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Tokyo 2020

L’ascension de l’escalade se poursuit

Les premiers Jeux mondiaux de plage organisés à Doha en octobre 2019 ont permis de mettre en lumière l’escalade qui fera son entrée au programme olympique des Jeux de Tokyo 2020 sous la forme d’un combiné des trois disciplines : vitesse, bloc et difficulté. Découverte avec la Suissesse Petra Klingler, championne du monde de bloc en 2016.

Lors des premiers Jeux mondiaux de plage à Doha, ce sont les Japonais Miho Nonaka et Kai Harada qui ont remporté les deux médailles d’or mises en jeu dans les épreuves d’escalade de bloc, révélant ainsi les grandes ambitions du Japon pour la première apparition de cette discipline au programme des Jeux Olympiques de 2020. "Ils sont forts, c’est sûr", analyse la Suissesse Petra Klingler, médaillée d’argent à Doha. Mais ils ne sont pas imbattables. Ce sont eux qui auront la pression. Nous sommes dans la position du chasseur."

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Le rêve olympique

Pour cette première olympique à Tokyo, l’escalade attribuera deux médailles d’or (une chez les hommes et une chez les femmes) avec une formule assez nouvelle : 20 concurrents disputeront un combiné des trois disciplines traditionnelles que sont la vitesse, le bloc et la difficulté. Petra Klingler a assuré sa place aux Jeux lors des Championnats du monde de 2019.

"C’est incroyable et cela me donne du temps pour récupérer d’une saison stressante", explique-t-elle. "C’est complètement fou de pouvoir participer aux Jeux. Ce n’était même pas un rêve quand j’ai commencé l’escalade avec mes parents et mes grands-parents. Ensuite, j’en ai entendu parler et puis c’est devenu un but. C’est incroyable."        

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Vitesse-Bloc-Difficulté

La Fédération Internationale (International Federation of Sport Climbing) a choisi de proposer une compétition combinée de trois épreuves. "Cela me convient parfaitement", reconnaît Petra Klingler. "J’ai toujours pratiqué les trois disciplines même si je suis plus forte en bloc. Je pratique même l’escalade sur glace pendant l’hiver."

À Tokyo, sur le site d’Aomi, les concurrents enchaîneront les trois disciplines dans l’ordre suivant : vitesse, bloc et difficulté, comme l’explique Christophe Billon, délégué technique pour les Jeux de plage de Doha 2019 et pour les Jeux Olympiques de 2020.

-La vitesse : les parcours de vitesse sont toujours les mêmes dans toutes les compétitions. Les murs font 15 m de haut et sont inclinés à 5° avec une vingtaine de prises. Le record du monde est de 5’’48 pour les hommes et de 6’’99 pour les femmes. Les grimpeurs s’affrontent en duels.

-Le bloc : les parcours sont très courts avec des tapis de réception. Il y a trois blocs à escalader en finale (quatre en qualification) avec des dévers allant jusqu’à 30° d’inclinaison. L’objectif est d’atteindre le sommet en moins de tentatives possibles. Le temps est limité à 4 minutes par bloc (5 minutes en qualification) et les grimpeurs découvrent le parcours au dernier moment. Chacun trouve sa propre méthode pour aller au sommet.

-La difficulté : le mur fait 15 m de haut avec 9 à 10 m de dévers. La voie est construite par des ouvreurs qui essaient de trouver des difficultés variées. Le grimpeur n’a qu’une seule tentative pour aller au sommet et l’objectif est d’aller le plus haut possible. En cas d’égalité, les grimpeurs sont départagés au temps.

-Le combiné sera un total de points avec les places obtenues multipliées entre elles (exemple : 1e en vitesse, 3e en bloc, 5e en difficulté se calcule 1 x 3 x 5 = 15 points) pour privilégier la place de 1er par rapport à la régularité.

Priorité aux Jeux

Pour Petra Klingler, l’aventure olympique est désormais sa priorité n°1 même si elle débute aussi, en 2019, sa carrière professionnelle. "J’ai été engagée par une compagnie aérienne pour rejoindre son équipe marketing ", explique cette diplômée en sport et psychologie de l’Université de Berne. "Mais ils comprennent parfaitement mon projet sportif et ils vont m’aider pour aménager mes horaires en fonction de l’entraînement. Après les Jeux, je pourrai accorder plus de temps à mon job. C’est important pour moi d’avoir ce double projet, cela me permet de m’aérer la tête."

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