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Date
01 oct. 2000
Tags
Sydney 2000

La Lituanie s'incline de peu au terme d'un match de basketball remarquable

Comme prévu, les États-Unis ont gagné la médaille d’or à Sydney, en disposant confortablement en finale de la France, battue de 10 points. C’est toutefois en demi-finale qu’a eu lieu LE match de la compétition, entre les États-Unis et la Lituanie.


À Sydney, les deux équipes se sont déjà rencontrées plus tôt dans le tournoi et les Américains se sont imposés 85-76. C’est l’écart le plus mince concédé par une équipe face aux Américains depuis que les joueurs de NBA ont rejoint le groupe américain et cela signifie clairement qu’il ne faut pas sous-estimer la Lituanie.

Après ce match, les États-Unis vont suivre un parcours en grande partie rectiligne jusqu’à la demi-finale et la revanche contre la Lituanie démarre sur un constat net : ils ont retrouvé le chemin de la forme. À la pause, les Américains mènent 48-36 et semblent contrôler le match.

C’est alors que l’inattendu se produit. La Lituanie aligne un remarquable 20-6 au début de la deuxième mi-temps et soudain, le tableau d’affichage lui accorde un avantage de deux points, 56-54. Les États-Unis se retrouvent du coup en territoire inconnu. Habitués à écraser la concurrence, comment vont-ils gérer cet afflux de pression ?

Ils serrent les rangs, mais le niveau de jeu de leurs adversaires reste extrêmement élevé. Les deux formations se rendent point pour point, sans qu’aucune d’entre elles ne parvienne à se détacher de plus de trois longueurs. À l’entame de la dernière minute, elles sont à égalité 80-80, avant qu’un lancer franc de Ramunas Skiskauskas ne donne un point d’avance à la Lituanie à 43 secondes de la sirène. Les États-Unis répliquent par quatre points, la Lituanie en ajoute deux, puis l’Américain Jason Kidd ajuste un lancer franc qui permet à son équipe de porter son avance à deux points, 85-83.

Dans les ultimes secondes, le Balte Sarunas Jasikevičius tire à trois points, sachant que si le ballon rentre, son équipe aura réalisé l’un des plus grandes sensations olympiques. L’attente semble interminable, tout comme la courbe du ballon vers le panier, mais la tentative échoue d’un rien. Si la planète a retenu son souffle, les Américains, eux, respirent après avoir frisé l’asphyxie.

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