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La FIS s’apprête à combiner l’ancien et le moderne à PyeongChang

Les épreuves supervisées par la Fédération Internationale de Ski (FIS) comptent toujours parmi les plus fortement attendues lors de chaque édition des Jeux Olympiques d’hiver. Sotchi 2014 a été ainsi le théâtre de nombreux moments enthousiasmants et mémorables, et la prochaine édition des Jeux d’hiver, en 2018 à PyeongChang, devrait être tout aussi palpitante.

« Les préparatifs avancent très bien », souligne Jenny Wiedeke, directrice de la communication de la FIS. « Les épreuves tests que nous avons organisées jusqu’ici – en ski alpin, en snowboard et en ski acrobatique – ont toutes bénéficié de commentaires positifs de la part des athlètes et des officiels. Quant aux épreuves tests des disciplines nordiques, qui auront lieu plus tard cet hiver, elles devraient déboucher sur de belles compétitions. »

« Pour ceux qui sont impliqués dans les sports d’hiver, et notamment les disciplines de la FIS, la République de Corée représente un territoire largement inexploré et offre une occasion unique de concourir dans un environnement totalement nouveau. Certes, la compétition olympique génère toujours un buzz et un enthousiasme naturels pour tous ceux qui y participent, mais nous bénéficions d’une immense opportunité d’élargir nos horizons que tout le monde attend avec impatience. »

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Cet élargissement épouse également d’autres formes. Deux épreuves de la FIS effectueront ainsi leurs premiers pas olympiques à PyeongChang 2018, dont l’une est une épreuve par équipes mixtes de ski alpin, dans un format qui promet beaucoup d’émotions.

« Cela fait un moment maintenant que les fans et les athlètes l’apprécient dans le calendrier de la Coupe du monde, indique Jenny Wiedeke. Nous sommes impatients d’offrir ce format passionnant en tête-à-tête à un public olympique plus large. Même les suiveurs les plus dilettantes devraient trouver l’épreuve palpitante avec son format court, ses manches rapides et son mode d’élimination directe. »

L’autre débutante est l’épreuve de Big Air de snowboard, qui promet d’enthousiasmer les anciens fans comme les nouveaux avec ses figures complexes et ses sauts à couper le souffle.

« Le fait d’ajouter le Big Air au programme olympique a été extrêmement positif pour la discipline et cela l’a vraiment mise sous les projecteurs en allant vers les Jeux, souligne Jenny Wiedeke. On en parle énormément. Comme il est possible de l’organiser en milieu urbain – comme à Boston, Moscou et Milan, elle peut attirer un public beaucoup plus large. Nous avons constaté un intérêt étonnant de la part des fans, les organisateurs ayant transformé ces compétitions en grands week-ends d’épreuves. »

À court terme, les occasions de retenir l’attention ne manqueront pas, puisque les athlètes vont chercher à se rapprocher de leur pic de forme avant les Jeux. Les Championnats du Monde FIS de Ski Alpin vont commencer le 6 février à Saint-Moritz (SUI) où la compétition devrait être très disputée.

« Ce qui nous a vraiment frappés jusqu’ici cette saison, c’est que tous les résultats de Coupe du monde ont été très ouverts, poursuit Jenny Wiedeke. Que ce soit en ski alpin, en saut à ski ou en ski de fond, chacun de nos circuits de Coupe du monde est peuplé de vainqueurs surprises, ce qui fait que chaque week-end devient une aventure. »

Peut-on s’attendre à quelque chose du même ordre, l’an prochain à PyeongChang ? Jenny Wiedeke estime que beaucoup de talents émergents rêvent de bousculer l’ordre établi lors des Jeux Olympiques.

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« Lorsqu’il est question de Jeux Olympiques, tout est possible, dit-elle. On ne sait jamais qui va crever l’écran, que ce soit un jeune prodige, un vieux briscard ou un parfait inconnu. Beaucoup d’athlètes sont prometteurs : Domen Prevc (SLO)  a défrayé la chronique en saut à ski, alors qu’Henrik Kristoffersen (NOR) et Mikaela Shiffrin (USA) ont percé en ski alpin, malgré leur jeune âge. Parallèlement, Chloe Kim (USA) est déjà une grande dans le monde du snowboard. » En remportant, à 15 ans, le slopestyle dames des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lillehammer 2016, Chloe a en effet montré qu’il faudrait compter avec elle dans le futur.

Tout semble donc prêt. Il reste maintenant à PyeongChang 2018 à contenter les supporters existants, tout en séduisant, dans la plus pure tradition des Jeux Olympiques, une toute nouvelle génération.

« Grâce aux Jeux Olympiques d’hiver, nous avons l’occasion de montrer le ski et le snowboard à un public mondial et de faire en sorte que les gens se passionnent pour nos sports, conclut Jenny Wiedeke. Nous avons la chance de compter des fans très fidèles, mais en termes d’intérêt, le coup de fouet fourni par les Jeux est inappréciable. »
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