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Date
15 févr. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , JOJ , Luge , simple , Femmes , double , Actu CIO

La lugeuse canadienne Brooke Apshkrum danse vers l’or


Les Jeux Olympiques de la Jeunesse, Lillehammer 2016 ont révélé lundi la danseuse la plus rapide du monde, une lugeuse canadienne qui atteint des vitesses auxquelles le commun des mortels n’oserait pas rouler sur route !

Brooke Apshkrum a atteint une vitesse maximale de 114,7 km/h en remportant, à la surprise générale, la médaille d’or de la luge en simple femmes. La lugeuse de 16 ans de Calgary a révélé peu après qu’elle assimile le fait de dévaler une piste de glace sur le dos à une « danse avec [sa] luge ».

« Ce n’est pas tant la vitesse que j’aime, mais les sensations en descendant. C’est comme si je dansais avec ma luge. C’est génial, dit-elle. On ressent chaque mouvement et la pression qui s’exerce. Les sensations sont différentes selon les pistes. »

« On ne remarque pas qu’on va vite. On a plutôt une impression de lenteur. Il faut penser à 10 choses à la fois dans un virage, et ça dure une éternité. »

Le quickstep est la seule danse qui se rapprocherait de la vitesse mentale dont les lugeurs doivent faire preuve pour négocier chaque virage à des vitesses élevées mesurées en millièmes de seconde. Brooke a d’ailleurs pratiqué la danse et disputé des compétitions d’arts martiaux avant de découvrir la luge à l’âge de 10 ans.

Mark et Sandy, ses parents, qui sont venus assister à la victoire surprise de leur fille sur l’ancienne championne du monde junior allemande Jessica Tiebel et l’Autrichienne Madeleine Egle au Centre olympique de glisse de Lillehammer, reconnaissent qu’ils étaient un peu stressés de voir leur fille se lancer dans la discipline.

« Nous avons hésité, mais cela semblait lui tenir tellement à cœur dès le début que nous l’avons finalement laissée faire et l’avons soutenue, indique Mark. Elle a toujours eu de l’équilibre et cela se traduit par le contrôle qu’elle a sur sa luge. »

Et Sandy d’ajouter : « Je m’inquiète tous les jours, mais pas trop car je sais ce dont elle est capable. Son rêve, c’est d’aller jusqu’au bout. Et si c’est son rêve, c’est aussi le nôtre. »

Jessica Tiebel, qui luttait contre une maladie virale l’année dernière, s’est montrée la plus rapide de la première manche, lundi, en signant un temps de 53 s 106, 59 millièmes plus vite que Brooke Apshkrum et Madeleine Egle, ex aequo en 53 s 165 avant la manche décisive.

La Canadienne s’est cependant bien reprise en signant le scratch de la seconde manche en 52 s 861 pour un temps cumulé de 1 min 46 s 026. Jessica Tiebel a bouclé sa course en 52 s 991 (1 min 46 s 097) et pris la médaille d’argent devant Madeleine Egle (1 min 46 s 267).

Jamais la plus rapide lors des manches d’entraînement, Brooke Apshkrum reconnaît que sa victoire l’a surprise : « C’est le meilleur résultat de ma carrière mais j’ai encore du mal à le réaliser », dit-elle.

Chez les hommes, les Italiens Felix Schwarz et Lukas Gufler ont remporté l’autre médaille d’or de la journée en s’imposant dans le double dans un temps cumulé de 1 min 44 s 260 au terme des deux manches. Les Allemands Hanness Orlamuender et Paul Gubitz (1 min 45 s 114) et les Russes Vsevolod Kashkin et Konstantin Korshunov (1 min 45 s 272) les ont accompagnés sur le podium.

Écrit par ADRIAN WARNER (YIS/CIO)

Adrian Warner est reporter au Service d’information des JOJ (Youth Information Service, YIS) de Lillehammer. Il a couvert 13 éditions des Jeux Olympiques et a collaboré avec Reuters, le London Evening Standard et la BBC.

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