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Beijing 2022

L'avenir tend les bras à l'équipe chinoise de saut à ski

Au cours du cycle olympique menant aux Jeux d'hiver de Beijing 2022, la Chine prépare ses équipes de saut à ski avec de jeunes athlètes au fort potentiel. Tout est fait pour les amener au meilleur niveau et, dans une vision à long terme, pour créer une véritable culture de ce sport dans un pays où les disciplines hivernales sont en plein essor. 


En saut à ski, la Chine n'a pour le moment participé qu'à deux éditions des Jeux Olympiques : à Turin en 2006, avec une équipe de quatre athlètes, dont Li Yang qui s'est qualifié pour la finale individuelle sur tremplin normal où il s'est classé 44e, et à PyeongChang en 2018, où seule était présente Chang Xinyue qui a pris une prometteuse 20e place dans l'épreuve féminine. À 24 ans, elle détient le record national hommes et femmes confondus avec un bond à 125 m réalisé sur le tremplin de Lillehammer et dispute la Coupe du monde depuis la saison 2012-2013. Elle a marqué ses premiers points lors de l'exercice 2017-2018 et continue à progresser. 

Ce grand pays sportif et olympique, qui a brillé aux Jeux d'hiver en patinage de vitesse sur piste courte (le sport n°1 avec 33 médailles dont 10 titres), en ski acrobatique, patinage artistique et de vitesse, snowboard et curling, n'a pas pour le moment de culture du saut à ski. Mais les choses sont en train de rapidement changer. De nombreux espoirs se préparent pour Beijing 2022 avec la ferme intention de marquer l'histoire, et tout est mis en œuvre pour qu'ils y parviennent. 

Ainsi, souvent venus d'autres sports, talents bruts à polir, les sauteurs à ski chinois sont allés s'entraîner en Norvège où, comme le dit Clas Brede Braathen, patron de la fédération norvégienne de saut à ski, en parlant de ces athlètes âgés de 15 à 20 ans : "Certains ont un potentiel physique plus que suffisant pour devenir n°1 dans le monde, mais avant cela, ils ont besoin de faire du saut à ski !" Il explique également : "Nous croyons en eux et je suis persuadé qu'ils peuvent devenir des athlètes olympiques, et plus important encore, qu'une culture du saut à ski peut se développer pour le peuple chinois. Ce serait fantastique." 

Chang Xinyue Getty Images


Les tremplins de l'avenir 

Lors des XXIVe Jeux d'hiver, les tremplins de saut à ski seront situés dans la zone montagneuse de Zhangjiakou, province du Hebei, à environ 160 km au nord-ouest de Beijing. Le site des sports de neige qui accueillera aussi le ski acrobatique, le snowboard, le biathlon et toutes les disciplines du ski nordique sera accessible par une ligne de train à grande vitesse. Les tremplins du Centre nordique de Kuyangshu y sont en phase d'achèvement.

En attendant, c'est dans la station de Beidahu, qui dispose d'un K50 et d'un K90 et de toutes les installations nécessaires à l'entraînement, que les deux meilleures Chinoises, Li Xueyao et Chang Xinyue, font leurs gammes. Chang était originellement une patineuse de vitesse sur piste courte et s'est dirigée vers le saut à ski au début des années 2010. Elle raconte qu'elle a tout d'abord dû perdre beaucoup de poids ! "Il n'est pas trop tôt pour parler des Jeux de Beijing 2022", dit-elle. "Mon but est de me qualifier et d'être présente sur le terrain de jeu avec toute l'équipe." 

"La nouvelle équipe féminine chinoise de saut à ski a commencé à s'entraîner en mai 2018", explique Wang Jianxun, l'entraîneur en chef. "Nous allons nous préparer à fond pour Beijing 2022. Le but de toute l'équipe est d'y concourir et de tenter d'y donner le meilleur". Ce ne sera sans doute qu'un début, les tremplins olympiques étant ensuite destinés à devenir un centre d'entraînement, tandis que l'engouement suscité par les Jeux d'hiver fera à n'en pas douter naître de nouvelles vocations.

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