans sept différentes lors des années non-olympiques », souligne -t-elle.

En effet, d’Athènes 2004 à Londres 2012, les lutteuses ont disputé des tournois olympiques en -48kg, -55kg, -63kg et -72kg, alors qu’à Rio en 2016, elles pourront s’aligner en -48kg, -53kg, -58kg, -63kg, -69kg et -75kg. Soit six catégories, comme en lutte libre masculine.

« Depuis que la lutte féminine est devenue olympique, il y a clairement eu un afflux de jeunes pratiquantes », note la plus grande lutteuse de tous les temps, triple championne olympique et douze fois championne du monde, Saori Yoshida. « Depuis lors, nous avons souvent entendu des enfants dire qu’elles voulaient lutter aux Jeux Olympiques.  Par rapport aux quatre catégories du passé, monter à six signifie que plus de gens peuvent vivre l’expérience des Jeux Olympiques, et c’est quelque chose qui me rend très heureuse ».

« Nous allons devoir travailler encore plus dur ! »

« Les débuts olympiques de la lutte féminine ont été très importants » dit la Suédoise Sofia Mattsson, deux fois olympienne (2008, 2012), championne du monde des 51kg en 2009 et triple championne d’Europe,  « C’est là que les gens ont ouvert les yeux et ont pris au sérieux notre discipline. Car les Jeux, c’est la plus grande compétition que vous pouvez gagner c’est notre rêve à tous ».

Pour Saori Yoshida, « le fait qu’il y ait désormais plus d’opportunités de disputer les Jeux encouragera un nombre croissant de concurrentes à essayer de les atteindre. C’est clairement une grande chose que le nombre de lutteuses ait augmenté et que celui des catégories soit désormais  le même que pour les hommes. Je pense que nous allons devoir travailler encore plus dur ! »

Helen Maroulis rappelle pour sa part les difficultés passées :  « Durant trois ans, les lutteuses combattaient à leur poids de forme. Pour les Jeux, il fallait faire des sacrifices, perdre beaucoup de poids pour « descendre » dans la bonne catégorie,  ou au contraire en gagner pour passer dans la catégorie supérieure, mais maintenant, les femmes ont un plus grand choix de catégories où s’aligner »

« Cela ne peut être que bénéfique et démontre que la lutte féminine est un sport sérieux, qu’il grandit, qu’il se développe. Je suis terriblement excitée de voir qu’il y aura six catégories en 2016 à Rio. Je me souviens,  en 2004, je me disais que c’était une étape tellement importante, puis en 2008 et 2012, je me suis demandée si nous allions arriver à parité. Je suis incroyablement reconnaissante de pouvoir vivre ça durant ma carrière, et très impatiente de voir ce que les femmes vont réaliser aux Jeux », conclut Helen Maroulis. 

©Getty Images

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