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Ochirsukh Adiyabaatar MGL Jon Buckle/YIS/IOC
Date
12 févr. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , Actu CIO , JOJ , Actu CIO

L’extraordinaire voyage d’Ochirsukh Adiyabaatar


De son enfance urbaine en Mongolie jusqu’aux pistes de neige Lillehammer, Ochirsukh Adiyabaatar a vécu le plus improbable des voyages. Il a grandi dans un pays où le Basket-ball, les arts martiaux et l’équitation sont au sommet de l’affiche. Il a choisi une discipline, le ski de fond, quasiment absente de la conscience nationale !

Athletes practising on the Cross-Country Skiiing course at Birkerbeineren Al Tielemans/YIS/IOC

Il n’est pas aisé de s’entraîner pour l’athlète de 17 ans qui a reçu un bon de sortie de son lycée pour voyager jusqu’en Scandinavie. « à Erdenet, la troisième ville de Mongolie où j’habite, il n’y a pas de neige. Je dois parcourir 240 km vers Ulan-Bator pour en trouver. Sinon, je m’entraîne juste en courant, ce qui me maintient en forme, mais cela ne sert pas à grand chose pour ce qui est de la pratique du ski de fond. Je n’ai pas de machine d’exercice à ski ou quoi que ce soit du genre, mais je reste un bon coureur, et j’ai remporté une médaille de bronze dans une compétition nationale en Mongolie ».

« Je suis certain que je vais me faire plaisir »>

Pour Adiyabaatar, se retrouver à l’entraînement sur les pistes de Lillehammer a été un véritable choc : « En Mongolie, les montagnes sont quasiment plates, elles ne sont pas vallonnées comme ici en Norvège. C’est vraiment difficile pour moi de m’entraîner ici. Je n’ai jamais rien vu de pareil ! ».

« Je suis tombé plusieurs fois à cause de toutes ces ces montées et descentes, j’ai perdu l’équilibre. Mais je commence à m’y habituer. C’est un parcours qui convient aux athlètes grands et forts, et je suis assez petit. Alors je vais m’entraîner à fond cette semaine, car sinon, je risque d’avoir beaucoup de mal en compétition. Dans cette partie du monde, le ski est particulièrement compétitif, vraiment très courant. Les Norvégiens grandissent sur les skis et les utilisent pour se déplacer partout. Il y a de grands athlètes ici, mais je suis certain que je vais me faire plaisir ! »

Athletes practising on the Cross-Country Skiiing course at Birkerbeineren Al Tielemans/YIS/IOC

Adiyabaatar, ne va certes pas se battre pour le podium à Lillehammer, mais il est conscient de l’importance de son rôle pour son sport et pour son pays.

« De plus en plus de Mongols s’intéressent au ski de fond »

« J’aime penser que je représente la Mongolie en ski ici, pour démonter que les sports d’hiver sont quelque chose que nous pouvons pratiquer. Je représente également ma discipline en Mongolie, en expliquant aux gens que c’est une magnifique activité qui vous maintient en grande forme. De plus en plus de gens s’intéressent au ski de fond à la maison, et de plus en plus de jeunes athlètes apprennent à skier », explique Adiyabaatar.

La délégation mongole à Lillehammer, arrivée via Moscou, est constituée de seulement deux athlètes, deux entraîneurs, et le secrétaire de leur Fédération. « C’est génial. J’adore le Village et je me suis déjà fait des amis ! Les miens, à la maison, n’arrivent pas à y croire. Ils me disent « Mec, tu visites le Monde ! » et me demandent de prendre des photos pour eux. La plupart d’entre-eux ne sont jamais sortis de Mongolie ».

« Pour m’entraîner, je ne mange que des légumes, et spécialement des carottes »

Reste juste un tout petit problème pour l’athlète pratiquant un sport quasi inconnu dans une ville sans neige et qui dû a surmonter tant de difficultés. « Je dois beaucoup manger, mais j’essaye d’éviter la viande. Les Mongols en mangent tellement, et les Norvégiens aussi ! Mais je pense que c’est mauvais pour vous, donc, je m’en tiens aux légumes pour l’entraînement, et j’aime particulièrement les carottes ».

Écrit par YIS/IOC Nick Moore

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