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PyeongChang 2018

La Japon dispute la suprématie des Pays-Bas en patinage de vitesse féminin

Les patineuses orange ont presque tout raflé sur l''anneau de vitesse de Gangneung dans les courses individuelles, Ireen Wüst est devenue avec onze podiums depuis 2006 la plus décorée des patineuses et patineurs aux Jeux, et Jorien Ter Mors a signé la moitié d'un exploit peu commun en s'imposant sur 1000 m. Mais les Japonaises ont battu cette suprématie en brèche avec Nao Kodaira sur 500 m, Nana Takagi dans la nouvelle épreuve de la mass-start, et cette dernière associée à sa soeur Miho et Ayano Sato, tombeuses des Pays-Bas en finale de la poursuite par équipes !

Dans le 3000 m, première épreuve des Jeux de PyeongChang 2018 disputée le 10 février, Carlijn Achtereekte surprend sa compatriote quadruple championne olympique Ireen Wüst, en se montrant de 8/100e de seconde plus rapide. Antoinette De Jong complète le podium pour un triplé orange. Ça part très fort pour l'équipe des Pays-Bas.

Partie dès la 5e paire avec la Polonaise Karolina Bosiek, Carlijn Achtereekte la laisse littéralement sur place, passant la ligne d'arrivée avec plus de 13 secondes d'avance et un temps de 3:59.21. "Pour moi, c'est plus facile de s'élancer parmi les premières, parce que vous patinez à votre propre rythme, et vous vous concentrez sur vous-même. J'ai démarré et j'ai parfaitement suivi ce que j'avais en tête, le plan, les tours, les chronos, et la façon dont je devais patiner. Et ça a été presque parfait !"

Patinant dans la 9e paire, Ireen Wüst, qui prendra sa retraite sportive à 31 ans après les Jeux de PyeongChang, est encore en avance sur Achtereekte dans le dernier tour, mais elle ralentit en sortant de l'ultime virage, manquant l'or pour 8/100e de seconde (3:59.29). Carlijn Achtereekte remporte sa première médaille olympique, la plus belle, tandis que Wüst monte sur son neuvième podium, et égale le record de l'Allemande Claudia Pechstein. Enfin, partie dans la 11e paire, Antoinette De Jong complète le triplé néerlandais à 81/100e d'Achtereekte.

"C'est un sentiment incroyable de gagner la médaille d'or", dit encore la nouvelle championne olympique, "Je n'arrive pas à y croire. C'était un si bonne course ! Je courais toujours sur 5000m, et je m'améliorais sur 3000 m, mais c'est sur cette distance que je me suis qualifiée pour les Jeux. Je me sens si bien. Je pensais devoir patiner la meilleure course de ma vie, et je l'ai fait ! C'est incroyable".

Cinquième titre olympique pour Ireen Wüst avec le 1500 m

Comme à Vancouver en 2010, la Néerlandaise Ireen Wüst s'impose sur 1500 m. C'est son cinquième titre, sa dixième médaille olympique. Elle devient la patineuse de vitesse n°1 des Jeux Olympiques d'hiver. Lundi  12 février sur l'ovale de Gangneung, Ireen Wüst devance la Japonaise Miho Takagi et sa compatriote Marrit Leenstra.  

Takagi à 20/100e, Leenstra à presque une seconde, son opposante de la 11e paire, la Canadienne Brianne Tutt, battue de 4 secondes 42 sur la ligne d'arrivé : la reine Ireen Wüst ne fait pas fait les chose à moitié pour remporter son cinquième titre olympique (après le 3000m à Turin 2006 et à Sotchi 2014, le 1500 m à Vancouver 2010, la poursuite par équipes à
Sotchi 2014) et gagner sa dixième médaille.

La voilà installée tout en haut du palmarès olympique féminin en patinage de vitesse. Elle égale les cinq médailles d'or de l'Allemande Claudia Pechstein, mais compte désormais plus de podiums ! Grâce à cette nouvelle médaille d'or, Wüst dépasse aussi Fanny Blankers-Coen, légende néerlandaise de l'athlétisme qui avait remporté quarte titres, pour devenir la plus dorée des sportives de son pays aux Jeux d'été et d'hiver.

