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Date
08 août 2017
Tags
Rio 2016 , Actualités Olympiques

Rio 2016 - Jour 3 : L’Australie écrit une page de l’histoire olympique

Revivez sur olympic.org la troisième journée des Jeux Olympiques de Rio, le lundi 8 août 2016. Elle est marquée par la victoire de l’équipe féminine australienne de rugby à sept en finale face à la Nouvelle-Zélande pour le retour triomphal du ballon ovale aux Jeux après 92 ans d’absence. Kohei Uchimura et le Japon s’imposent dans le concours général par équipes de gymnastique artistique. Les exploits se multiplient dans le bassin olympique de natation, et la judoka carioca Rafaela Silva fait chavirer tout le Brésil de bonheur.

Les Australiennes écrivent l’histoire du rugby olympique !

92 ans après la dernière finale olympique de rugby (à XV, à Paris en 1924), et pour le premier tournoi à sept et la première compétition féminine de ce sport aux Jeux, l’équipe d’Australie s’impose en finale face à celle de Nouvelle-Zélande sur la pelouse de Deodoro. Au terme de trois superbes journées de compétition, mieux organisées collectivement et surtout d'une impeccable justesse technique, les Australiennes font méthodiquement plier les Néo-Zélandaises, qui ouvrent pourtant le score. L’Australie marque quatre essais par Charlotte Caslick et la très rapide Ellia Green en première mi-temps, puis Evania Pelite et Emma Tonagato dans le deuxième acte de dix minutes pour une victoire historique, 24-17. Le sacre des Australiennes offre une superbe promotion au ballon ovale sur l'île-continent, mais aussi beaucoup plus largement, grâce aux projecteurs de la grande scène olympique. "C'est incroyable, je suis si fière", exulte la capitaine Shannon Parry. Le Canada Canada prend la médaille de bronze en battant le sept britannique (33-10).

Kohei Uchimura étend son règne
Le Japon, deux fois deuxième derrière la Chine (2008 et 2012), lui ravit son titre olympique à Rio, et le "roi" Kohei Uchimura réussit enfin son pari de remporter un titre par équipes à une édition des Jeux en gymnastique artistique messieurs ! La Russie prend la médaille d’argent et la Chine termine en bronze. La compétition reste indécise jusqu’au bout, les Japonais faisant la différence au sol, lors de l’ultime rotation. "Notre équipe a enfin remporté l’or. Gagner aux Jeux Olympiques, c’est incroyablement difficile et c’est ce que j’ai réalisé. Etant donné que ce sont les Jeux, je suis extrêmement satisfait de cette victoire", déclare Kohei Uchimura, prêt à défendre son titre individuel du concours général.

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King, Hosszu, Sun et Murphy héros de la soirée au stade olympique aquatique

La "Dame de fer" hongroise, Katinka Hosszu, poursuit son festival à Rio en s’imposant en finale du 100 m dos au lendemain de sa victoire et de son record du monde du 400 m quatre nages. La jeune Américaine Lilly King, 19 ans, réussit ses premiers Jeux. Sur 100 m brasse, elle contient jusqu’au bout la Russe Yulia Efimova et s’adjuge l’or en 1:04.93 avec 57/100e d’avance. "C’est de la folie ce soir. Ma vie change instantanément. Je suis une médaillée d’or, c’est toujours ce que j’ai voulu être et c’est un sentiment incroyable !", note-t-elle. Après avoir été dépossédé de son titre du 400 m nage libre 48 h plus tôt, le Chinois Sun Yang remporte la finale du 200 m nage libre en 1:44.65 devant le Sud-Africain’s Chad le Clos, tandis que l’Américain Ryan Murphy prend l’or sur 100 m dos avec un chrono de valeur mondiale (51.97). Michael Phelps, lui, poursuit son chemin en se qualifiant pour la finale du 200 m papillon, sa compatriote Katie Ledeckyen fait de même pour celle du 200 m nage libre.

