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Date
28 oct. 2011
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Actu CIO

L’appel de Londres


À moins d’un an des jeux, avec le parc olympique qui s’achève et le programme des épreuves tests qui a commencé, le compte à rebours des jeux olympiques à londres en 2012 a démarré. Jack leather nous fait faire le tour des préparatifs tandis que certainvs des lieux les plus célèbres de la capitale britannique font l’objet d’une transformation spectaculaire et qu’un pays fou de sport s'apprête avec enthousiasme à remplir ses devoirs d’hôte pour une troisième occasion historique.

Londres 2012 approche à grand pas.  À moins de 12 mois de l’ouverture, la mobilisation s’amplifie chez les Londoniens, la famille olympique et les fans de sport du monde entier. Les délais sont respectés et le parc olympique prend la forme du complexe sportif destiné aux générations à venir. Tandis que les athlètes et les fans attendent avec impatience cette manifestation, l’East End de Londres est prêt pour une transformation que seule une manifestation comme les Jeux Olympiques pouvait leur apporter.

Ce n’est pas la première fois que les Jeux viennent à Londres. Après ceux de 1908 et de 1948, Londres sera la première ville à les accueillir une troisième fois. Certes, ceux de 2012 seront les seuls à avoir pu être préparés correctement. En 1908, les organisateurs eurent moins de deux ans pour s’apprêter après que l’éruption du Vésuve eut mis un terme aux plans d’accueil prévus par l’Italie. Ceci n’empêcha pas le charismatique Lord Desborough, président de la British Olympic Association (CNO britannique), de concevoir les Jeux Olympiques les plus longs, étalés sur six mois, avec pour la première et la dernière fois au programme rien moins que le jeu de paume, les raquettes et les courses de bateaux à moteur.

Londres organisa les Jeux de 1948, de nouveau dans des circonstances difficiles, après l’interruption de 12 ans provoquée par la Seconde Guerre mondiale. Durement éprouvée par le conflit, la Grande-Bretagne organisa une manifestation connue comme les «Jeux de l’austérité». Mais selon l’un des organisateurs, ils ne manquèrent pas de renforcer le moral de la population et chacun y mit la main à la pâte.

Le président du CIO Jacques Rogge est prompt à reconnaître le rôle que Londres a joué dans l’histoire des Jeux. «Il s’agit d’accomplissements remarquables, dit-il. Le Mouvement olympique lui doit énormément.»

Les Jeux de 2012 lui ont été attribués en 2005. Elle a ainsi bénéficié de sept ans pour se préparer et a parfaitement bien profité de ce délai. Nulle part ailleurs des progrès aussi remarquables ont été aussi évidents que sur le stade olympique lui-même. En mars, le dernier carré de pelouse a été placé sur le terrain, marquant ainsi l’achèvement de l’équipement, respectant les délais et le budget.

Ailleurs dans le parc olympique, les nouveaux sites de basketball et de BMX ont accueilli les premières épreuves tests. Le stade de handball et le vélodrome, spécialement construits pour les Jeux, sont aussi prêts.

La commission de coordination du CIO pour Londres 2012 s’y est désormais rendue à huit reprises pour évaluer les progrès réalisés. Sa récente visite en avril dernier a porté sur le stade olympique, le vélodrome et le village des athlètes. «Nous sommes très positifs, Londres est en excellente position pour démarrer ses épreuves tests, a déclaré Denis Oswald, président de la commission. Le comité d’organisation va maintenant étudier sa planification et s’assurer que les réalités sur le terrain corroborent ses prévisions.»

Concepts et technologies de pointe sont au rendez-vous pour produire les nouveaux sites et transformer ceux déjà existants. En juin, la livraison en moins de deux ans de l’arène de basketball de 12 000 places en est un exemple. Cette superstructure de 1 000 tonnes d’acier enveloppée dans une membrane de
20 000 m2 de PVC recyclable est l’un des plus vastes équipements temporaires olympiques jamais mis en place.

Sebastian Coe, président du comité d’organisation de Londres 2012 (LOCOG) garantit que les athlètes sont définitivement au cœur de chaque élément des Jeux: «Nous faisons tout pour qu’ils disposent de tout le nécessaire pour réaliser leurs meilleures performances et que le spectacle sportif soit celui que le public est en droit d’attendre.» C’est pourquoi le village des athlètes est situé si près du parc olympique et à quelques pas du service de navettes pour le centre de Londres.

Le comité des athlètes de Londres 2012, présidé par le champion britannique de triple saut Jonathan Edwards, prend aussi une part très active aux préparatifs en s’assurant que Londres 2012 offre aux athlètes la meilleure expérience possible. Sa tâche va jusqu’à tester la nourriture et les lits du village olympique pour que tout soit parfait.