Finalement, sa recette est simple : "plus grosse est la course, plus elle est importante, et plus suis-je capable de tirer le meilleur de mon corps. Je suis plus excitée par les grosses courses que par les Coupes du monde ou par l'entraînement. J'aime patiner quand ça compte. Je n'ai jamais peur. J'adore çà". Mais elle dû attendre puisque ses principales rivales partaient dans les paires suivantes. "Je ne pouvais pas regarder. Je regardais en fait vers le bas, et mon entraineur me disait ce qui se passait".

Jorien Ter Mors tient sa revanche sur 1000 m

La série Néerlandaise se poursuit le 14 février avec Jorien Ter Mors, qui triomphe à son tour dans le 1000 m pour offrir à l'armada orange un troisième titre d'affilée chez les femmes . Elle est accompagnée sur le podium par deux Japonaises, Nao Kodaira métaillée d'argent et et Miho Takagi en bronze.

Les sélections néerlandaises en patinage de vitesse sont impitoyables, et tous les patineurs orange vous diront que les "Trials" olympiques disputés à Heerenveen en décembre 2017  ont été la plus difficile de toutes les compétitions. Ainsi, Jorien Ter Mors, qui ne s'est classée que 5e du 1500 n'a donc pas été sélectionnée pour défendre à PyeongChang le titre qu'elle avait gagné quatre ans plus tôt à Sotchi. Elle prend une éclatante revanche sur 1000 m.

La porte-drapeau de la délégation néerlandaise à Sotchi 2014 avait été la première athlète à s'aligner également  dans les épreuves de short-track, et avait gagné un autre titre olympique sur l'ovale de glace Adler en participant au triomphe orange dans la poursuite par équipes. A PyeongChang, on la retrouvera sur piste courte dans le 1500 m et dans le relais 3000 m, épreuve où elle finira en bronze pour compiler deux podiums inédits dans deux sports de glace au cours des mêmes Jeux.  

En attendant, elle obtient 28 ans, elle obtient sa 3e médaille d'or en patinage de vitesse.  Elle  court dans la 12e paire pour signer un chrono de 1:13.56, nouveau record olympique, et devancer de 1.76 sa compatriote Ireen Wüst qui occupait jusque là la tête du classement. Mais la compétition n'est pas finie, avec les fusées japonaises Nao Kodaira et Miho Takagi, toutes deux en avance au premier chrono intermédiaire, mais qui ne terminent pas aussi fort que Ter Mors. Au final, Kodaira prend la médaille d'argent à 26/100e et Takagi le bronze à 42/100e. Ireen Wüst, la plus décorée des patineuses de vitesse aux Jeux Olympiques, rétrograde jusqu'au 9e rang au terme du passage des seize paires en compétition.

Nao Kodaira et Miho Takagi sont les premières japonaises à monter ensemble sur un podium olympique de patinage de vitesse. "Les patineurs néerlandais restent meilleurs et plus forts que nous", observe Nao Kodaira. "Mais nous arrivons, et il reste de la place pour s'améliorer, afin de pouvoir les défier. Je suis très satisfaite de cette médaille".

La série Néerlandaise se poursuit avec Esmee Visser sur 5000 m

La jeune patineuse orange s'impose vendredi 16 février sur l'anneau de vitesse de Gangneung, en détrônant la Tchèque Martina Sablikova qui l'avait emporté en 2010 et en 2014 et qui termine cette fois médaillée d'argent. L'athlète olympique de Russie Natalie Voronina prend la médaille de bronze. C'est le quatrième titre en quatre épreuves féminines de patinage de vitesse pour l'équipe orange.