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Rafaela Silva ouvre le compteur du Brésil, Shohei Ono lave l’honneur du Japon

La judoka carioca Rafaela Silva, originaire d'une favela, fait chavirer le Brésil de bonheur en décrochant à domicile le titre des -57 kg, la première médaille d'or du pays hôte de ces Jeux. " Que quelqu'un comme moi qui vient de la Cité de Dieu (célèbre favela de Rio) et a commencé le judo à cinq ans comme une plaisanterie devienne championne olympique, c'est inexplicable," réagit Rafaela Silva. "Si tous les enfants brésiliens ont un rêve, ils doivent avant tout penser qu'il se réalisera. Je dédie cette médaille au peuple brésilien." Âgée de 24 ans, Silva domine en finale la Mongole Sumiya Dorjsuren, numéro un mondiale, en marquant un waza-ari au bout d'une minute et en tenant son avantage jusqu'au bout avec le soutien de son bouillant public. Le public de l’Arena Carioca 2 assiste également à la belle victoire du Japonais Shohei Ono dans la catégorie des -73 kg, effaçant le fiasco nippon subi en 2012 sur les tatamis de Londres où son pays n'avait décroché aucun titre en judo chez les messsieurs. Ono, âgé de 24 ans, s’impose en finale face à l'Azerbaïdjanais Rustam Orujov , qu'il expédie d'un splendide ippon.

Chen Aisen et Lin Yue impériaux au plongeon 10 m synchronisé

Sur le plongeoir de la piscine Marie Lenk, Chen et Lin mènent dès le départ de la finale disputée en six rotations et ne cèdent jamais les commandes. Ils scellent définitivement leur victoire à leur cinquième plongeon avec quatre tours et demi en saut périlleux carpé frontal qui leur vaut des 9.5 et des 10 de la part de juges ébahis. Le duo chinois termine avec une confortable avance de 39.87 points sur les médaillés d’argent américains David Boudia et Steele Johnson, alors que la paire britannique composée de Tom Daley et Daniel Goodfellow prend la troisième place. Avec cette victoire, Lin devient le premier plongeur à gagner deux titres au synchronisé 10m. Il s’était imposé avec Huo Liang à Beijing en 2008.

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Yana Egorian triomphe au sabre dans une finale 100% russe

Dans la compétition de sabre dames, sur la piste aux étoiles de l’Arena Carioca 3, les deux coéquipières russes Yana Egorian et Sofya Velikaya tracent leur chemin jusqu’à la finale. C’est la plus jeune et la moins expérimentée qui l’emporte. Velikaïa, championne du monde 2015 et numéro un mondiale, prend vite l'avantage, avant de marquer un peu le pas juste avant la pause (8-5). Egorian, 22 ans, parvient ensuite à revenir à égalité (8-8) et à inquiéter la numéro un mondiale, à 12-12 puis 13-13 et enfin au bout du suspense (14-14), avant d'emporter la touche décisive et d’exploser de joie. "C’est la plus grande victoire dans la vie ! C’est quelque chose que tout le monde veut accomplir", s’exclame alors Yana Egorian.

Campriani et Glasnovic tireurs d’élite !

Médaillé d’argent à la carabine 10 m à Londres en 2012, l’Italien Niccolo Campriani, connaît la réussite à sa troisième tentative aux Jeux. Il commence son concours doucement, s’installant en tête alors qu’il ne reste plus que trois tireurs en lice et cinq tirs à effectuer dans le stand de tir couvert. En finale face à l’Ukrainien Serhiy Kulish, Campriani réussit un 10.6, puis un 10.7 pour battre son adversaire d’1.5 point avec un record olympique en finale de 206.1. En trap masculin, le Croate Josip Glasnovic et l’Italien Giovanni Pellielo s’affrontent en tir de barrage après s’être retrouvés à 13 partout (deux plateaux manqués sur quinze) dans leur duel final. Glasnovic réussit à garder son calme et s’impose 4-3. "Je me suis juste concentré sur les plateaux, j’ai fait simple" explique Glasnovic après sa victoire.

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Un doublé des Thaïlandaises en haltérophilie et un champion colombien très ému

La Thaïlandaise Sukanya Srisurat remporte le titre olympique des 58 kg en haltérophilie devant sa compatriote Pimsiri Sirikaew, pour apporter la troisième médaille dans la discipline à son pays à Rio. Elle totalise 240 kg (110 kg à l'arraché et 130 kg à l'épaulé-jeté), battant Pimsiri de huit kilos. L’haltérophile du Chinese Taipei Hsing-Chun Kuo prend la médaille de bronze. Le Colombien médaillé d’or dans la discipline chez les hommes. Figueroa, âgé de 33 ans, se met à genoux et commence à pleurer sitôt le titre olympique acquis avec un total de 318 kg. Il prend la tête du concours en arrachant 142 kg (tentant ensuite sans succès de soulever 145 kg) et parachève sa victoire avec 176 kg à l’épaulé-jeté, essayant là aussi de faire mieux avec trois tentatives au poids record de 179 kg. L'Indonésien Eko Yuli Irawan prend la médaille d'argent (142kg + 170 kg pour un total inférieur de 6 kg) et le Kazakh Farkhad Kharki le bronze (135 kg + 170 kg pour totaliser 305 kg).

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