skip to content
Getty Images
Date
22 févr. 2017
Tags
Actualités Olympiques , Curling , PyeongChang 2018

La fédération mondiale de curling prête à accueillir de nouveaux concurrents sur la glace

La croissance du curling a été l’une des "success stories" du monde des sports d’hiver, ces deux dernières décennies. En 1998, quand le curling a fait son retour au programme des Jeux Olympiques d’hiver, la Fédération mondiale de curling (WCF) comptait 28 membres. Aujourd’hui, ce chiffre a doublé, et à PyeongChang 2018, le sport a trouvé le site idéal pour l’aider à voir encore plus loin.

Le centre de curling de Gangneung, qui sera le théâtre des compétitions olympiques l’an prochain, a l’avantage d’être un site déjà bien connu. Il a notamment accueilli les Championnats du monde féminins en 2009. "Notre connaissance de l’endroit nous a permis de cibler les améliorations nécessaires pour les Jeux à venir : il fallait notamment installer un éclairage LED, renforcer le plafond pour y placer des caméras suspendues, et améliorer les revêtements", explique Kate Caithness, la présidente de la WCF.

"Tout le travail de rénovation a été complété en décembre 2016 et nous nous réjouissons maintenant à l’idée d’y accueillir des compétitions pré-olympiques. Elles offriront une plateforme idéale au personnel, aux officiels et aux athlètes pour qu’ils comprennent la disposition et l’ambiance générale de la salle, bien avant les Jeux."

Getty Images

Bien que la connaissance des lieux soit un avantage, la Fédération voit beaucoup plus loin. Le curling décolle en Asie. La République de Corée et Beijing (en 2022) accueillent les deux prochaines éditions des Jeux d’hiver : voilà une belle opportunité de bâtir sur les importants progrès qui ont déjà été réalisés.

"C’est une chance de renforcer nos efforts pour faire franchir un palier au curling en Asie", explique Kate Caithness. "PyeongChang est au départ de cette nouvelle aventure, et nous avons déjà signé un protocole d’accord avec la Fédération chinoise de curling afin de travailler ensemble pour développer notre sport dans l’optique des Jeux de 2022."

Getty Images

Il y aura de la nouveauté sur le rink de PyeongChang, où la compétition de double mixte fera sa première apparition au programme olympique. Kate Caithness espère que cette compétition donnera une impulsion comparable au succès rencontré par les nouvelles disciplines des derniers Jeux d’été.

"Le double mixte est une épreuve plus courte, et c’est une discipline totalement différente du curling traditionnel", explique la présidente de la WCF. "À Rio, le rugby à 7 a montré à quel point des versions concentrées de sports bien connus pouvaient susciter un intérêt nouveau. L’apparition de cette discipline signifie également que pour la première fois, le curling sera joué et diffusé tous les jours des Jeux, ce qui va donner à notre sport une exposition sans précédent."

Cela ouvre aussi la perspective de fêter des vainqueurs inattendus. "Le double mixte a permis à des fédérations plus modestes ou plus jeunes de monter sur des podiums", dit Kate Caithness. "Nous avons par exemple récompensé les doubles champions de Hongrie, les médaillés de bronze 2014 espagnols, et les vice-champions de 2010 néo-zélandais."

Quels que soient les vainqueurs de l’an prochain, la WCF espère bien renforcer son héritage. Kate Caithness raconte qu’après les Jeux de Sotchi, le nombre de clubs en Russie a plus que quadruplé, au point que la fédération russe est maintenant le 4e membre le plus important de la WCF. L’intérêt global pour le curling a également augmenté, et une nouvelle compétition passionnante à PyeongChang pourrait permettre de répéter ce succès.

"Les Jeux sont pour nous l’opportunité d’offrir au monde un aperçu de la façon dont notre sport a grandi et s’est développé, ainsi que la progression année après année des qualités athlétiques et techniques des athlètes. Tout peut arriver en curling, un sport qui peut permettre aux athlètes olympiques et paralympiques de s’approcher plus près qu’ils ne l’auraient cru de leur rêve."

back to top En