Esmee Visser n'est que la deuxième patineuse de son pays à gagner aux Jeux sur la distance après Yvonne Van Gennip à Calgary en 1988 où les femmes disputaient le "5K" pour la première fois. A 22 ans , on la considérait comme une perfectionniste ayant tendance à se mettre trop de pression au départ des courses. Il n'en est rien cette fois. Patinant sur un excellent rythme, dans la 4e paire avec la Japonaise Misaki Oshigiri, qu'elle laisse à plus de 17 secondes sur la ligne d'arrivée, en tête à tous les chronos intermédiaires à partir de la marque des 3000 m, elle a poste un superbe chrono de 6:50.23 et a doit attendre.

Martina Sablikova et l'athlète olympique de Russie Natalia Voronina se lancent sur les 12 tours 1/2 de l'anneau de glace dans la sixième et dernière paire. Elles sont médaillées d'argent et de bronze à l'arrivée, à respectivement 1.62 et 3.75 de Visser

"Je me suis juste dit de profiter de la course, de me concentrer sur mon patinage et sur ce que j'ai fait à l'entraînement, et que tout deviendrait possible",  explique Esmee Visser. "Mais je ne me serais jamais imaginée ça ! Je pensais qu'un podium, ce serait déjà pas mal. Je n'ai jamais pensé que je pouvais gagner !". Martina Sablikova remporte quant à elle sa sixième médaille olympique après le bronze sur 1500 m, et l'or sur 3000 m et 5000 m  en 2010 à Vancouver, puis l'argent sur 3000 m et un nouveau titre du 5000 m à Sotchi en 2014. Elle est la première tchèque trois fois médaillée dans la même épreuve aux Jeux d'hiver.

Nao Kodaira apporte un premier titre au Japon en fonçant sur l'or du 500 m

La Japonaise Nao Kodaira remporte la médaille d'or du 500 m femmes, détrônant la double tenante du titre coréenne Lee Sang-hwa, en argent. La patineuse de 31 ans devient la première Nippone titrée dans son sport. La Tchèque Karolina Erbanova complète le podium.

Médaillée d'argent dans le 1000 m le 14 février, Nao Kodaira, s'est annoncée en remportant tous les 500 m de la Coupe du monde 2017-2018 dans lesquels s'est alignée (victoires à Heerenveen, Stavanger, Calgary et Salt Lake City), sur une série de 15 victoires d'affilée depuis 2016.

Elle est ce 18 février la première championne olympique japonaise en patinage de vitesse ! Avec un chrono de 36.94, nouveau record olympique, elle se montre de 39/100e plus rapide que Lee Sang-hwa, qui l'avait emporté à Vancouver en 2010 et à Sotchi en 2014, et qui détient le record du monde en 36.36. Pour le bronze, Karolina Erbanova termine à seulement 1/100e de Lee.

"J'étais la capitaine de la délégation japonaise cette fois. Je sais que nos compatriotes portent toute leur attention sur nous. Je le sais. Tout ce que j'ai à faire est de patiner comme je suis censée le faire", explique Nao Kodaira.  Elle signe son chrono dans la 14e paire sur 16. Elle patine avec Erbanova, qu'elle devance de 40/100e sur la ligne d'arrivée. Quant à Lee Sang-hwa, qui patine dans la 15e paire avec la Japonaise Arisa Go, poussée par les hurlements du public de l'arène de Gangneung, elle ne réussit finalement pas à rejoindre l'Américaine Bonnie Blair, triple championne olympique sur la distance.

Une fois la compétition terminée, et alors que Lee Sang-Hwa est en larmes, Nao Kodaira la prend dans ses bras et lui adresse quelques mots.  "Le sport peut nous rassembler comme un seul peuple. C'est tout simple", dit la médaillée d'or japonaise. "Lee était sous pression, une grosse pression. Elle s'est bien battue. Je lui ai dit "Je te respecterai toujours énormément".

