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La curleuse Rhona Howie se souvient des cérémonies de Salt Lake City 2002 et de Turin 2006

Rhona Howie (née Martin) a représenté la Grande-Bretagne en curling aux Jeux Olympiques d’hiver de 2002 et 2006. La première fois, elle a gagné la médaille d’or et quatre ans plus tard, elle a été le porte-drapeau de son pays lors de la cérémonie d’ouverture.

Je n’étais pas au mieux peu avant la cérémonie d’ouverture de 2002, et le staff médical m’avait malheureusement recommandé de m’abstenir. Mais nous sommes parvenus à un compromis : j’ai obtenu le droit de pouvoir défiler avec l’équipe, à condition de m’éclipser tout de suite après. À l’époque, ça m’avait vraiment déçue. En même temps, j’étais consciente que ce sacrifice en valait la peine, s’il me permettait d’entamer la compétition dans les meilleures dispositions quelques jours plus tard. Je suis vraiment heureuse d’avoir eu la possibilité de défiler, car c’est un sentiment absolument extraordinaire. Bien que le stade soit bondé, on peut malgré tout repérer les drapeaux britanniques dans le public, ce qui est remarquable. Et j’ai même pu apercevoir des gens que je connaissais dans les tribunes, ce qui semble impossible tellement c’est énorme. C’était très bruyant et on évolue dans ce bourdonnement extraordinaire. C’est tout simplement incroyable.

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J’étais assez dégoûtée à l’époque de ne pas pouvoir participer à la totalité de la cérémonie. Après qu’on m‘a laissé défiler, j’ai regagné le village des athlètes et j’ai suivi le reste de la cérémonie à la télé. C’était assez bizarre comme impression, car elle avait lieu à quelques centaines de mètres à peine. Avec le recul, c’était peut-être une bonne chose, car d’une certaine manière je me sentais presque dedans, car je pouvais pratiquement entendre ce qui s’y passait tellement c’était près. Après la fin de la cérémonie, tous mes partenaires sont revenus au village et ils en ont parlé, mais comme j’avais vu la cérémonie sur le petit écran, je savais de quoi il retournait et je me suis sentie toujours aussi concernée.

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Le fait de participer à la cérémonie de clôture de Salt Lake City en étant médaillée d’or a été quelque chose de fantastique. J’avais été choisie pour porter le drapeau britannique pour cette cérémonie et c’était tout simplement extraordinaire. Je n’arrêtais pas de penser : "oh mon Dieu, je suis ici à la tête de toute l’équipe britannique !". C’était vraiment inhabituel qu’un curleur hérite de cet honneur, car il y avait énormément d’autres athlètes qui le méritaient et j’étais très émue d’avoir été choisie. La cérémonie de clôture ressemble beaucoup plus à une fête que la cérémonie d’ouverture, qui est beaucoup plus classique, et c’était vraiment agréable. Nous arborions tous nos médailles d’or et c’était assez surréel de défiler en portant le drapeau britannique avec une médaille d’or autour du cou.

Quatre ans plus tard à Turin, j’ai été nommée pour porter le drapeau britannique lors de la cérémonie d’ouverture et c’était tout aussi enthousiasmant. Comme j’avais porté le drapeau lors de la clôture à Salt Lake City, je n’imaginais pas une seconde que je serais choisie à nouveau comme porte-drapeau. Quand on m’a annoncé que ce serait encore moi, j'ai été totalement ébahie. J’ai été vraiment surprise, d’une part parce qu’il y avait des skieurs, des bobbeurs, des skeletoniens et d’autres athlètes qui avaient participé à plusieurs Jeux, et d’autre part parce que le curling n’était pas un sport qui faisait la Une. J’ai donc été extrêmement fière d’avoir été choisie.

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Le drapeau était si énorme qu’il était vraiment lourd à porter. Quand la Grande-Bretagne a été appelée à défiler, j’ai commencé à agiter le drapeau et j’ai eu la chair de poule jusqu’au bout. À vrai dire, c’est un sentiment indescriptible. Et comme quatre ans plus tôt, j’ai encore vu beaucoup de gens dans les tribunes, crier et faire la Ola. J’ai cependant constaté une énorme différence par rapport à mon rôle de porte-drapeau quatre ans plus tôt lors de la cérémonie de clôture. C’était beaucoup plus solennel.

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UK Sport m’a donné une photo où je porte le drapeau avec toute l’équipe derrière moi, et je l’ai accrochée au mur chez moi. C’est marrant, car j’étais blonde et je n’aurais jamais pensé à porter du blanc. Or, l’uniforme du défilé était composé d’une veste et d’un chapeau blancs. C’était joli, mais c’était une couleur que je n’aurais jamais choisie. Je n’arrêtais pas de penser : "Je porte ce drapeau devant énormément de gens et je suis en blanc de la tête aux pieds !" C’est malgré tout super d’avoir un souvenir, car c’est un honneur unique. Beaucoup d’athlètes ont gagné des médailles d’or, mais beaucoup moins ont porté le drapeau britannique. C’est donc un moment privilégié de ma carrière. C’est quelque chose qui est gravé dans le marbre.

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