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IOC/OIS
Buenos Aires 2018

Kliment Kolesnikov et Andrei Minakov au septième ciel

Le dynamique duo de nageurs russes a largement contribué à la domination de son pays dans la piscine du parc olympique de la jeunesse, avec sept médailles pour chacun des deux participants, dont six en or. Ce qui fait d'eux des athlètes à suivre pour les Jeux de Tokyo 2020. Il en va de même pour la brillante Hongroise Ajna Késely, trois fois titrée en nage libre au centre aquatique de Buenos Aires 2018.


Kliment Kolesnikov et Andrei Minakov ont régné sur les podiums aux JOJ de Buenos Aires 2018. Chacun a remporté six titres et une médaille d'argent tandis que la Russie a accumulé dix-neuf podiums hommes, femmes et mixtes en six jours de compétitions.

S’il n’a pas été surprenant que Kliment Kolesnikov, détenteur du record du monde du 50 m dos (24,00 lors des Championnats d'Europe de Glasgow le 4 août 2018), balaye littéralement les 50 m, 100 m et 200 m dans cette spécialité, Andrei Minakov a ébloui tout le monde par ses performances individuelles, débouchant sur un triptyque doré. Tous deux ont augmenté leur collection de titres avec les relais russes dans toutes les nages et sur toutes les distances.

Au 100 m papillon, Andrei Minakov a signé le meilleur temps de l’histoire de la natation russe pour gagner la médaille d’or en 51,12, ce temps étant de 1,8 seconde plus rapide que le meilleur chrono de la légende américaine Michael Phelps sur la distance au même âge (16 ans). Michael Phelps avait réalisé 52,98 en 2001 et attendu d'avoir 18 ans pour faire mieux que Andrei Minakov (51.10). "Je ne l'ignore pas, mais personne ne peut nous comparer, car Michael Phelps est Michael Phelps et moi, je suis moi", a souligné Andrei Minakov, né le 17 mars 2002, et qui a également remporté le 50 m papillon et le 100 m nage libre hommes.

Andrei Minakov (IOC/OIS)

La prochaine étape pour Andrei Minakov, ce sont les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. "Nous allons y travailler. L'année prochaine, j'essaierai de me qualifier pour les Championnats du monde, pour avoir une idée du niveau chez les seniors, puis je travaillerai pour Tokyo 2020.”

Les chronos supersoniques de Andrei Minakov et de Kliment Kolesnikov dans leurs spécialités respectives ont préparé le terrain pour une Russie dominante dans les relais quatre nages aux prochains Jeux Olympiques. "Nous sommes vraiment chanceux d'avoir des coéquipiers solides", a noté Kliment Kolesnikov, ajoutant qu'il commencera à réfléchir à son programme menant aux Jeux de Tokyo "dans un avenir proche".

L'impressionnant total de la Russie comprend treize médailles individuelles dont neuf en or, et des podiums dans les six relais, dont quatre victoires. Ce bilan est d'autant plus exceptionnel que les différents CNO ne pouvaient inscrire que quatre nageurs et quatre nageuses aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, ce qui les obligeait souvent à se retirer de certaines courses individuelles pour s'aligner dans tous les relais.

Thomas Ceccon (IOC/OIS)

L'Italien Thomas Ceccon a été l'une des autres vedettes des épreuves de natation des JOJ de Buenos Aires 2018 : il a remporté le 50 nage libre masculin, l’argent dans le 50 m dos, s’est qualifié avec le meilleur chrono en demi-finale du 50 m papillon (il a terminé quatrième en finale) et a remporté deux autres médailles en brasse pour l'Italie dans les deux relais quatre nages.

Le Hongrois Kristóf Milák a lui aussi prouvé qu'il était un nageur sur qui il fallait compter chaque fois qu'il a pris le départ. Son programme comprenait sept épreuves et il a remporté quatre médailles individuelles, dont l'or au 200 m et au 400 m nage libre ainsi qu'au 200 m papillon. Andrei Minakov n'en est pas revenu de l'avoir battu dans le 100 m papillon.

Barbora Seemanová (IOC/OIS)
Chez les femmes, Barbora Seemanová et Ajna Késely se couvrent d'or

La Tchèque Barbora Seemanová, 18 ans, a commencé le 9 octobre par s'imposer en finale de la distance reine, le 100 m nage libre. Elle a stoppé le chrono en 54 secondes et 19 centièmes pour devancer la Chinoise Junxuan Yang et la Slovène Neza Klancar. "C'est très important pour moi. Je n’ai pas de mots", a déclaré Barbora Seemanová, ravie. "Je suis championne olympique de la jeunesse et c’est un sentiment incroyable. C’est le moment le plus heureux que j'ai vécu ces huit dernières années." Elle a ensuite réalisé le doublé en s'imposant aussi, et largement sur 50 m nage libre en 25,14. Barbora Seemanová s'est adjugé une troisième médaille en décrochant le bronze dans le 200 m nage libre.

L'héroïne locale, l'Argentine Delfina Narello Pignatiello, a conquis tous les cœurs avec sa médaille d'argent du 800 m nage libre, qu’elle a dédié à sa grand-mère décédée une semaine avant les Jeux. Elle s'est à nouveau classée deuxième dans le 400 m nage libre, les deux fois devancée par la Hongroise Ajna Késely. Cette dernière a même réalisé un magnifique et rarissime triplé en nage libre, en gagnant également le 200 m.

Delfina Narello Pignatiello (IOC/OIS)

La nageuse de Budapest, spécialisée dans la nage libre, possède déjà un palmarès impressionnant : championne du monde junior en titre du 400 m, elle détient pas moins de quinze titres dans les Championnats d'Europe juniors, de 2016 à 2018. Elle s'est également alignée dans l'Euro senior à Glasgow deux mois avant les JOJ, dont elle est repartie avec deux médailles d'argent (400 m et 800 m) et une de bronze (1500 m). Ajna Késely avait 14 ans lorsqu'elle a fait partie de l'équipe hongroise en lice aux Jeux de Rio 2016, nageant sur deux distances sans toutefois atteindre une finale. Il ne fait aucun doute qu'en 2020 à Tokyo, on entendra parler d'elle.

Ajna Késely (IOC/OIS)

L'Australienne Kaylee McKeown s'est pour sa part démarquée en tant que spécialiste du dos avec une médaille d'or au 50 m, une d'argent au 100 m et une de bronze au 200 m. Elle a aussi enlevé la médaille d’argent du relais 4x100 m quatre nages féminin avec ses coéquipières. "Ça n'est pas si souvent que vous pouvez vivre des Jeux Olympiques de la Jeunesse, alors venir ici, être avec l'équipe d'Australie, encourager mes coéquipiers, c'est vraiment quelque chose de spectaculaire que je chérirai toute ma vie", a confié Kaylee McKeown, 17 ans, après sa victoire sur 50 m. Et d'ajouter : "Il s'agit vraiment de qui nage le mieux le jour J. J'adore la natation, elle fait partie de ma vie, et je prends les choses jour après jour".

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