Les Japonaises font tomber les Néerlandaises dans la poursuite

L'équipe du Japon n'avait encore jamais gagné la médaille d'or de l'épreuve de poursuite par équipes. Détentrice du record du monde, la formation nippone composée de Ayano Sato, Miho Takagi et Nana Takagi détrône en finale, le 21 février, celle des Pay-Bas (Ireen Wüst, Marrit Leenstra, Antoinette de Jong), après avoir été menée pendant la plus grande partie de la course. Sa cohésion et son finish lui offre la médaille d'or.

Pour le bronze, les Américaines causent la surprise en dominant les Canadiennes. C'est la première médaille pour la délégation US en patinage de vitesse à PyeongChang 2018.  De son coté, Ireen Wüst porte son total à onze médailles olympiques, plus que tout autre patineuse ou patineur de vitesse.

Les Japonaises ont battu les Canadiennes en demi-finale, de près de 3 secondes sur la ligne d'arrivée. Miho Takagi, vice-championne olympique du 1500 m et en bronze sur 1000 m à PyeongChang gagne ici sa plus belle médaille. "Aujourd'hui, nous avons été capables d'être performantes dans les deux courses, la demi et la finale, comme nous l'avions planifié. Je remercie mon entraîneur qui a concocté la stratégie et mes coéquipières qui ont si bien couru !"

Sur les six tours de la finale (2400 m au total), les Néerlandaises essayent d'emballer la course pour déstabiliser leurs adversaires mais l'équipe japonaise, très soudée réussit à prendre la tête dans les deux derniers tours. Déjà détentrices du record du monde (2:50.87 en décembre 2017), le trio japonais améliore en finale le record olympique en 2.53.89 que les Néerlandaises avaient établi en 2:55.61 deux jours plus tôt en quarts de finale. Pour la médaille de bronze, les Américaines Heather Bergsma, Brittany Bowe et Mia Manganello devancent l'équipe du Canada composée d'Ivanie Blondin, Josie Morrison et Isabelle Weidemann.

Nana Takagi première championne olympique de la mass-start !

Finalement, dans les épreuves féminines sur l'anneau de Gangneung les Pays-Bas auront remporté les quatre premières courses, et le Japon, les trois dernières ! En dominant le sprint final au bout des 16 tours de la première mass-start olympique de l'histoire le 24 février, la Japonaise Nana Takagi ouvre le palmarès de la discipline. Elle prend le meilleur sur ses quinze rivales avec les 60 points de la victoire, devant la championne du monde Coréenne Kim Bo-reum (40 points) et la Néerlandaise Irene Shouten (20 points).

Dans cette course spectaculaire et très tactique, l'Estonienne Saskia Alusalu patine longtemps seule à l'avant, remportant les trois sprints intermédiaires, et donc les 15 points qui lui permettent de terminer à la quatrième place. Mais elle ne participe pas à l'emballage final dans le dernier tour. L'Italienne  Francesca Lollobrigida parait alors en bonne position, puis elle est été débordée par Takagi, Kim et Shouten, et c'est la Japonaise qui se montre nettement la plus forte, s'imposant sans discussion.

Nana Takagi gagne sa deuxième médaille d'or à PyeongChang 2018 après avoir remporté la poursuite par équipes avec Miho Takagi et Ayana Sato trois jours plus tôt. Elle avait également  terminé 2e de la mass-start des Mondiaux 2017 disputés sur le même anneau de Gangneung, derrière Kim Bo-reum.

Nana Takagi écrit son nom dans le grand livre des Jeux d'hiver comme la première championne olympique du départ groupé en ligne sur les anneaux de glace. "Je me suis focalisée sur la poursuite par équipes et sur la mass-start. Poursuite par équipes, mass-start, médailles d'or" remarque-t-elle d'ailleurs. D'autant plus que la soeur de Nana, Miho Takagi, a gagné une médaille d'or, une en argent et une en bronze dans ces Jeux. "J'ai été capable de démontrer que le nom Takagi, ce n'est pas seulement Miho, mais Nana aussi. Ça a été super d'accomplir cela dans une nouvelle épreuve, surtout après que j'ai manqué de réussite dans les autres courses individuelles".

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