Tout en attendant avec impatience l’achèvement des sites, les organisateurs vont aussi avoir la chance inouïe de transformer en scène sportive des lieux historiques et autres établissements culturels célèbres. «Qu’il s’agisse de Horse Guards Parade, du palais de Hampton Court ou du Mall, souligne le président du CIO, ces lieux emblématiques offriront un «décor» à des milliards de spectateurs dans le monde entier, qui ajoutera de la magie à l’atmosphère unique que seuls les Jeux peuvent créer.»

L’est de Londres a subi une transformation majeure pour ces Jeux, ouvrant des perspectives favorables à la population locale. La construction du parc olympique a généré des milliers d’emplois et le village des athlètes fournira près de 3 000 logements après les Jeux de 2012.

«Nous voulons que les Jeux laissent un héritage social, économique et sportif et j’espère que les jeunes de l’est de Londres en tireront le maximum», explique Sebastian Coe.

Avec l’inclusion de la boxe féminine, ces Jeux seront également les premiers où les hommes et les femmes concourront dans les mêmes sports, marquant ainsi fortement le principe d’égalité des sexes.

Les infrastructures de transport londoniennes ont, elles aussi, bénéficié de transformations. Londres 2012 a pour but que tous les spectateurs puissent se rendre aux compétitions en transports publics, à pied ou à vélo.

«Londres a compris que les Jeux pouvaient l’aider à atteindre son objectif de réhabilitation de l’un des quartiers les plus pauvres du pays, et, précise Seb Coe, grâce aux Jeux, la ville a pu y parvenir, puisque la majorité de toutes les livres sterling dépensées en infrastructure a été consacrée au legs.»

Craig Reedie, président de la British Olympic Association (CNO britannique) de 1992 à 2005, précise que le redéveloppement de l’est de Londres tient une part majeure dans la candidature de la ville. «Nous y avons pensé dès 1993 ou 1994. Dès le début, les images d’ordinateur de l’East End de Londres étaient stupéfiantes et nous nous sommes vraiment demandé: «Pourrons-nous faire décoller ce projet? dit-il. Ces promesses tenues sont à mettre au crédit des autorités municipales et des gouvernements successifs qui y ont souscrit.»

À l’approche des Jeux, l’intérêt du pays est sans précédent. Près de deux millions de fans ont fait une demande de billets en Grande-Bretagne lors du premier créneau de vente, mais le statut international de la capitale signifie que les célébrations de 2012 auront une très large portée.

La mobilisation des jeunes est très forte et nombre d’entre eux se sont ralliés au Mouvement olympique par un réseau social. L’un des principaux défis du CIO est de s’assurer que le plus vaste public, et notamment la jeunesse, peut avoir accès aux Jeux. Ainsi le CIO a plus de quatre millions de fans sur Facebook et 135 000 sur Twitter. Londres 2012 en a près de 100 000 sur Twitter et un peu moins de 150 000 ont rejoint le groupe London 2012 sur Facebook.

Quand on lui demande ce dont il aimerait que les jeunes de l’East End se souviennent des Jeux, Craig Reedy déclare: «Je veux qu’ils aient l’occasion d’assister à du grand sport, qu’ils sachent que les yeux du monde seront rivés sur leur partie du monde. Et je veux qu’ils profitent des soirées les plus réjouissantes.»

Outre le public britannique, les plus grandes entreprises nationales et internationales soutiennent les Jeux et ont permis à Londres 2012 de générer plus de GBP 690 millions de financement national.

«Leur rôle est essentiel à la tenue des Jeux, rappelle Sebastian Coe. Nos sponsors et partenaires sont fantastiques. Ils nous aident à diffuser le message de Londres 2012.» Le président Rogge attribue ce succès au fait que le marché a été abordé très tôt. Il ajoute que les intérêts commerciaux mondiaux – 11 partenaires olympiques mondiaux ont passé un contrat pour les Jeux – démontrent la popularité des Jeux.

Londres 2012 ouvrira aussi un nouveau chapitre d’innovations dans la retransmission: les épreuves seront encore plus diffusées en format numérique et donc encore plus disponibles en direct, notamment sur les téléphones et autres tablettes portables.

Le CIO est en piste pour que tous les territoires des 204 Comités Nationaux Olympiques (CNO) puissent regarder les Jeux et, avec le Service de retransmission olympique (OBS), il va produire plus de 3 000 heures de direct sportif.

