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PyeongChang 2018

L’ISU prête à repousser les limites à PyeongChang

En 2014, le Japonais Yuzuru Hanyu est devenu, à 19 ans, le plus jeune champion olympique de patinage artistique masculin depuis 1948. Il a réalisé une superbe performance à Sotchi et tout le monde aimerait bien savourer des exploits similaires, l’an prochain aux Jeux de PyeongChang.

« Le niveau de patinage atteint par les hommes est assez extraordinaire », explique Jan Dijkema, président de l’Union internationale de patinage (ISU). « Ils ont hissé le sport aussi haut qu’ils le pouvaient. Cela génère beaucoup d’enthousiasme et cela rend les épreuves extrêmement compétitives, ce qui vaut pour toutes les compétitions dans toutes les catégories, masculines et féminines. »

La Gangneung Ice Arena, d’une capacité de 12 000 places, a eu droit à beaucoup de louanges pour son aptitude à présenter un spectacle sportif de premier ordre.

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« L’arena a accueilli sa première épreuve test en décembre, rappelle Jan Dijkema. L’enceinte est assez exceptionnelle, et la patinoire principale tout comme la piste d’entraînement sont très bien préparées, avec un bon agencement. Les épreuves tests sont très importantes car elles permettent de tester des équipements comme les systèmes de réfrigération, la lumière et le son. »

« Le site sera partagé entre le patinage artistique et le patinage de vitesse sur piste courte, ce qui sous-entend que cette infrastructure doit être adaptée à chacune des deux disciplines, ce qui n’est pas un mince défi en soi. La température de la glace est en effet différente pour chacune d’entre elles et par conséquent, le système de refroidissement doit être optimal. Des barrières matelassées homologuées doivent être installées en patinage de vitesse sur piste courte, tandis qu’en patinage artistique, la sono doit être adaptée. »

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Tout va également pour le mieux du côté de l’Ovale de patinage de vitesse de Gangneung qui peut accueillir 8 000 spectateurs et qui sera utilisé pour les épreuves sur piste longue. « L’Ovale a été testé en février, lors des Championnats du monde ISU de patinage de vitesse simple distance, ajoute Jan Dijkema. Le simple distance est une compétition spéciale et aux Mondiaux, le format était identique à ce qu’il sera aux Jeux, si bien que personne ne voulait manquer ça et que les patineurs ont donné leur maximum. »

Comme toujours, la saison a été jusqu’ici grandiose dans toutes les catégories, alors que des événements palpitants restent à venir. Les fans spéculent ainsi sur les stars potentielles de PyeongChang.

« En patinage de vitesse sur piste courte, les pays les plus en pointe sont la République de Corée, la Chine et le Canada, souligne Jan Dijkema. Mais le public ne doit pas perdre de vue les patineurs hongrois, néerlandais et britanniques qui sont en bonne forme. »

« En patinage de vitesse, les Pays-Bas seront la principale équipe à battre, mais des patineurs de nombreux autres pays, peut-être même de Nouvelle-Zélande, viseront le podium. »

Et puis il faudra bien sûr surveiller Hanyu, leader dans sa catégorie d’une nouvelle génération de spécialistes exceptionnels. « Comme dans tous les sports, les stars sont importantes, dit Jan Dijkema. Hanyu n’est pas seulement le chouchou des fans. Il appartient également à un groupe de patineurs qui repoussent les limites du patinage artistique. Ces garçons-là amènent de la visibilité sur notre sport, ce dont rêvent toutes les disciplines. »

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Par rapport à Sotchi 2014, une nouvelle épreuve ISU va faire son apparition dans le programme de PyeongChang : la compétition de patinage de vitesse départ groupé. Il ne faudra pas rater ça et Jan Dijkema recommande aussi à tous les béotiens du sport de jeter un œil sur les épreuves de patinage de vitesse sur piste courte. « C’est à voir : l’ambiance dans la patinoire est généralement électrique, les courses sont intenses et elles ne manquent pas de piment », dit-il.

Quant à la perspective la plus exaltante qu’il attend de PyeongChang 2018, Jan Dijkema la dévoile, en toute simplicité : « La compétition elle-même, avoue-t-il. C’est toujours grisant de voir la composition des podiums et d’assister à la fois au succès d’athlètes confirmés et à la percée d’une nouvelle génération. »
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