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Date
28 août 2004
Tags
Athènes 2004 , Actu CIO

L’Argentine met un terme au rêve américain

Les États-Unis ont gagné le titre olympique lors des trois dernières éditions des Jeux et nombreux sont ceux qui estiment qu’une quatrième médaille d’or consécutive est d’ores et déjà acquise.


Toutefois, l’équipe américaine mise sur pied pour Athènes n’est pas aussi forte que les précédentes. Malgré la présence de noms ronflants comme celui de LeBron James, l’équipe est dans l’ensemble plus jeune et moins expérimentée qu’attendu. Cela dit, les États-Unis ont remporté 109 de leurs 111 derniers matches aux Jeux et ne se sont inclinés que deux fois depuis 1936, à chaque fois contre l’Union soviétique. Mais d’un autre côté, ce n’est pas une fois ni deux qu’ils ont perdu aux Championnats du monde de 2002, mais trois fois. Et comme pour accentuer leurs nouvelles failles, les Américains s’inclinent devant l’Italie lors d’un match de préparation à la veille des Jeux. Néanmoins, leurs supporters espèrent qu’ils retrouveront leur basket une fois la compétition lancée.

Tout excès d’optimisme est toutefois totalement balayé dès leur premier match. Les sans-grade de Porto Rico se paient en effet la peau de l’ours américain 92-73, causant une gigantesque surprise. Il est désormais évident que les Américains n’ont pas mis le pied sur le frein lors de leur préparation olympique, mais qu’ils ont tout simplement joué très loin de leur meilleur niveau.

Les Américains se reprennent légèrement lors de leur match suivant en dominant les hôtes grecs 77-71, avant de s’imposer de dix points contre l’Australie. Ils doivent ensuite affronter une vieille connaissance, la Lituanie, qui a été à deux doigts de les battre quatre ans plus tôt. Les Lituaniens réussissent cette fois leur coup en infligeant aux Américains leur deuxième défaite du tournoi, même si cela n’est finalement qu’une demi-surprise.

Les Américains parviennent néanmoins à passer l’écueil de la phase de poules, avant de battre l’Espagne lors d’un quart de finale augurant que le bout du tunnel est peut-être proche. Peut-être, car en demi-finale ils retrouvent l’Argentine, cette même équipe qui les a expédiés au tapis lors de leur première rencontre des Championnats du monde de 2002.

Si les Américains montrent qu’ils progressent au fil des tours, leur adversaire du jour est pétri de classe et sent qu’il a un nouveau coup mémorable à jouer. À la mi-temps, les Sud-Américains mènent d’ailleurs de cinq points et ils appuient sur l’accélérateur pour compter 13 points d’avance à l’issue du troisième quart-temps. Les Américains parviennent à réduire légèrement l’écart, mais ils ne peuvent empêcher l’Argentine de s’imposer finalement 89-81. L’ère de l’hégémonie des grands maîtres américains sur l’échiquier olympique est bel et bien terminée.

La finale qui oppose des Argentins radieux à l’Italie est très serrée. Les deux équipes se rendent panier pour panier et si l’Argentine mène en début de rencontre, elle est bien vite rejointe par l’Italie qui lui tient la dragée haute. Il faudra deux paniers à trois points d’Alejandro Monteccio dans les dernières minutes pour que l’Argentine prenne un avantage décisif et s’envole vers la victoire 84-69. Après avoir humilié les tenants du titre olympique, l’Argentine obtient une victoire bien méritée célébrée avec une ferveur sans limites.

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