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2014 Getty Images

L’IBSF scrute de nouveaux horizons fascinants en vue de PyeongChang

L’un des nombreux aspects suscités par les Jeux Olympiques est qu’ils peuvent inciter des athlètes voire des pays tout entiers à se mettre à un sport auquel ils n’auraient peut-être jamais imaginé pouvoir accéder.

Ainsi, depuis Sotchi 2014, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont rallié la Fédération internationale de bobsleigh et de skeleton (IBSF) et ils songent à participer aux Jeux de PyeongChang dans 13 mois, conséquence de la portée mondiale que le sport continue d’avoir dans la perspective des Jeux.

« L’audience augmente chaque année et de plus en plus de pays s’intéressent en permanence à notre sport », dit Heike Groesswang, secrétaire générale de l’IBSF.

« Le Ghana et la Côte d’Ivoire ne sont pas des pays traditionnels de sports d’hiver, mais ils comptent d’excellents athlètes qui veulent concrétiser leur rêve de participer aux Jeux Olympiques. »

De nombreux autres athlètes se rapprochent de cet objectif alors que l’IBSF n’a pas manqué d’activité ces derniers temps. Les travaux du site olympique de la discipline à PyeongChang ont ainsi atteint un palier important récemment et l’attention va maintenant se tourner vers la première épreuve test préolympique.

« La piste a été homologuée en octobre, après le passage d’athlètes de stature internationale sur la piste, et notre fédération était présente, ajoute Heike Groesswang. Cela a constitué une étape très importante de nos préparatifs.

« La prochaine sera l’épreuve test en mars. Nous sommes confiants : tout sera en place au niveau opérationnel. C’est une piste totalement nouvelle, gérée par de nouvelles personnes et un nouveau comité d’organisation, mais ils sont très ouverts et souhaitent apprendre, et nous sommes donc heureux et prêts à les épauler tout au long de l’année qui vient. Un nouveau site est l’une des choses les plus exaltantes en matière de Jeux. »

Alors que les préparatifs se poursuivent, les athlètes vivent une nouvelle saison de compétition sur la piste et peaufinent leur préparation en vue de la plus grande des épreuves.

« Les Championnats du monde de Konigsee [GER] seront le point culminant de la saison en février prochain », explique Heike Groesswang. Ceci dit, il y aura environ 180 courses durant la saison et on peut d’ores et déjà sentir que les gens se préparent pour PyeongChang. On peut voir comment les personnes construisent leurs équipes et s’appliquent à affiner les détails tactiques avant les Jeux. Si on demande aux athlètes quelle est la cible de leur entraînement, ils répondent que leur principal objectif est évidemment de participer aux Jeux Olympiques. »

Selon Heike Groesswang, on observe un pic de participation après chaque Jeux et elle souligne les bénéfices issus d’une nouvelle épreuve populaire, relativement nouvelle.

« Cette année aux Jeux Olympiques de la Jeunesse qui ont eu lieu à Lillehammer [NOR], le monobob a fait son apparition, et la discipline a suscité beaucoup d’attention de la part des jeunes. Nous avons lancé cette initiative pour aider les fédérations individuelles à bénéficier d’un intérêt accru. »

PyeongChang devrait d’ailleurs susciter davantage d’enthousiasme pour l’un des sports d’hiver les plus exaltants. La Britannique Lizzy Yarnold, médaillée d’or en skeleton à Sotchi, est l’une des stars confirmées à suivre, alors que de nouveaux noms vont certainement émerger.

« Lizzy a déjà gagné une médaille, mais elle est encore assez jeune [28 ans] et conserver un titre est plus difficile que gagner le premier », dit Heike Groesswang. Elle paraît cependant très forte mentalement et il ne devrait pas y avoir de problèmes pour elle. Elle sera à nouveau l’une des concurrentes à suivre.

« Il faudra également faire attention à un Allemand assez jeune, Johannes Lochner, dont l’oncle - Rudi Lochner a été vice-champion olympique de bob à 2 en 1992. Son histoire est amusante : son père lui a permis de s’essayer à ce sport, mais seulement pour un temps limité, car il avait déjà vécu cela avec son propre frère. Bien des années plus tard, Johannes est toujours là et il marche vraiment bien. Au cours de la saison, nous verrons quelles seront les autres révélations susceptibles de défier la vieille garde. »

L’idée-force, cependant, c’est que n’importe qui doit pouvoir gagner à PyeongChang s’il bénéficie d’un soutien adéquat.

« Si on dispose du programme qui convient et des gens impliqués autour de soi, on peut gagner des médailles, même si on ne vient pas d’un pays traditionnel de sports d’hiver, précise Heike Groesswang. Quand les hommes, l’organisation, le projet et le concept sont en phase, alors le succès est possible, et pour nous, c’est une chose très importante. »

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