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Date
09 oct. 2014
Tags
Sydney 2000

L'irrésistible Lenny Krayzelburg est bien le roi du dos

Peu de participants aux Jeux Olympiques peuvent égaler la performance de Lenny Krayzelburg à Sydney : trois épreuves disputées et trois médailles d’or à l’arrivée. Dans le même temps, il confirme son statut de star incontestée du dos.


Krayzelburg a grandi dans la ville ukrainienne d’Odessa, mais il a émigré aux États-Unis avec sa famille, alors qu’il avait 13 ans. Les premières années des Krayzelburg en Amérique sont marquées par des difficultés financières : l’adolescent doit travailler comme maître-nageur pour étoffer les revenus familiaux. Il doit aussi apprendre l’anglais pour comprendre ce que disent ses nouveaux entraîneurs de natation. Par chance, il est doué pour les langues.

Les entraîneurs de son université ne tardent pas à reconnaître son talent. Il remporte des titres universitaires et on lui propose une place à l’Université de Californie du Sud, réputée pour sa filière natation.

Krayzelburg devient alors citoyen américain et, encouragé et motivé par ses nouveaux entraîneurs, il réalise le grand chelem en dos aux Championnats du monde de 1998.

L’année suivante est même encore plus extraordinaire. Lenny bat tous les records du monde du dos sur 50 m, 100 m et 200 m, et étonne le monde, si bien qu’il est considéré comme l’un des plus grands dossistes de tous les temps avant même d’avoir participé aux Jeux Olympiques.

À Sydney, il est cependant beaucoup plus inquiété qu’attendu par la majorité des observateurs. Lors de sa première course, le 100 m, l’Australien Matt Welsh, poussé par le public local, le pousse dans ses derniers retranchements, mais Krayzelburg touche le mur avec 35 centièmes d’avance et établit un nouveau record olympique.

Dans la course suivante, le 200 m, Krayzelburg est opposé à son coéquipier Aaron Peirsol, qui l’a battu lors des sélections américaines. Cette fois, c’est Krayzelburg qui a le dernier mot en doublant la mise avec une nouvelle médaille d’or et nouveau record olympique.

Son dernier assaut vers une médaille intervient dans le relais 4 x 100 m 4 nages où il place l’équipe américaine sur orbite après un bon premier relais, avant de regarder ses trois coéquipiers accomplir des parcours convaincants qui permettent aux États-Unis de décrocher l’or. Avec 1’’44 d’avance sur l’Australie, ils enregistrent un nouveau record du monde.

Krayzelburg gagnera une nouvelle médaille d’or quatre ans plus tard, au sein du relais qui conservera son titre. Après avoir pris sa retraite sportive, il ouvrira sa propre école de natation.

 

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