skip to content
Date
12 juil. 1924
Tags
Paris 1924

L'éclectique et talentueux Osborn réalise un doublé unique

Les Jeux Olympiques de 1924 à Paris sont probablement ceux dont le souvenir subsiste le plus et ce pour deux raisons : les exploits des athlètes que raconte le film primé les Chariots de feu et les prouesses à couper le souffle de Paavo Nurmi, la mécanique de course finlandaise.

 


Un autre concurrent, cependant, athlète complet américain cette fois-ci aurait pu lui aussi repartir des Jeux en estimant qu’il avait laissé une impression indélébile lors d’une épreuve d’athlétisme olympique.

Adolescent, Harold Osborn avait eu les yeux gravement touchés par une maladie, ce qui lui rendit difficile par la suite l’évaluation des distances et porta de ce fait un coup à sa carrière d’athlète.

Ce handicap rendit d’autant plus surprenant son succès ultérieur dans le décathlon, ce sport multidisciplinaire qui exige compétences, précision et qui également met à l’épreuve l’endurance et la vélocité.

Pour un athlète dont les capacités de vision des objets sont réduites, on ne peut concevoir épreuve plus ardue à remporter que le saut en hauteur.

Élevé dans une ferme de l’Illinois au sein d’une famille férue d’athlétisme, Osborn avait toujours été encouragé à sauter, courir, bondir plus loin et plus vite que ses camarades de classe.

Il arriva à Paris après une carrière sportive de collège brillante et le titre de favori dans le saut en hauteur même s’il demeurait un parfait inconnu dans le champ du décathlon.

Le saut en hauteur se transforma en une singulière performance de virtuose. Il passa toutes les hauteurs en s’en tenant à des courses d’appel exactement mesurées qui l’aidèrent à évaluer le moment précis où il devait s’élancer. Avec une pirouette des bras et jambes, il établit un record olympique à 1,98 m qui devait se maintenir jusqu’à Berlin douze ans plus tard.

Ensuite dans la semaine, il se présenta au décathlon, ultime test olympique, qui se déroula sur deux jours aussi caniculaires qu’exténuants. Osborn demeura dans le sillage de son compatriote américain Emerson Norton grâce principalement à un saut à la perche à 3,80 m.

Mais dans le javelot, l’avant-dernière épreuve, le bras que Norton utilisait pour lancer lui fit défaut et Osborn termina 40 secondes devant Norton dans le 1 500 m, terme de la compétition, ce qui lui assura l’or avec un record du monde de 7,710.775 points. À ce jour, il demeure le seul athlète à avoir remporté le décathlon et une épreuve individuelle à la même édition des Jeux.

Tags Paris 1924
back to top