Célébration sportive et culturelle, les Jeux n’en oublient pas l’environnement pour autant. Le développement durable, au cœur de tous les aspects de la planification, est plus qu’un souci écologique. Pour organiser des Jeux durables, Londres 2012 a pris cinq engagements: minimiser l’empreinte carbone et s’assurer que les équipements pourront respecter l’impact à long terme du changement climatique; tenir des Jeux sans déchets et inspirer de nouvelles pratiques de gestion des ordures sur les sites de compétition et en construction; minimiser l’impact sur la vie sauvage, conserver la biodiversité et créer de nouveaux espaces verts urbains; promouvoir l’accès à tous, célébrer la diversité de Londres et du Royaume-Uni; créer des emplois et des formations et des perspectives commerciales; et inciter la population du pays à pratiquer un sport et à développer des modes de vie actifs, sains et durables.

«Nous voulons profiter des Jeux pour faire savoir qu’il est possible d’organiser de grands projets respectueux de l’environnement», précise Sebastian Coe. Jusqu’à présent, la commission pour des Jeux de 2012 durables, organisme indépendant chargé de vérifier l’aspect durable des Jeux, a toujours soutenu le projet. En avril, Shaun McCarthy son président a déclaré: «Non seulement, les organisateurs [l’Olympic Delivery Authority] ont livré des équipements superbes, mais ils ont respecté des normes de durabilité sans précédent par une méthode rigoureuse à laquelle participaient les équipes et l’encadrement sur place.»

Les Jeux seront verts certes, mais ce ne sera pas la seule couleur visible car l’identité graphique des Jeux de 2012 a été conçue pour attirer le regard! À l’avant-scène, se distinguent Wenlock et Mandeville, les deux mascottes de Londres 2012 qui confèrent une image audacieuse à ces Jeux – qualité reconnue également au logo, dynamique, audacieux et adaptable, que le monde entier reconnaît déjà.

Comme aux Jeux précédents, des pictogrammes originaux figureront sur les sites pour aider le public à s’orienter. Les motifs ont été conçus en consultation avec chaque Fédération Internationale de sport. Ils décrivent avec énergie et précision les disciplines au programme.

La marque Londres 2012 sera appliquée sur toute une gamme de marchandises officielles, ce qui procurera un afflux important de recettes. En avril dernier, Londres 2012 a lancé sa boutique officielle en ligne et une série de 250 produits qui vont des vêtements aux objets de collection et autres pins. Durant les Jeux, des comptoirs sur les sites en proposeront par milliers.

Tandis que les préparatifs entrent dans leur dernière phase, l’enthousiasme prend forme à Londres. Stimulée par une préparation minutieuse, l’emprise des Jeux Olympiques commence à produire son effet.

«Nous avons atteint notre objectif et nous sommes fiers des progrès réalisés depuis six ans, indique Sebastian Coe. En franchissant cette étape majeure, nous voulons dire et montrer à tous que nous serons prêts à accueillir le monde à Londres dans un an.»

 

Faits et chiffres
2012 en chiffres
  • Le parc olympique compte 6 nouveaux sites
  • 34 sites en tout seront utilisés
  • 26 sports olympiques sont au programme
  • La boxe féminine  fera ses débuts olympiques
  • Environ 17 000 athlètes et officiels seront Aux Jeux
  • La cérémonie d’ouverture aura lieu le 27 juillet
  • Une audience potentielle de 4 milliards de personnes pourrait regarder la cérémonie d’ouverture
  • Pendant la phase 1 de la vente des billets au Royaume-Uni, 1,9 million de personnes ont réservé 22,5 millions de billets
  • Le village olympique sera converti en 2 800 nouveaux foyers après les Jeux
  • Le parc olympique incorporera 45 hectares de vie sauvage soit en tout 525 abris d’oiseaux et 150 abris de chauve-souris
  • L’armature en acier du centre international de radiotélévision est Suffisamment vaste pour abriter cinq jumbos jets placés aile à aile
  • Au début de l’année, 12 112 personnes travaillaient dans le parc olympique et le village des athlètes.

 

Le relais de la flamme
Un étendard de lumière

La torche olympique de Londres 2012, dont le prototype a été dévoilé en juin dernier, compte 8 000 cercles perforés, un pour chacun des 8 000 relayeurs qui la porteront à travers le pays durant le relais de la flamme olympique. Il débutera le 19 mai pour s’achever le 27 juillet avec l’allumage de la vasque dans le stade olympique durant la cérémonie d’ouverture. La forme triangulaire de la torche rappelle qu’il s’agit de la troisième édition des Jeux à Londres et signale les trois valeurs olympiques: excellence, amitié et respect. Ses 80 cm de hauteur en font l’une des plus longues de l’histoire olympique, mais son poids (800 g) est aussi l’un des plus légers. Les perforations en limitent le poids et permettent aux spectateurs de voir la flamme, qui s’en échappe au sommet, briller sur les côtés.
«La flamme olympique est l’un des symboles les plus reconnaissables et significatifs des Jeux, rappelle Seb Coe. Dans tout le pays, le public s’emploie déjà à désigner des personnes remarquables à qui elle sera confiée. Que nous ayons pu concevoir, façonner et produire une si belle torche pour qu’elles puissent la transporter m’émerveille littéralement.»

