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Tokyo 2020

La légende de Simone Biles est en marche !

Simone Biles a encore illuminé les derniers Championnats du monde de gymnastique à Stuttgart, s'adjugeant cinq nouveaux titres pour battre le record absolu de podiums mondiaux, hommes et femmes confondus. Quadruple championne olympique à Rio en 2016, la bondissante américaine de 22 ans vise maintenant les Jeux de Tokyo où elle sera attendue comme l'une des plus grandes stars, prête à augmenter sa collection de médailles d'or au concours général comme à tous les agrès.

Vingt-cinq médailles mondiales dont dix-neuf en or, avec cinq nouveaux titres gagnés aux Championnats du monde 2019 à Stuttgart en octobre (concours général par équipes, concours général individuel, saut de cheval, poutre et sol) : Simone Billes est à 22 ans la gymnaste artistique la plus médaillée de l'histoire, hommes et femmes confondus, battant le record que détenait depuis 1996 le Soviétique puis Biélorusse Vitaly Scherbo avec vingt-trois podiums dont douze titres. Un exploit réalisé par la championne née le 14 mars 1997 à Columbus (Ohio) en cinq éditions des Championnats du monde depuis 2013, mais ses cinq victoires à Stuttgart constituent son plus beau total doré sur dix jours de compétition.


Après les "Biles", voici les "Biles II" !

Et ce n'est pas tout : la quadruple championne olympique américaine a présenté de nouvelles figures qui portent désormais son nom : au sol, dans la diagonale, l'incroyablement spectaculaire "triple-double" (double salto arrière avec trois tours vrillés) et en sortie à la poutre, le génial "double-double" (double salto, double vrille). Comme elle avait déjà préalablement deux figures à son nom, au sol et au saut de cheval, ce sont aujourd'hui les " Biles II" ! "Ce que je ressens, c'est que donner mon nom à une figure est très gratifiant, car cela restera présent dans le code de notation pour toujours", déclare-t-elle.


"L'année dernière, c'était plutôt tragique. Ce n'était vraiment pas mes meilleures performances, mais vous savez, on évolue, on apprend et je me suis dit qu'en venant ici, je ne voulais pas que cela finisse pareil", explique Simone Biles après son cinquième titre record au concours général individuel le 10 octobre. "Je… me sens comme si ce n'était pas moi. Des fois, je me demande comment je fais. J'aimerais bien sortir de mon corps pour pouvoir m'observer en action, car des fois, j'ai l'impression de devenir folle." Et d'ajouter : "Vraiment, des fois je ne sais pas comment je réalise mes figures."

Getty Images

Ce qui est étonnant avec la désormais plus grande gymnaste de tous les temps, c'est que quand elle parle d'une année "tragique",il s'agit des Mondiaux de Doha 2018, où elle souffrait d'un calcul rénal et où elle avait tout de même gagné les concours généraux par équipes et individuel, le saut de cheval et le sol, mais avait terminé en bronze à la poutre. Il est toutefois clair qu'elle a créé cette année des écarts bien plus importants face à ses rivales, comme au sol où à Stuttgart, elle a devancé sa dauphine et compatriote Sunisa Lee d'un point entier (15,133 contre 14,133).

De Rio 2016 à Tokyo 2020

Simone Biles a été l'une des plus grandes stars des Jeux de Rio 2016. À 19 ans, elle avait illuminé les compétitions de gymnastique artistique, enthousiasmé les spectateurs et téléspectateurs du monde entier en remportant quatre médailles d'or. Mais une erreur inhabituelle à la poutre, une glissade inattendue, lui avait coûté le titre à cet agrès ; elle avait dû se contenter du bronze dans l'épreuve gagnée par la Néerlandaise Sanne Wevers, avant de finir sur une performance quasi parfaite au sol, obtenant un score de 15,966, grâce à un enchaînement sur fond de samba démontrant sa puissance, sa souplesse et sa créativité. "Pour mes premiers Jeux Olympiques, je repars avec cinq médailles, c’est très loin d’être décevant", avait-elle noté, avant de se réjouir : "Les rêves deviennent vraiment réalité", et de rappeler : "Je ne suis pas la prochaine Usain Bolt ou Michael Phelps, je suis la première Simone Biles."

Après ces Jeux, en 2017, elle prend une année sabbatique, et reprend sa carrière l'année suivante avec Tokyo 2020 en point de mire, et un nouveau couple d'entraîneurs, les Français Laurent et Cécile LandI. On connaît la suite ! "Il est clair que Cécile et Laurent font un très bon travail et me poussent à améliorer ma gymnastique. Pas seulement parce que je suis devant, mais juste pour moi, pour voir ce que je peux réussir, jusqu'où je peux aller et tout ce que je peux mettre dans tout ça. Beaucoup de ces figures étaient dans le genre inimaginables, mais on a réussi à les rendre réelles, et ça, c'est assez fou !"

Getty Images

Et l'heure sonnera l'an prochain dans la capitale japonaise. "En allant aux Jeux Olympiques, je figurerai parmi les plus grands noms, mais je n'y pense jamais vraiment", admet-elle. "J’essaierai juste d'y aller et de faire ce que je suis venu y faire, à savoir accomplir mon travail. Mais ce serait un peu fou que je sois effectivement l’un des plus grands noms de ces Jeux." Simone Biles précise aussi : "J'ai le sentiment que pour moi, ce que je réalise, c'est juste d'accomplir mes programmes de la façon dont j'en suis capable. Et là je suis assez heureuse.


Simone Biles a annoncé qu'elle mettrait fin à sa carrière après les Jeux de Tokyo. Mais en attendant, elle va s'entraîner au maximum pour y briller de mille feux. Elle n'a pas forcément l'intention de créer de nouvelles figures mais plutôt, comme elle dit "de consolider les programmes", et dans ce domaine, sa panoplie est déjà extraordinaire. Ainsi, comme elle l'explique, il s'agit "de consolider les "Biles" au saut "tout en "s'entraînant beaucoup plus que ce nous avons fait cette année, nous concentrant sur des assez bons "Cheng" (les sauts de Fei Cheng, la Chinoise triple championne du monde dans la discipline), et on verra bien."

Les Jeux de Tokyo seront pour Simone Biles l'occasion d'écrire de nouvelles pages de sa légende et de laisser une trace indélébile dans l'histoire de la gymnastique et du sport en général.

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