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Date
14 déc. 2006
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Actu CIO

La grande dame du petit pays


 
Un nom qui a donné au Liechtenstein ses lettres de noblesse sportives. Un nom qui résonne au cœur d’une principauté petite par sa surface, mais grande par ses exploits. Un nom qui aujourd’hui se décline en 50 bougies, comme autant d’années pour Hanni Wenzel, la championne au sourire d’or.

 
Le triplé au bout des skis
Deux éditions des Jeux Olympiques suffirent à faire entrer Hanni Wenzel dans l’histoire de l’Olympisme : Innsbruck en 1976 et Lake Placid en 1980.
 
Pour sa première participation aux Jeux d’hiver, la jeune skieuse n’a pas à faire le tour du monde ni à subir de décalage horaire, la ville autrichienne d’Innsbruck ne se trouve qu’à  150km de son pays d’adoption, le Liechtenstein. Concourant presque à domicile, Hanni Wenzel débute la compétition le 8 février 1976 par l’épreuve de descente où elle termine 11e. Cinq jours plus tard, elle se classe 20e au slalom géant. Ces deux résultats sont honorables, mais ne présagent en rien ce qu’elle réalisera durant le slalom, épreuve révélatrice. Le 11 février, après les deux manches et le passage des 101 portes, la Liechtensteinoise finit sur la troisième marche du podium et donne ainsi à son pays la toute première médaille olympique de son histoire.
 
Quatre ans plus tard à Lake Placid, Hanni rechausse ses skis et se présente sur les pistes de Whiteface Mountain au plus haut de sa forme. Inscrite aux mêmes épreuves qu’aux Jeux précédents, elle ramène cette fois-ci trois médailles. Tout débute par la descente, où elle se fait distancer de plus d’une seconde par la Suissesse Anne-Marie Moser-Proll et prend alors la deuxième place. Mais elle ne tarde pas à monter sur la plus haute marche du podium. Le 21 février 1980 au slalom géant, elle arrive respectivement première et troisième des deux manches et décroche ainsi sa première médaille d’or olympique. Récompense qui viendra vite s’additionner à celle qu’elle remporte deux jours plus tard au slalom avec les meilleurs temps des deux manches. Pour la skieuse, ces Jeux s’achèvent sur un triplé presque parfait : or, or, argent.
 
Le gène du ski alpin
Andreas et Petra Wenzel ont hérité du même patrimoine génétique que leur sœur Hanni. Le goût du ski alpin coule dans leurs veines et ils n’ont pas eu peur de suivre l’exemple de leur aînée en participant eux aussi à plusieurs Jeux Olympiques d’hiver.
 
À Lake Placid en 1980 et à Sarajevo en 1984, Petra Wenzel concourt aux mêmes épreuves qu’Hanni : la descente, le slalom et le slalom géant. Néanmoins, elle ne réussit pas à atteindre le podium, ses résultats oscillant entre la quatorzième et la vingt-troisième places. Andreas, le frère, participe, quant à lui, à quatre éditions des Jeux d’hiver : Innsbruck 1976, Lake Placid 1980, Sarajevo 1984 et Calgary 1988. Il concourt également dans les mêmes épreuves que ses sœurs et remporte deux médailles olympiques au slalom géant : l’argent à Lake Placid et le bronze à Sarajevo. La famille Wenzel a ainsi à son actif deux médailles de chaque métal. Un palmarès qui représente à lui seul les deux tiers des récompenses olympiques du Liechtenstein.
 
La gloire, et après…

En 1985, Hanni Wenzel quitte la compétition. Elle épouse Harti Weirather, ex-champion du monde de ski. Ils créent ensemble une entreprise de conseil-marketing à Planken. Une reconversion réussie pour celle qui mit son nom et son talent au service de son pays.

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