La flamme arrivera de Grèce le 18 mai et le relais débutera à Land’s End en Cornouailles, le point le plus occidental du pays. L’itinéraire de 12 875 km qui durera 70 jours, l’amènera jusqu’à l’archipel des Hébrides extérieures écossaises. Le LOCOG précise que le relais sera toujours à une heure de voiture de 95 % de la population britannique et des milliers de personnes sont attendues pour célébrer son passage, et 66 soirées de spectacles et de concerts seront organisées sur son passage.

«Le parcours de la flamme est l’un des épisodes emblématiques de chaque édition des Jeux», rappelle l’ancien champion olympique de triple saut Jonathan Edwards. «Lorsqu’elle entamera sa course à Land’s End, les yeux du monde seront rivés sur elle et je crois que nous pouvons en être très fiers.»

Denis Oswald
«Londres 2012 voit le sport revenir chez lui»

Denis Oswald, Président de la commission de coordination du CIO pour Londres 2012

Comment évaluez-vous les préparatifs de Londres?

Lorsque Londres a été élue ville hôte des Jeux en 2005, les organisateurs se sont aussitôt mis au travail et ont posé de solides fondations en vue des sept années de préparation à venir. Depuis lors, ils n’ont cessé d’œuvrer à la poursuite de l’excellence et j’ai été impressionné par la qualité de leur travail. Ils sont dans les temps pour tenir des Jeux Olympiques exceptionnels l’an prochain.

Comment décririez-vous Londres en tant que ville hôte?

Londres est une ville hôte olympique très spéciale par bien des points, mais avant tout pour deux raisons. D’abord, son histoire sportive: Londres a déjà accueilli les Jeux à deux reprises et elle est la capitale d’un pays qui a codifié nombre des sports olympiques actuels. Si Athènes 2004 représentait le retour des Jeux chez eux, Londres 2012 voit le sport revenir chez lui. Le deuxième élément majeur c’est le multiculturalisme. En 2012, un athlète, quelle que soit son origine, aura un compatriote vivant à Londres. Par conséquent, l’ambiance dans les stades et dans la ville sera fantastique, avec des fans  venus faire la fête ensemble, de toute la planète. 

Quelles sont les principales difficultés auxquelles les organisateurs sont confrontés?

Je dirais que Londres 2012 est en très bonne posture avant son sprint final. Naturellement, ce qui compte à présent, c’est la minutie du détail de leurs opérations et le regroupement de tous ces petits points en temps voulu. L’une des difficultés récurrentes des Jeux est celle des transports. En effet, vous ne pouvez tester la pression sous laquelle votre système fonctionnera à l’arrivée de milliers de personnes qui assisteront aux Jeux, mais Londres réalise un excellent travail dans ce domaine et je suis convaincu qu’ils font du bon boulot.

Quelles sont les épreuves que vous attendez le plus particulièrement à ces Jeux?

En tant que président de la Fédération Internationale d’aviron, j’attends avec impatience les compétitions des meilleurs rameurs du monde à Eton Dorney! Mais au-delà de mon propre sport, je dirais que la cérémonie d’ouverture est toujours un grand moment pour moi. C’est l’apogée de sept ans d’un dur labeur qui porte ses fruits et c’est toujours un immense spectacle. Il n’en sera pas autrement à Londres. D’un point de vue sportif, je voudrais assister à des compétitions dans le parc olympique qui donneront vie à ce superbe exemple de régénération urbaine, et aussi à des épreuves dans des lieux célèbres de la capitale britannique.

Comment évaluez-vous les installations mises à la disposition des athlètes?

Les installations pour les athlètes sont extraordinaires. Le village olympique est de la plus haute qualité et il offrira à de nombreux athlètes un hébergement à la porte même de leur lieu de compétition. Les sites sont également du meilleur niveau et ils procureront aux athlètes un terrain fantastique propre à engendrer les exploits qui s’inscriront dans l’histoire olympique. 

Quelles sont les réactions des Londoniens vis-à-vis de l’arrivée des Jeux?

Très positives. Lors de notre récente visite avec la commission de coordination, j’ai accompagné Seb Coe dans une visite de Tower Hamlets, l’un des arrondissements où auront lieu les Jeux et la réaction des gens est fabuleuse. Vous ressentez réellement la passion pour les Jeux et les attentes qui ont pris forme au cours des récentes années. Ces Jeux vont changer l’apparence de l’est de Londres et laisseront des héritages superbes à la ville et au pays. Il me semble que les gens sont très fiers de ce qu’ils ont été capables de réaliser et qu’ils accueilleront le monde entier à bras ouverts l’an prochain.

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