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L’histoire de la flamme olympique

La flamme des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 sera allumée le 24 octobre lors d’une cérémonie à Olympie, en Grèce. C'est la dernière étape d’un rite qui maintient le lien entre les Jeux de l’Antiquité et les Jeux modernes.

Partie intégrante du compte à rebours des Jeux Olympiques, l'allumage de la flamme olympique à Olympie est une cérémonie qui revêt une grande importance symbolique, car elle relie solidement les versions antique et moderne des Jeux.

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Les Jeux de l’ère moderne, dont la première édition a eu lieu à Athènes en 1896, ont cependant mis un certain temps avant de retourner sur le site qui abritait les Jeux de l’Antiquité.

Il a même fallu attendre Amsterdam 1928 pour que la flamme apparaisse à notre époque : elle a été allumée pour l’occasion au sommet d’une tour surplombant le stade olympique, site des épreuves d’athlétisme.

La flamme était encore présente quatre ans plus tard à Los Angeles, mais cette fois, elle avait été allumée au-dessus de l’entrée du stade olympique.

Dans les mois qui ont précédé Berlin 1936, il fut décidé de ramener la cérémonie à ses racines à Olympie, où la flamme a été allumée depuis pour chaque édition des Jeux Olympiques d’été.

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Cette décision coïncidait avec la création du relais de la flamme olympique, imaginé par le professeur d’université et théoricien du sport Carl Diem. Secrétaire général du comité d’organisation des Jeux de la XIe Olympiade, Carl Diem avait puisé son inspiration dans les courses aux flambeaux organisées dans la Grèce antique.

Depuis, cette tradition a été entérinée dans la Règle 13 de la Charte olympique qui stipule : « La flamme olympique est la flamme qui est allumée à Olympie sous l’autorité du CIO ».

La responsabilité de l’organisation de la cérémonie proprement dite a toujours incombé au Comité Olympique Hellénique (HOC), qui gère également le transport ultérieur de la flamme par des coureurs jusqu’au stade panathénaïque d’Athènes, l’un des sites des Jeux de 1896.

Comme c’était le cas dans l’Antiquité – une tradition qui perdure aujourd’hui - la flamme olympique de Berlin 1936 a été allumée à l’aide d’un miroir parabolique réfléchissant les rayons du soleil, une méthode éprouvée par le temps qui garantit la pureté de la flamme.

Le baron Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux Olympiques modernes, assistait à cette cérémonie inaugurale et il a souhaité bonne chance aux porteurs de la torche pour leur périple.

C’est également en 1936 que la flamme a brillé pour la première fois aux Jeux Olympiques d’hiver, organisés en février de cette année-là à Garmisch-Partenkirchen. Elle a toutefois été allumée sur le site des Jeux et non à Olympie, comme cela sera à nouveau le cas en Saint Moritz 1948.

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Considéré comme le berceau du slalom et du saut à ski, Morgedal en Norvège a été le site où la flamme a été allumée pour Oslo 1952, année où a été organisé le premier relais de la flamme des Jeux Olympiques d’hiver.

Le village norvégien rafla de nouveau les honneurs pour Squaw Valley 1960, prenant le relais du HOC qui n’avait pas pu organiser de cérémonie à Olympie, faute de temps. Les deux fois, la flamme a été allumée dans l’âtre de la maison de Sondre Norheim, figure de légende du ski norvégien du XIXe siècle.

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De la même manière, la flamme des Jeux de Cortina d’Ampezzo en 1956 a été allumée à Rome, sur les marches du temple de Jupiter situé sur la colline du Capitole. Cette cérémonie a toutefois été symboliquement rattachée au passé, puisqu’un tripode a été envoyé d’Olympie jusqu’à la capitale italienne spécialement pour l’occasion.

Et lorsque les Jeux Olympiques d’hiver sont arrivés à Innsbruck, en 1964, Olympie fut sacrée comme seul site pour l’allumage de la flamme, une mission solennelle qui va être à nouveau remplie dans la perspective de PyeongChang 2018.

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